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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 13:58

jane-eyre-1.jpgRésumé de l'éditeur

Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l'Angleterre victorienne et à trouver l'amour... Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foie en son avenir, une intrigue où se succède mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n'est écrit d'avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.

 

Mon avis

 

Le contexte biographique

Jane Eyre est un roman gothique publié en 1847, à l'époque victorienne, sous le sous-titre « une autobiographie » abandonné par la suite et sous le pseudonyme de Currer Bell. Aussi, il m'a semblé utile de rechercher certains éléments biographiques concernant l’auteur, Charlotte Brontë,  romancière britannique, née le 21 avril 1816. « Troisième fille du révérend Patrick Brontë, au sein d'une famille de condition modeste qui compte six enfants, elle bénéficie, comme ses quatre sœurs et son frère, de la présence d'un père qui a poussé ses études classiques jusqu'à l' Université de Cambridge, et n'hésite pas à leur transmettre sa culture et sa vision du monde. Elle connaît cependant très tôt, alors qu'elle est encore tout enfant, la mort de sa mère, puis de ses deux sœurs aînées, frappées par la tuberculose. Malgré sa condition de femme et son absence de moyens financiers, elle réussit à publier ses poèmes et ceux de ses sœurs (sous des noms d'homme), en 1846, et surtout, à publier Jane Eyre. »* . Le roman a rencontré un succès considérable.

 

Résumé de l'intrigue

Il raconte l’histoire de Jane Eyre, une jeune orpheline recueillie par Mrs Reed, sa bienfaitrice, sous le joug d’un engagement non assumé auprès de Mr Reed, l’oncle de Jane,  frère de sa mère et mari de Mrs Reed.  John, le fils de Mrs Reed âgé de 14 ans déteste Jane qu’il harcèle et maltraite en tyran. Eliza et Georgiana, ses sœurs, sont orgueilleuses et indifférentes. Les domestiques sont partiales et tous reprochent à Jane d’être à charge.  Elle vit chez eux à Gateshead des heures tristes et douloureuses, privées d’affection. Très jeune, elle manifeste des traits de caractères rebelles qui lui valent d’être enfermée dans sa chambre, terrorisée puis envoyée en pension sur les conseils de Mr Hoyd, l’apothicaire.  

 Elle rejoint les 80 élèves de l’institution de Lowood, un établissement de charité voué à l’éducation des orphelines, où règne un climat restrictif et punitif. Il est administré par Mr Broklehurst, aussi riche que condescendant. Elle se lie d’amitié avec Helen Burns âgé de 13 ans.  Mais une épidémie de typhus emporte Helen. L’école dont le niveau sanitaire est déplorable est réformée pour devenir une institution noble et utile.  Jane y reste 6 ans comme élève et deux ans comme maitresse.

Après le mariage de Miss Temple, son institutrice, qui s’était toujours montrée bienveillante et l’avait encouragée à poursuivre ses études, elle recherche un poste de gouvernante et poste une annonce. Mrs Fairfax, intendante du domaine de Thornfield,  lui propose une nouvelle situation auprès d’Adèle, une élève de 10 ans, recueillie par le propriétaire des lieux,  Mr Rochester. Adèle est une enfant vive, obéissante et docile et Jane coule des jours paisibles dans cette demeure, perturbée cependant par le comportement inquiétant de Grace Poole qui semble cacher quelques secrets. Elle rencontre Mr Rochester au cours d’une promenade et lui vient en aide alors qu’il a chuté de cheval. C’est un homme brusque et fantasque, avec lequel elle a de longues conversations et dont elle devient la confidente. Peu à peu, elle s’éprend de ce personnage ténébreux.  Elle apprend qu’Adèle est la fille d’une française, Céline Varens, danseuse à l’opéra pour qui Mr Rochester avait éprouvé une grande passion et qui l’avait trahi avant d’abandonner son enfant et de s’enfuir en Italie. Mr Rochester l’avait recueilli bien qu’il ne fût pas son père.  Mr Rochester devient plus cordial avec Jane, elle le sauve d’un incendie dont elle rend Grace Poole responsable mais elle est surprise de la protection dont cette femme semble bénéficier. Mr Rochester reçoit chez lui de nombreuses personnes, une brillante société qui séjourne à Thornfield et l’anime. Il semble attiré par l’une de ses hôtes, Miss Ingram qu’il envisage d’épouser par intérêt et par souci des convenances. Richard Masson, un hôte de Mr Rochester est lui aussi victime d’une agression. Rochester noue des relations d’amitié avec Jane et lui fait promettre de veiller avec lui  avant son mariage avec Ingram. Jane apprend la mort de Mr John, son cousin, qui après avoir ruiné sa santé et perdu sa fortune, s’est suicidé. Mrs Reed qui a demandé à voir Jane, lui remet sur son lit de mort un courrier de son oncle John faisant d’elle son unique légataire.  De retour à Thornfield, elle espère que Mr Rochester la gardera avec Adèle à l’abri de sa protection. Mais le mariage approche et Mr Rochester lui propose d’entreprendre l’instruction des cinq filles de Mrs Dyonisus O’Gall, en Irlande.  Cette perspective la désole et elle pleure convulsivement sur la vie intense et délicieuse qu’elle a vécue à Thornfield. Devant sa détresse, Mr Rochester l’enlace et l’embrasse. Il lui propose de devenir sa femme. Elle accepte et ce réconfort lui permet de tout affronter. Il la couvre de bijoux et lui révèle les manœuvres qu’il a eues avec Miss Ingram pour la rendre jalouse.  Le jour du mariage, devant le pasteur, Briggs, un avoué déclare le mariage impossible. Les noces sont annulées et Mr Rochester raconte à Jane le terrible secret de sa vie d’homme. Il est déjà marié et sa femme est devenue folle. Elle vit chez lui sous la garde de Grace Poole. 

