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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 12:53

  

 

"Le projet est le brouillon de l'avenir. Parfois, il faut à l'avenir des centaines de brouillons."

 

Jules Renard.

 

Sur l'auteur

 

 

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 20:25

"On peut pardonner, mais oublier c'est impossible"

 

Honoré de Balzac

 

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 00:17

" Borné dans sa nature, infini dans ses voeux, l'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux."

 

Rosemonde Gérard

 

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 15:27

"La poule fouille dans le terreau, dans les ordures et même dans les immondices mais elle n'offre à ses petits que ce qu'elle décèle de meilleur"

Massa Makan Diabate : Une hyène à jeûn

 

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Le jeudi c'est citation organisé par Chiffonnette

 

 


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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 08:16

 

Milan-Kundera.jpg"La mémoire, elle non plus, n’est pas compréhensible sans une approche mathématique. La donnée fondamentale, c’est le rapport numérique entre le temps de la vie vécue et le temps de la vie stockée dans la mémoire. On n’a jamais essayé de calculer ce rapport et il n’existe d’ailleurs aucun moyen technique de le faire ; pourtant, sans grand risque de me tromper, je peux supposer que la mémoire ne garde qu’un millionième, bref, une parcelle tout à fait infime de la vie vécue. Cela aussi fait partie de l’essence de l’homme. Si quelqu’un pouvait détenir dans sa mémoire tout ce qu’il a vécu, s’il pouvait à n’importe quel moment évoquer n’importe quel fragment de son passé, il n’aurait rien à voir avec les humains : ni ses amours, ni ses amitiés, ni ses colères, ni sa faculté de pardonner ou de se venger ne ressembleraient aux nôtres.

On n’en finira jamais de critiquer ceux qui déforment le passé, le réécrivent, le falsifient, qui amplifient l’importance d’un événement, en taisent un autre ; ces critiques sont justes (elles ne peuvent pas ne pas l’être) mais elles n’ont pas grande importance si une critique plus élémentaire ne les précède : la critique de la mémoire humaine en tant que telle. Car que peut-elle vraiment, la pauvre ? Elle n’est capable de retenir du passé qu’une misérable petite parcellette sans que personne ne sache pourquoi justement celle-ci et non pas une autre, ce choix, chez chacun de nous, se faisant mystérieusement, hors de notre volonté et de nos intérêts. On ne comprendra rien à la vie humaine si on persiste à escamoter la première de toutes les évidences : une réalité telle qu’elle était quand elle était n’est plus ; sa restitution est impossible.

 

Même les archives les plus abondantes n’y peuvent rien. Considérons le vieux journal de Josef comme une pièce d’archive conservant les notes du témoin authentique d’un passé ; les notes parlent des événements que leur auteur n’a pas de raisons de nier mais que sa mémoire ne peut confirmer non plus. De tout ce que le journal raconte, un seul détail a allumé un souvenir net et, certainement, précis : il s’est vu sur un chemin de forêt racontant à une lycéenne le mensonge de son déménagement à Prague ; cette petite scène, plus exactement cette ombre de scène (car il ne se rappelle que le sens général de son propos et le fait d’avoir menti), est la seule parcelle de vie qui, ensommeillée, est restée stockée dans sa mémoire. Mais elle est isolée de ce qui l’a précédée et de ce qui l’a suivie : par quel propos, par quel acte la lycéenne l’a-t-elle incité à inventer ce bobard ? Et que s’est-il passé les jours suivants ? Combien de temps a-t-il persisté dans sa tromperie ? Et comment s’en est-il sorti ?

 

Voudrait-il raconter ce souvenir comme une petite anecdote qui ait un sens, il serait obligé de l’insérer dans une suite causale d’autres événements, d’autres actes et d’autres paroles ; et puisqu’il les a oubliés, il ne lui resterait qu’à les inventer ; non pas pour tricher, mais pour rendre le souvenir intelligible ; ce que d’ailleurs il a fait spontanément pour lui-même quand il était encore penché sur les lignes du journal :

 

Le morveux était désespéré de ne trouver dans l’amour de sa lycéenne aucune marque d’extase ; quand il lui touchait la croupe, elle lui enlevait la main : pour la punir, il lui dit qu’il allait déménager à Prague ; chagrinée, elle se laissa peloter et déclara qu’elle comprenait les poètes qui jusqu’à la mort restaient fidèles ; tout se passa donc pour son plus grand bonheur, sauf qu’après une semaine ou deux la fille déduisit du déménagement programmé de son ami qu’il lui fallait le remplacer à temps par un autre ; elle se mit à le chercher, le morveux le devina et ne put dompter sa jalousie ; sous le prétexte d’un séjour à la montagne où elle devait se rendre sans lui, il lui fit une scène d’hystérie ; il se ridiculisa ; elle le lâcha.


Quoiqu’il ait voulu être au plus proche de la vérité, Josef ne pouvait pas prétendre que son anecdote était identique à ce qu’il avait vraiment vécu ; il savait que ce n’était que du vraisemblable plaqué sur de l’oublié.

J’imagine l’émotion de deux êtres qui se revoient après des années. Jadis, ils se sont fréquentés et pensent donc être liés par la même expérience, par les mêmes souvenirs. Les mêmes souvenirs ? C’est là que le malentendu commence : ils n’ont pas les mêmes souvenirs ; tous deux gardent de leurs rencontres deux ou trois petites situations, mais chacun a les siennes : les souvenirs ne se ressemblent pas ; ne se recoupent pas ; et même quantitativement, ils ne sont pas comparables : l’un se souvient de l’autre plus que celui-ci ne se souvient de lui ; d’abord parce que la capacité de la mémoire diffère d’un individu à l’autre (ce qui serait encore une explication acceptable pour chacun d’eux) mais aussi (et cela est plus pénible à admettre) parce qu’ils n’ont pas, l’un pour l’autre, la même importance. Quand Irena vit Josef à l’aéroport, elle se rappelait chaque détail de leur aventure passée ; Josef ne se rappelait rien. Dès la première seconde, leur rencontre reposait sur une inégalité injuste et révoltante.


Si deux êtres vivent dans le même appartement, se voient tous les jours et, en plus s’aiment, leurs conversations quotidiennes accordent leurs deux mémoires, : par consentement tacite et inconscient, ils lâchent dans l’oubli de vastes zones de leur vie et parlent et reparlent des quelques mêmes événements dont ils tissent le même récit qui, telle une brise dans les ramures, murmure au-dessus de leurs têtes et leur rappelle constamment qu’ils ont vécu ensemble."

 

 

 

L'ignorance, Milan Kundera, 1ère parution : 2000 . Extrait : La mémoire...

 

 

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 16:01


« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. » François Rabelais

 

« Le rire est le propre de l'homme » 

 

François Rabelais

 

 

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 07:56

"Je hais les gens nuls et impuissants ; ils me gênent. Ils ont brûlé mon sang et brisé mes nerfs. je ne sais rien de plus irritants que ces brutes qui se dandident sur leurs deux pieds, comme des oies, avec leurs yeux ronds et leur bouche béante. Je n'ai pu faire deux pas dans la vie sans rencontrer trois imbéciles, et c'est pourquoi je suis triste. La grande route en est pleine, la foule est faite de sots qui vous arrêtent au passage pour vous baver leur médiocrité à la face. Ils marchent, ils parlent et toute leur personne, gestes et voix, me blesse à ce point que je préfère comme Stendhal, un scélérat à un crétin. Je le demande. Que pouvons nous faire de ces gens là ?"

Emile Zola, Mes haines, préface.

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:13

- " Jourdan, tu te souviens d'Orion-fleur-de-carotte ?

- Je me souviens

- Le champ que tu labourais, le tabac que tu m'as donné ?

- Je me souviens.

- Tu m'as demandé : "N'as tu jamais soigné les lépreux ?"

- Je me souviens comme d'hier. Tu m'as répondu : "non je n'ai jamais soigné les lépreux."

- Tu trainais une grande peine.

- Oui

- Plus de goût.

- Non

- Plus d'amour.

- Non.

- Rien.

- La vieillesse, dit Jourdan.

- Tu te souviens, dit Bobi, de la grande nuit ? Elle fermait la terre sur tous les bords.

- Je me souviens.

Alors je t'ai dit : "Regarde la-haut, Orion-fleur-de-carotte, un petit paquet d'étoiles."