 Résolue à quitter Thornfield, Jane refuse de devenir la maîtresse de Mr Rochester. Elle quitte ces lieux la nuit sans un bruit et se rend en diligence à Whitcross dans un comté des North-Midland. Elle est contrainte de mendier son pain avant d’être recueillie, très affaiblie chez Mr St John, pasteur missionnaire et chez ses sœurs, Mary et Diana, institutrices à Moor House. Elle leur cache sa véritable identité. Une intimité s’établit naturellement et rapidement entre elles. Mr St John lui propose un emploi d’institutrice dans une école qu’il a fondée à Morton. Elle est logée dans un cottage. La rapidité des progrès de ses élèves la ravit et elle est appréciée par le voisinage mais elle ne peut oublier Mr Rochester. Elle rencontre la très belle Rosamond Oliver, destinée à épouser Mr St John qui, bien qu’éperdument amoureux est certain que cette union ne pourra pas durer car elle lui ferait renoncer à sa vocation de missionnaire. Il découvre finalement la véritable identité de Jane et lui apprend qu’elle est héritière d’une fortune colossale. Elle apprend aussi que St John, Mary et Diana sont ses cousins, deshérités en sa faveur par son oncle à la suite d’une querelle jamais pardonnée avec leur père. Résolue à faire le partage équitable de cette fortune, elle envisage d’en donner une partie à ses cousins et de vivre auprès d’eux. Mr St John de son vrai nom St John Eyre Rivers qui doit partir sur un navire de la Compagnie des Indes loue ses qualités de ponctualité, loyauté, tact, intelligence, ses capacités à se faire aimer en imposant sa volonté, sa docilité, son désinteressement, sa constance, son courage et sa douceur et veut lui imposer en despote, une union physique et spirituelle dans le mariage afin qu'elle devienne sa collaboratrice aux Indes et sa femme.

 

Extrait : "Etre sa femme, toujours à ses côtés, toujours contrainte, toujours tenue en echec, forcée de maintenir très bas le feu de ma nature, de l'obliger à brûler intérieurement sans pousser jamais un cri, dut la flamme empoisonner consumer mes forces vives l'une après l'autre, cela serait intolérable."

 

Elle s'en tient à sa décision de ne pas l'épouser et veut savoir ce qu'est devenu Rochester. Sous l'effet d'une sorte de superstition, elle croit l'entendre et l'appeler. Elle retourne alors à Thornfield, qu'elle trouve en ruine et incendié. La femme de Rochester s'est suicidé et Rochester lui-même est devenu aveugle au cours de ce sinistre incendie. Elle se rend au manoir de Ferndean où il réside depuis. Leurs retrouvailles sont saisissantes.

 

  Ce que j'en ai pensé

J'ai beaucoup aimé ce long roman, l'intrigue captivante et ses nombreux rebondissements, la réelle qualité des descriptions des caractères et  des paysages de la campagne anglaise.

Jane Eyre est  d'abord une histoire d'amour  qui s'épanouit au fil des pages et ne se renie jamais. La situation amoureuse est complexe, Jane et Mr Rochester sont confrontés à de nombreuses difficultés dans leur vie personnelle que l'on découvre peu à peu. Les personnages se révèlent progressivement, chaque épreuve est une étape. Jane s'exile avant de revenir aux sources.

Le roman est aussi une critique de la société anglaise du XIXè s, de ses convenances, de ses classes sociales, du confort des riches et des privations des pauvres, de sa religiosité.  C'est une critique acerbe des conditions de vie et de l'éducation de l'enfance recueillie en institution.

Le roman décrit  par ailleurs l'évolution de Jane et sa croissance spirituelle. L'héroïne apprend d'abord à adapter son désir d'autonomie à sa situation de dépendance. Enfant, elle dépend de parents riches puis elle se prend en charge en enseignant  et elle passe  progressivement de la soumission à l'affirmation d'elle-même. Elle apprend d'autre part à maitriser ses émotions. Elle vit des expériences qui accompagnent l'élévation à l'âge adulte et atteint la maturité émotive et spirituelle.  Profondément croyante, elle fait la part entre l'humanité, les exigences du Révérend St John, engagé dans un sacerdoce exigeant et son approche spirituelle personnelle, sa propre pratique de la religion. Les hommes qu'elle rencontre contribuent aussi à cette affirmation d'elle-même. Elle doit se dégager de leur influence avant de décider de prendre son destin en main et de choisir par elle-même.  Les références à la psychologie des personnages sont fréquentes dans le livre, sans pour autant dominer le récit. Cest un regard particulier sur la folie et sur les fous. La folie de Bertha bien sûr dont l'état est particulièrement préoccupant - elle incendie, elle poignarde, elle mord et elle détruit. Elle vit et se conduit comme une bête, elle inspire à ses proches le dégoût et les plonge dans un profond désarroi.  Mais le trouble psychique ne touche pas que Bertha. Il affecte chacun des personnages principaux. Le mysticisme, le despotisme, la tyrannie et le désir de toute puissance chez  St John, la superstition chez Jane, la duperie et la détresse chez Rochester.

Enfin, je suis absolument séduite par la plume de Charlotte Brontë, légère et précise et qui laisse une grande place aux dialogues. Les phrases sont fluides, équilibrées et le vocabulaire est riche. C'est un roman d'émotions dans lequel on entre entièrement, comme happé par l'intrigue. Je le recommande vivement. 

 

*D'autres informations sur Charlotte Brontë et sur la place de ce roman sont accesibles  à  cette adresse  et à l'adresse suivante.

 

Le livre de poche, 1964, 540 p.

 

Je participe au Matilda's contest organisé par Cynthia et au challenge God save the livre.organisé par Antoni

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 16:07

l-homme-invisible1.jpgRésumé de l'éditeur

Mme Hall, l'aubergiste, a un drôle de client. Quel secret cache -t-il derrière ses lunettes noires, sous ces bandes serrées tout autour de sa tête . Que fabrique-t-il enfermé avec tant de bouteilles ? Et pourquoi ces colères dès qu'on le contrarie ? Depuis qu'il est dans le pays, c'est chaque jour un nouveau mystère : l'argent disparait, les objets se déplacent tous seuls... Cet homme est dangereux !

 

Résumé de l'intrigue

Un étranger frigorifié arrive en février dans l'auberge de Mme Hall réclamant une chambre et du feu. Elle le sert mais il conserve son chapeau, son manteau, ses gants et ses grosses lunettes. Dans sa chambre, Mme Hall aperçoit son visage emmailloté d'un linge blanc qui cache sa figure. Personne à l'hôtel ne parvient à engager la conversation avec cet étranger qui n'inspire pas confiance. De ses bagages, il déballe toute sorte de bouteilles contenant des poudres et des liquides colorés ou incolores, des éprouvettes, des tubes et une balance. Il s'enferme à clef et demande à ne pas être dérangé. Il excite la curiosité des gens qui pensent que c'est un criminel s'efforçant d'échapper à la justice ou bien un anarchiste déguisé qui prépare des matières explosives. Mme Hall a compris que c'était un savant et elle pense que ses expériences l'ont défiguré. C'est alors qu'on découvre qu'il n'a pas de main et que sa manche est vide. De curieux évènements se produisent. Un mystérieux cambriolage a lieu au presbytère vers 4 heures du matin. M. Bobby Jaffer, l'agent de police du village tente de l'arrêter mais il porte des vêtements sans corps. C'est un être invisible qui disparait. Ses livres de notes  abandonnés dans sa chambre suscitent bien des convoitises et attisent la curiosité.  Chacun s'inquiète de l'avantage de l'homme invisible qui pourrait voler, forcer les clôtures,  et qui passe à travers les cordons de policiers. Le docteur Kemp remarque des traces de sang sur le bouton de la porte de sa chambre. Griffin, l'homme invisible, blessé au cours d'une de ses fuites s'est rendu chez lui  car ils se connaissent et se sont rencontrés à l'université. Après une nuit de sommeil, Griffin raconte à Kemp comment il a trouvé le secret de l'invisibilité et les expériences qu'il a menées. Après des années de recherches et des dépenses qui l'avaient ruiné,  il avait décidé d'expérimenter la formule sur lui-même, pour fuir ses créanciers et parce qu'il était accusé à tort de vivisection sur le chat de sa voisine. Il était devenu alors totalement invisible et avait mis le feu à son logement pour brouiller sa piste. Mais il n'était pas à l'abri de la faim, du froid ni du flair des chiens. Sans abri et sans ressources, il  avait trouvé refuge dans un magasin puis dans un autre et avait assommé le propriétaire, un bossu à l'ouïe fine, méfiant et organisé. Après tous ces larcins, Griffin devient fou et finit par tuer. Une chasse à l'homme s'ouvre alors, jusqu'à  la mort de l'homme invisible, tué par la foule à coups de bêche.

 

L'homme invisible a été publié en 1897. C'est l'histoire à la fois drôle et tragique d'un homme traqué qui ne cesse de se cacher et de fuir. Victime de la médisance et des commérages de tout un village, il apparait peu à peu sous le visage d'un homme que l'invention et le progrès ont rendu fou. L'aspect tragico-comique est assez déconcertant. Cette histoire sur "la différence, l'isolement et l'intolérance" est pleine de rebondissements et on ne s'attend pas à découvrir un profil de héros tel que celui-ci. L'homme invisible a été adapté pour le cinéma en 1933 par James Whale et de nombreuses fois par la suite. A lire, l'avis d'Antoni.

 

Editions Albin Michel, 1958, 283 p.

 

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Je participe au Matilda's contest et au challenge J'aime les classiques.