"Et si je t'avais dit "Orion" tout seul, dit Bobi, tu aurais vu les étoiles, pas plus, et, des étoiles, ça n'étaient pas la première fois que tu en voyais, et ça n'avait pas guéri les lépreux cependant. Et si je t'avais dit "fleur de carotte" tout seul, tu aurais vu seulement la fleur de carotte comme tu l'avais vu mille fois sans résultat. Mais je t'ai dit "Orion-fleur-de-carotte", et d'abord tu m'as demandé : "pardon ?" pour que je répète, et je l'ai répété. Alors tu as vu cette fleur de carotte dans le ciel et le ciel a été fleuri.

- Je me souviens, dit Jourdan à voix basse.

- Et tu étais déjà un peu guéri, dis la vérité.

- Oui dis Jourdan.

Bobi laissa le silence s'allonger. Il voulait voir. Tout le monde écoutait. Personne n'avait envie de parler.

"De cet Orion-fleur -de-carotte, dit Bobi, je suis le propriétaire. Si je ne le dis pas personne ne voit ; si je le dis, tout le monde voit. Si je ne le dis pas, je le garde. Si je le dis, je le donne. Qu'est-ce qui vaut mieux ?"

Jourdan regarda droit devant lui sans répondre.

Le monde se trompe, dit Bobi. Vous croyez que c'est ce que vous gardez qui vous fait riche. On vous l'a dit. Moi, je vous dit que c'est ce que vous donnez qui vous fait riche. Qu'est-ce que j'ai moi, regardez-moi."

Il se dressa. Il se fit voir. Il n'avait rien. Rien que son maillot et, dessous, sa peau. Il releva ses grands bras, agita ses longues mains vides. Rien. Rien que ses bras et ses mains.

Vous n'avez pas d'autre grange que  cette grange -là, dit il en frappant sa poitrine. Tout ce que vous avez entassé hors de votre coeur est perdu."

 

Jean Giono, Que ma joie demeure,  Grasset, 1935

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 09:05

"La parole est tout.

Elle coupe, écorche.

Elle modèle, module.

Elle perturbe, rend fou.

Elle guérit ou tue net.

Elle amplifie, abaisse selon sa charge.

Elle excite ou calme les âmes."

 

Komo-Dibi, chantre malien du Komo (société d'initiation bambara)


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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 16:04

L'empire de l'amour propre

 

"L'amour-propre est l'empire de soi-même et de toute chose pour soi ; il rend les hommes idolâtres d'eux-mêmes, et les rendraient les tyrans des autres, si la fortune leur en donnait les moyens...Rien n'est si impétueux que ses désirs ; rien de si caché que ses desseins, rien de si habile que ses conduites : ses souplesses ne se peuvent représenter, ses transformations passent celles des métamorphoses, et ses raffinement ceux de la chimie...Il est dans tous les états de la vie et dans toutes les conditions ; il vit partout et il vit de tout, il vit de rien ; il s'accomode des choses et de leur privation ; il passe même dans le parti des gens qui lui font la guerre, il entre dans leurs desseins, et ce qui est admirable, il se hait lui-même avec eux, il conjure sa perte, il travaille même à sa ruine ; enfin il ne se soucie que d'être, et pourvu qu'il soit, il veut bien être son ennemi. Il ne faut donc pas s'etonner s'il se joint des fois à la plus rude austérité, et s'il entre si hardiment en société avec elle pour se détruire, parceque, dans le même temps qu'il se ruine en un endroit, il se rétablit en un autre ; quand on pense qu'il quitte son plaisir, il ne fait que le suspendre ou le changer et qu'on croit en être défait, on le retrouve qui triomphe dans sa propre défaite...

L'amour-propre est le plus grand de tous les flatteurs.

Quelque découverte que l'on ait faite dans le pays de l'amour propre, il y reste encore bien des terres inconnues.

L'amour-propre est plus habile que le plus habile homme du monde."

 

La Rochefoucauld (1613-1680), Maximes


  Les Maximes illustrent une thèse pessimiste sur l'Homme. La Rochefoucauld comme Pascal, considère les hommes "dans cet état déplorable de la nature corrompue par le péché." Il dénonce l'empire de l'amour-propre où il voit la source des passions les plus diverses, le ressort de presque toutes nos actions, même lorqu'elles semblent inspirées par quelque vertu désintéressée. (Lagarde et Michard XVIIè s)

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