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 08:49

 

charlie et la chocolaterieRésumé de l'éditeur

Le métier de visseur de capuchons de tubes de dentifrice ne permettait pas à Mr Bucket de subvenir aux besoins de sa nombreuse famille : Mrs Bucket, son épouse, grand-maman Joséphine et grand-papa Joe, grand-papa Georges et geand-maman Georgina. Sans oublier son fils Charlie dont le rêve le plus fou était de mager du chocolat ! Aussi, quelle ne fut pas l'émotion du jeune garçon en apprenant que Willy Wonka invitait cinq enfants à visiter sa merveilleuse chocolaterie, la plus célèbre du monde entier. Les cinq enfants qui découvriraient un ticket d'or caché dans cinq bâtons de chocolat...

 

Résumé de l'intrigue

 

La famille Bucket vit dans une petite maison inconfortable car elle est très pauvre. Charlie a souvent faim mais ce dont il rêve le plus c'est de manger du chocolat. Dans sa ville se trouve une énorme chocolaterie, propriété de Willy Wonka, obligé de protéger ses secrets de fabrication des espions. La chocolaterie renferme bien des mystères. Un jour,  cinq gagnants de tickets d'or sont invités à visiter les lieux.  


Là, ils découvrent une vallée, des pâturages, une cascade, des falaises, une rivière au bord de laquelle poussent des arbres en chocolat, toute une mécanique, des tuyaux pompes, de minuscules bonshommes, des pygmées d'Afrique, et même un ascenseur de verre qui se transforme en fusée, propulsée par l'énergie du chocolat 
 

Ce que j'en ai pensé


C'est une histoire fabuleuse et très originale, à lire et à relire sans modération. Il se dévore littéralement. Les personnages sont attachants et le livre contient une vraie dimension morale. 

Ce texte, publié aux Etats Unis en 1964 et illustré par Quentin Blake,  a été adapté deux fois au cinéma par Mel Stuart en 1971 et par Tim Burton en 2005.

 

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Editions Gallimard, 1987, 195 p.

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Je participe au Challenge Roald DahlRoald Dahls Matilda

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 10:22

Oliver-Twist.jpgRésumé de l'éditeur

Oliver Twist naît orphelin dans l' Angleterre du XIXe siècle. Mal nourri, exploité dès ses plus jeunes années, le pauvre garçon endure tout avec patience. Mais il refuse un jour les traitements injustes qu'il subit et fuit vers Londres. Épuisé, affamé, il est recueilli par une bande de jeunes voleurs. Il découvre alors un autre monde, tout aussi cruel, où la ruse et la force sont les meilleures armes. Le destin cessera-t-il de s'acharner contre Oliver ?

 

En quelques mots

Oliver Twist est né au dépôt de mendicité en présence d'une vieille pauvresse et d'un docteur mal payé. Sa mère meurt en couche juste après sa naissance. Il est envoyé dans une succursale du dépôt en raison de son état précaire, sous la surveillance maternelle d'une vieille femme expérimentée. A neuf ans, M. Bumble, homme de confiance et responsable du dépôt,  lui donne le nom d'Oliver Twist et il est réintégré à la maison pour y être éduqué et apprendre un métier utile. Les membres du bureau d'administration décident de réduire les portions alimentaires des pensionnaires et Oliver qui a osé demander une part supplémentaire de gruau est destiné à l'apprentissage. On envisage dans un premier temps de le placer chez un ramoneur. Mais le juge de paix refuse de signer le contrat devant les manifestations de peur d'Oliver. Le croque mort, M. Sowberry propose alors de le prendre chez lui. A la boutique, il fait la connaissance de Noe Claypole, un gros garçon qui prétend être son supérieur hiérarchique. Il le maltraite et le tourmente tant et si bien qu'Oliver, rouge de fureur se défend et l'agresse. Enfermé puis battu par M. Sowerby, Oliver s'enfuit avec un baluchon et entreprend de marcher 110 km jusqu'à Londres, nourri au gré de ses rencontres et dormant dans les champs. Après une semaine de marche, il rencontre un garçon, Jack Dawkins, alias le Filou, qui lui offre un repas copieux et lui propose d'être logé chez un vieillard susceptible de lui procurer un emploi. Fagin, le vieillard possède de nombreux bijoux ;  il est entouré d'enfants qui fument et boivent. Oliver fait la connaissance de Charley Bates. Il apprend à tirer les mouchoirs et à les démarquer. Dans la rue, Charley et Filou volent à l'étalage et à la tire. Oliver qui observe la scène se fait attraper. Il est conduit devant le juge et accusé d'avoir volé M. Brownlow, il est condamné à trois mois de prison avec travail forcé, lorsque le libraire, témoin de l'agression vient le disculper. Il est alors acquité et recueilli par M. Brownlow. Mais il en sait trop. Bill Sikes et Fagin envoient Nancy s'enquérir de la situation d'Oliver auprès du commissariat, en toute discrétion.  Ils l'enlèvent, et le séquestrent alors qu'il avait été mis à l'épreuve par M. Brownlow et son ami Grimning et chargé de payer le libraire de livres impayés...

 

Charles Dickens décrit les injustices et les mauvais traitements infligés aux enfants, aux orphelins en particulier, à l'époque victorienne en Angleterre. L'ambiance est particulièrement lourde et noire au début de ce roman qui décrit à merveille la misère et le crime, seuls échappées possibles réservées au pauvre sensé naitre avec le vice en lui. La description physique des personnages amplifie les écarts entre les pauvres et les riches, chez qui la vie n'est que douceur, loyauté, noblesse de coeur et d'esprit, clairvoyance, bonté et beauté. Oliver apparait comme un être totalement à part, fiable et droit, pur et honnête, sachant ne pas succomber aux pièges qui lui sont tendus. La vérité sur ses origines se lit sur son visage et il sera récompensé de ses comportements par la reconnaissance qu'il obtiendra à la fin du roman. Oliver Twist est une critique sociologique partielle, un roman moralisateur dans lequel Oliver saura  aussi saisir les opportunités éducatives qui lui sont offertes (il apprend à lire et à écrire chez M. Brownlow).

J'ai bien aimé la description de Londres et les moments d'émotion que l'auteur nous propose dans ce livre palpitant.

 

Edition Hachette, 2005, 157 p.

 

C'est un livre voyageur  

livre voyageur

 

Je participe au Matilda's contest et au défi J'aime les classiques

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Oliver Twist a été adapté au cinéma par Davis Lean en 1947, Clive Donner en 1982 et Roman Polanski en 2004.

 

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 10:27

La-potion-magique-de-G-Bouillon1.jpgRésumé de l'éditeur

La plupart des grands-mères sont d'adorables vieilles dames, gentilles et serviables. Hélas, ce n'est pas le cas de la grand-mère de Georges ! Grincheuse, affreuse et égoïste, elle ressemble trop à une sorcière. Et puis elle a de curieux goûts : elle aime se régaler de limaces, de chenilles... Un jour, alors qu'elle vient une fois de plus de le terroriser, Georges décide de lui préparer une terrible potion magique. Une potion aux effets surprenants, extraordinaires, hilarants.

 

En quelques mots

Georges est le fils unique d'un fermier. Il vit avec ses parents et sa grand-mère grincheuse et égoïste. Elle mange des limaces, des punaises, des scarabées, des hannetons, des perce-oreilles et toute sorte d'insectes. C'est une véritable sorcière qu'il déteste et rêve de faire disparaître.

Il entreprend alors de préparer une potion pour faire exploser sa grand-mère avec toute sorte d'ingrédients qu'il récupère de la cave au grenier en passant par la salle de bain, la buanderie, la cuisine et le hangar à bestiaux. Lorsqu'il administre une cuillerée de cette potion à sa grand-mère, son corps bondit en l'air et reste suspendu entre ciel et terre, crachant d'épais nuages de fumée noire puis gonflant comme un ballon avant de grandir au rythme de 3cm par seconde. L'effet de la potion est si spectaculaire que ravie, sa grand-mère en redemande, perçant le plafond et traversant le toit de la ferme. Georges fait alors boire une poule pour prouver qu'il est bien l'inventeur de cette potion miraculeuse. A leur retour, ses parents stupéfaits décident d'en administrer à tous les animaux de la ferme qu'ils s'échinent à engraisser depuis des années. Monsieur gros Bouillon envisage même la création d'une usine de potion magique. Avec Georges, ils entreprennent de fabriquer une seconde potion, puis une troisième et une quatrième, en vain. Celle-ci fait même se ratatiner ceux qui la boivent au point de disparaître complétement !!

 

Ce texte très drôle, s'adresse aux enfants à partir de 9 ans. Il est très abordable et riche en vocabulaire. Il traite de la métamorphose. Il est largement illustré par Quentin Blake. Un vrai régal pour les grands comme pour les petits !!

 

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Edition : Gallimard, Folio junior, 1981, 117 p.

 

Je participe au challenge Roald DahlRoald Dahls Matilda

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 10:04

matilda.jpgRésumé de l'éditeur

Avant même d'avoir 5 ans, Matilda sait lire et écrire, connait tout Dickens, Tout Hemingway, a dévoré Kipling et Steinbeck. Pourtant son extistence est loin d'être facile entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d'une franche malhonneteté. Sans oublier Mademoiselle Legourdin, la directrice de l'école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable. Sous la plume tendre et acerbe de Roald Dahl, les évenements vont se précipiter, étranges, terribles hilarants...

 

Résumé de l'intrigue

Matilda est une enfant surdouée de 4 ans et 3 mois élevée sans amour. A la bibliothèque elle dévore livre sur livre et sollicite les conseils de la bibliothécaire, Mme Foylot, qui est stupéfaite par ses capacités.  Elle lit une liste impressionnante de romans classiques. Dotée d'un fort caractère, elle se promet de  remettre ses parents en place. Elle invente des jeux pour les punir l'un et l'autre chaque fois qu'ils lui font des crasses. 
A 5 ans et demi, Matilda rentre à l'école primaire dirigée par la terrible Mlle Legourdin. Elle s'entend bien avec son institutrice Mlle Candy  mais Mlle Legourdin, la directrice,  la prend pour une peste, une jeune vipère qu'elle accuse de tous les maux et refuse de faire passer en classe supérieure.  A l'école, Matilda se fait des amis, Anémone et Hortense qui a déjà passé plusieurs jours à l'Etouffoir, ce placard de 25 cm de côté, pour avoir versé du sirop d'érable sur la chaise de Mlle Legourdin.   Par le pouvoir magique de ses yeux et de son esprit, Matilda parvient à se venger d'elle. Surprise par ce don, elle renouvelle l'expérience devant Mlle Candy qui l'invite chez elle et lui confie  le secret de sa terrible enfance et de sa pauvre condition. Matilda est résolue à l'aider...
 
Ce que j'en ai pensé
Cette petite Matilda est  une enfant surdouée qui n'a rien d'une petite fille modèle. Elle est intelligente, espiègle et généreuse, sensible aux problèmes des adultes Cette histoire  qui s'adresse aux enfants à partir de 10 ans propose une alternative à la toute puissance des adultes. Le livre se termine bien, au mieux en tout cas pour Matilda qui trouve son équilibre et l'affection qu'elle réclame sous l'aile de sa maîtresse. C'est une histoire illustrée par Quentin Blake dans laquelle on se plonge avec plaisir. Les dessins sont nombreux et apportent au texte une touche supplémentaire d'émotion.

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Matilda a été adapté trois fois au cinéma, notamment en 1997 par Danny DeVito.

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  Cynthia organise le Matilda's Contest ou Challenge Matilda qui consiste à lire  tous les livres de la liste de Matilda.

Nicholas Nickelby, de Charles Dickens
- Oliver Twist, de Charles Dickens
- Jane Eyre, de Charlotte Brontë
- Orgueil et Préjugés, de Jane Austen
- Tess d'Urberville, de Thomas Hardy
- Kim, de Rudyard Kipling
- L'Homme invisible, de H.G. Wells
- Le Vieil Homme et la Mer, d'Ernest Hemingway
- Le Bruit et la Fureur, de William Faulkner
- Les Raisins de la colère, de John Steinbeck
- Les bons compagnons, de J.B. Priestley
- Le rocher de Brighton, de Graham Greeene
- La ferme des animaux, de George Orwell

Je trouve que c'est une très bonne idée. Les personnes intéressées peuvent se rendre à cette adresse.

 

Editions Gallimard, 1997, 234 p.

Roald Dahls MatildaJe participe au Challenge Roald DahlMatildacopie1-copie-1.jpg et au Matilda's contest

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 19:44

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Résumé de l'éditeur

La barbe de Compère Gredin est un véritable garde manger, garnie de miette de ses monstrueux festins : restes de spaghettis aux vers de terre, bribes de tartes aux oiseaux...un régal que Commère Gredin lui prépare chaque semaine. Mais voilà qu'une bande de singes acrobates va troubler les préparatifs du plat hebdomadaire...

 

Résumé de l'intrigue

Compère Gredin est un barbu broussailleux de 60 ans qui ne se lave plus depuis des années et dont les restes de repas se collent à la barbe. Ils forment avec Commère Gredin un couple atterrant. Elle est laide, méchante et égoïste. Ensemble, ils se jouent de mauvais tours. Elle cache son oeil de verre dans la chope de bière de son mari, il place une grenouille dans son lit. Elle ajoute de grands vers lombrics dans ses spaghettis, il lui fait croire qu'elle a attrapé la ratatinette en allongeant patiemment sa canne  et pense s'en débarrasser définitivement en ficelant sur elle des ballons gonflés au gaz. Dans leur maison sans fenêtre, ils chassent les oiseaux  à la glu pour en faire des tartes et ce goût les unit. Ils infligent  aux singes qu'ils élèvent de mauvais traitements en leur faisant exécuter toute sorte de tours la tête en bas. Profitant d'une absence des gredins, les singes africains s'allient aux oiseaux anglais avec lesquels ils communiquent grâce aux traductions de l'Oiseau Arc en ciel. Après avoir enduit le plafond des époux Gredin de glu éternelle, ils y collent le tapis, la grande table, les chaises, le divan, le buffet, les lampes et les bibelots et fixent les tableaux à l'envers. Au retour des Gredin, la situation se renverse. Leurs cheveux sont englués de colle par les oiseaux. En essayant bêtement de se remettre à l'endroit chez eux, ils se collent tête au parquet et finissent ratatinés au grand soulagement de leur entourage. 

 

Ce que j'en ai pensé

C'est un livre très court, fantaisiste, simple et efficace initiant les enfants à partir de 8 ans à l'humour noir. Ces êtres sont répugnants, totalement affreux, épouvantables et cruels. La solidarité et la réflexion permettent un dénouement heureux dans la vengeance et, comme dans Tel est pris qui croyait prendre, la méchanceté se retourne contre ceux qui l'ont initiée. La disparition physique des gredins est la réponse apportée à leur cruauté. Le livre a été illustré par Quentin Blake.

 

Les-deux-gredins-planche.jpg

Editions Gallimard, 1980, 92 p.

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 18:55

Emma-Jane-Austen-copie-1.jpgRésumé de l'éditeur

Emma est la plus française des héroïnes de Jane Austen (1775-1817), qui, à juste titre craignait que personne ne puisse l'aimer. Elle est en effet aussi peu anglaise qu'une jeune fille intelligente, élégante, ironique et soucieuse des formes peut se permettre d'être. Emma aime l'intrigue et ignore la passion, elle est romanesque. Mais, à la différence de Marianne ou de Catherine, héroïnes respectives de Raison et sentiments et de Northander Abbey, elle est romanesque intellectuellement et non émotivement. Et c'est en cela qu'elle est la rivale de son auteur.

 

En quelques mots

Emma est un roman de moeurs publié anonymement en décembre 1815. L'héroïne, Emma Woodhouse, "belle riche et intelligente", vit à Hartfield, près de la petite ville de Highburry avec son vieux père hypocondriaque et veuf. Elle a été élevée par Miss Taylor avec sa soeur Isabelle et passe une existence agréable, entourée de ses fidèles amis. Après le mariage de Miss Taylor avec Mr Weston qui la laisse dans la solitude, elle tente, pour s'occuper, de marier les célibataires de son entourage.  En particulier, elle cherche à rapprocher la modeste Miss Harriet Smith, enfant naturelle qu'elle a pris sous son aile, du vicaire de Highburry, Mr Elton et elle la détourne de Robert Martin, ce jeune fermier prospère et plein d'attentions pour Harriet parce qu'elle le trouve sans mérite. Malgré les mises en garde de Mr George Knightley, frère aîné du mari d'Isabelle, elle cherche à manoeuvrer ses proches et se montre moins perspicace qu'elle ne le voudrait. Elle est souvent trompée par son imagination et l'interprétation des comportements de son entourage. Aussi est-elle fort surprise lorsque Mr Elton se déclare à elle. Fermement décidée à rester célibataire, et pouvant pleinement profiter de ce luxe de ne pas être obligée de se marier en raison de sa condition sociale, elle est vexée d'être courtisée par un homme de condition inférieure. Mr Elton se marie finalement avec Miss Augusta Hawkins et, après ce premier constat d'échec, elle tente de rapprocher Harriet et Franck Churchill, fils de Mr Weston élevé dans le Nord par son oncle et sa tante, un jeune homme aimable, au contact facile, apprécié de tous sauf de Mr Knigthley. Une fois encore, Emma se fourvoie, et Franck Churchill, qui vit par ailleurs une idylle avec la ravissante Jane Fairfax, n'est pas attiré par Harriet...

 

Ce que j'en ai pensé

Emma est un personnage privilégié, gâté par la vie, à la fois un peu égocentrique et plus ou moins prétentieuse, mais aussi généreuse, droite, nourrie de bonnes intentions et profondémment sincère, y compris dans les regrets qu'elle exprime. Les personnages secondaires découverts au fil des dialogues sont nombreux et finement dessinés. Mais j'ai quand même été un peu déçue par ce roman et je me suis presqu'ennuyée. La lecture a même été un peu difficile, malgré tout l'intérêt qu'il présente. Ca n'avait pas du tout été le cas lors de ma découverte des autres romans de l'auteur

Plus que dans les autres récits de Jane Austen, les évenements qui constituent l'action sont  très répétitifs. Les journées d'Emma sont remplies de mondanités et de bavardages ; tous les détails de ce roman nous ramènent à la futilité des préoccupations de cette petite société provinciale anglaise du XIXème siècle et de ses préjugés. Il n'y a pas réellement d'intrigue ;  il y a beaucoup de dialogues, de détails, de redites et les personnages sont  prisonniers de leur rang dans une société étriquée.
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Editeur : Christian Bourgeois, 1982, 574 p.

 

C'était une lecture commune avec Ellcrys, Marie, FleurJune et Maggie

 

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 19:20

tel--est-pris-qui-croyait-prendre-1.jpgRésumé de l'éditeur

Gagner le gros lot dans un pari truqué, abuser le pauvre paysan en se disant curé ou se nourir de la volaille du voisin... Pour certains, maitres dans l'art de jouer des mauvais tours, toutes les ruses sont bonnes, même les plus sournoises. Mais gare ! Il est parfois dangereux de se croire plus malin que les autres. Et le dindon de la farce n'est pas toujours celui qu'on imaginait...

 

Mon avis

Tel est pris qui croyait prendre est un recueil de quatre excellentes nouvelles qui ne sont pas particulièrement reservées aux enfants. Je suis même surprise de leur édition en folio junior. Elles ne contiennent rien qui puissent les choquer mais racontent des situations qui n'ont rien d'enfantin ni de merveilleux et sont à mon sens plus adaptées à la lecture d'un adulte ou d'un adolescent.

 

En quelques mots

Dans Le connaisseur, Mike Schfeld, agent de change et collectionneur assoiffé de culture,  invite le narrateur à dîner en compagnie de Richard Pratt, fin gourmet et grand amateur de vin. Il organise, comme chaque fois qu'il les invite, un jeu pour découvrir le nom du vin servi à table. Cette fois, Richard fixe l'enjeu et lui demande la main de sa fille. Il propose une partie de sa fortune s'il perdait. Agé d'une cinquantaine d'années, peu séduisant, il gagne le pari jusqu'à ce que la bonne intervienne et lui remette les lunettes oubliées dans le cabinet de travail où Mike avait chambré le vin.

 

Madame Bixby et le manteau du colonel a été adaptée pour la télévision en 1960 par Alfred Hitchcok. A New York, Mme Bixby est l'épouse d'un dentiste aux revenus modestes. Elle se rend régulièrement à Baltimore par le train afin de rendre visite à sa vieille tante Maud. Mais ce n'est qu'un prétexte depuis huit ans pour rencontrer le colonel, un homme fabuleusement riche dont elle est très éprise. Alors qu'elle reprend le train pour New York, à la veille de Noël, elle reçoit de sa part un superbe manteau de vison en cadeau d'adieu qu'elle découvre dans le train. S'arrêtant à la gare de Pennsylvanie, elle se rend chez un prêteur sur gages qui lui remet un ticket. De retour chez elle, elle fait croire à son mari qu'elle l'a trouvé dans le taxi. Il se rend chez le prêteur pour récupérer l'objet et, tout en organisant une véritable mise en scène, lui remet un ridicule petit tour de cou en fourrure. En sortant de son cabinet, alors qu'elle s'apprête à retourner chez le prêteur sur gages, elle aperçoit la secrétaire de son mari dans le superbe manteau de vison noir.

 

Un beau dimanche raconte l'histoire de Cyril Boggis, antiquaire au goût sûr et vendeur de talent qui sillonne la campagne le dimanche en voiture, depuis son achat, à un prix dérisoire, de fauteuils du XVème siècle à une fermière. Ce dimanche, il entreprend de visiter la Queen Anne délabrée mais n'y trouve aucun meuble de valeur et poursuit sa visite des fermes environnantes, déguisé en curé. Il rencontre Rummins, un propriétaire et découvre chez lui une commode chippendale d'une très grande valeur. Il entreprend de l'arnaquer mais il est pris à sa propre ruse,  malheureusement  pour la commode.

 

Le champion du monde met en scène des braconneurs. Dans une station service, Claude et Gordon préparent des raisins secs juste avant l'ouverture de la chasse. Ce sont les ennemis jurés de Victor Hazel, leur voisin, le riche propriétaire de la chasse gardée et des faisans, fabricant de pâtés et de saucisses.  Claude tient de son père ses techniques de braconnage. Ce soir là, il farcit du raisin sec avec du somnifère et se rend à pied sur la propriété de son voisin en compagnie de Gordon. Ils droguent les faisans qu'ils ramènent en grand nombre, aidés par Charlie Kinch, chauffeur de taxi. Pour ne pas être pris la main dans le sac par le gardien, ils déposent leur butin chez Bessie Organ, la femme du vicaire, qui le leur rapporte le lendemain dans la poussette de son fils. Mais les faisans se réveillent, assiégeant la station service.

 

Ce que j'en pense

Suspense et humour se conjuguent pour donner à ces quatre nouvelles une vraie dimension. J'avais vu la remarquable adaptation d'Alfred Hitchcok il y a quelques années, avec Audrey Meadows. C'est un moment de lecture inoubliable que je vous recommande.

 

Editions Gallimard jeunesse 2003, 125 p.

 

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 11:24

lady-susan.gifRésumé de l'éditeur

Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s’amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question…

Grande dame du roman anglais, Jane Austen trace le portrait très spirituel d’une aventurière, dans la lignée des personnages d’Orgueil et préjugé et de Raison et sentiments.

 

En quelques mots

Lady Susan est un court roman épistolaire de 116 pages exposant les intrigues sentimentales d'une pauvre et jolie veuve et de sa fille Frederica. Le roman commence par une lettre de Lady Susan Vernon à son frère Charles, par laquelle elle accepte l'invitation qu'il lui a faite de les rejoindre, lui et sa femme Catherine à Churchill. Frederica, la fille de Lady Susan a 16 ans, et elle est récemment passée des mains d'une gouvernante peu scrupuleuse à celles de Mlle Summers, dans une pension de la capitale. Sir James Martin, qui hésite entre la mère et la fille, lui a fait une proposition de mariage qu'elle a refusée. Lady Susan porte le deuil de son mari depuis quatre mois. Elle entretient de difficiles relations avec son entourage, chez qui elle vient de mettre la zizanie, Madame et Mademoiselle Manwaring, jalouses de l'attention de Sir James pour ces femmes et de celle de Manwaring pour Lady Susan.

Catherine Vernon qui nourrit les plus vives réserves sur sa belle soeur, lui reproche l'éducation pitoyable de sa fille. Son frère Reginald De Courcy,  averti par un ami de la mauvaise réputation de Lady Susan, décide de les rejoindre à Churchill. Lady Susan souhaite pour sa fille l'apprentissage du piano et du chant et le mariage avec Sir James. Elle est bien décidée à rendre la vie de sa fille insupportable, aussi longtemps qu'elle n'aura pas accepté ce parti. Catherine Vernon, prévenant sa mère de la prolongation du séjour de son frère dans le Sussex, lui fait part de son indignation devant la conduite coquette de Lady Susan qui parvient à s'attirer les bonnes grâces de son frère. Lady Susan, triomphante, se réjouit en effet du changement d'attitude de Reginald, tombé amoureux d'elle mais vis à vis duquel elle n'envisage que de l'amitié platonique. Mais Catherine ne sera jamais dupe de la conduite de sa belle soeur...

Lady Susan est  manipulatice, sprituelle et déterminée. Ce roman, est remarquablement bien écrit , plein de rebondissements et très agréable à lire mais peut être un peu court. J'ai beaucoup apprécié le style épistolaire qui  construit le récit sans l'alourdir ni gêner la lecture, bien au contraire, et permet de découvrir les liens entre les personnages. C'est une histoire assez moderne finalement dans la description de toutes ces tensions familiales. Je vous le recommande vivement. C'est un très bon moment de lecture.

 

Editeur : Gallimard, 2000, 116 p.

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