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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 13:38

L'automne

Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encore, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L'air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? ...

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.

Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques, 1820

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Vincent Van Gogh, La chute des feuilles, 1889

 

Une idée originale de Celsmoon

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 15:39

le-bateau-fantome.jpgRésumé de l'éditeur


Attention ! Dans ce livre se cachent des HOLOGRAMMES absolument terrifiants ! Supporteras-tu la vision du Bateau Fantôme et de son capitaine ? Auras-tu la force de découvrir comment Edgar échappe à une mort certaine ? Pour le savoir, prends ton courage à deux mains et embarque sur le Garnement des mers...

 

 

En quelques mots


Ce livre hologramme raconte l'histoire du capitaine Oursin et de son équipage à bord du Garnement des mers, transportant les bijoux et les cadeaux de mariage de la princesse  Miranda. Abordé par des pirates, en pleine mer, au milieu des requins, l'équipage se bat pour préserver le trésor. Ce livre est magique, les couleurs sont resplendissantes. L'histoire est empreinte de merveilleux, des sirènes répondent aux marins et leur vienent en aide provoquant des tourbillons de mer fantastiques. Une histoire de pirates qui se termine bien, comme dans un rêve.

 

Edition : Albin Michel Jeunesse, 1996

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 15:00

l'univers animé des dinosaures-copie-1Résumé de l'éditeur

Plongez au coeur de l'ère mésozoïque à la rencontre des géants du jurassique, des prédateurs effrayants du crétacé, des monstres ailés et des créatures marines qui peuplaient la Terre d'alors...

Les animations variées et les textes documentés de l'ouvrage permettront une approche fascinante de ces " terribles reptiles " qui nous passionnent toujours aujourd'hui.

 

En quelques mots

Il y a des centaines de millions d'années vivaient sur notre planète des reptiles étonnants, à la peau écailleuse, dotés d'une longue queue et de griffes. Carnivores ou herbivores, bipèdes ou quadrupèdes, ces animaux impressionnants sont présentés dans un livre animé de nombreuses frises historiques, et sont replacés dans leur environnement. La dérive des continents et le climat durant les périodes triasique, jurassique et crétacé sont explicités. On y découvre l'étude des fossiles, l'histoire des noms, les comportements, l'alimentation des différentes espèces de dinosaures, saurischiens et ornithischiens. Les mésozoïques, ces grands reptiles volants et autres ptérosaures côtoient dans le livre les grands animaux marins préhistoriques. Puis sont présentés les dinosaures de l'extrême, les plus terrifiants, les plus rapides, ceux qui vivaient le plus longtemps, les titans, les fortes têtes. Les animations sont nombreuses et variées : maquettes de dinosaures en double page, dépliants, roues, et languettes agrémente ce livre riche d'informations.

 


Editions Quatre fleuves, 2006

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 19:12

Aujourd'hui, journée du patrimoine, je suis allée visiter le Château de Maisons-Laffitte. Ce château a été construit en 1636 à la demande du Marquis de Maisons,  René de Longueil (1586-1677). Il appartenait à l'une des plus anciennes familles du Parlement de Paris dont il sera lui-même président à mortier. C'était une fonction très élevée dans la hiérarchie judiciaire. René de Longueil espérait ainsi être bien vu de Louis XIII qu'il voulait inviter chez lui. En 1645, René de Longueil était gouverneur des Châteaux de Versailles, de Saint-Germain et et d'Evreux. En 1650, Longueil devient Surintendant des Finances avant d'être relevé de cette fonction en 1651 par Mazarin.

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L'architecte François Mansart a réalisé ce château sur les terres que la famille Longueil possédait depuis 1450 à Maisons-sur-Seine, terres sur lesquelles vivaient des pêcheurs depuis le VIème siècle. René de Longueil acquit tous les terrains et bâtiments disponibles dans les environs et agrandit son domaine. Le château de Maisons, construit entre 1642 et 1651, fut inauguré en 1651 par une fête offerte à Anne d'Autriche et son fils Louis XIV alors âgé de 12 ans. Le château resta la propriété des Longueil jusqu'en 1777, date à laquelle le comte d'Artois, frère de Louis XVI et futur Charles X l'acquit.  Le Comte d'Artois entreprit aussi des travaux de restauration et de décoration qu'il confia à l'architecte Bellanger. Après la Révolution, le château devint la propriété du citoyen Lanchère le 2 décembre 1797, puis du Maréchal Lannes, compagnon d'armes de napoléon Ier et de Jacques Laffitte, banquier, un homme très riche, député de la Seine, opposant à Charles X, confronté à partir de 1830 à de graves difficultés financières. Il vendit une partie importante de sa propriété après l'avoir divisé en parcelles de terrain.

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Le vestibule est situé au centre du château. Doté de huit colonnes doriques, c'est un chef d'oeuvre de sculptures. Des groupes mythologiques symbolisent les quatre éléments Jupiter (le feu), Junon (l'air), Neptune (l'eau) et Cybèle (la Terre). Aux quatre coins, des aigles figurent les armes de Longueil. Ce sont des aigles à long oeil.

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Le grand escalier est surmonté d'une coupole. Des sculptures d'enfants symbolisent la musique et le chant, les sciences et les arts, la paix et la guerre, l'amour et l'hymen. Au premier étage se trouve l'appartement du Roi. A droite, le salon d'Hercule est de style baroque, en trompe l'oeil. La grande Galerie est une des plus belles pièces du château. Une cheminée du XVIIème siècle est décorée d'un tableau de Louis XIV, copie de l'oeuvre de Hyacinthe Rigaud. Surmontée de la tribune des musiciens, C'est une salle des fêtes ou de concert. Les murs sont recouverts de boiseries et ornés de tapisseries du XVIII ème siècle exécutées à la manufacture des Gobelins représentant les chasses de Maximilien. La salle ouvre au fond par une grande arcade sur l'antichambre ou "salon d'Hercule".

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La chambre du roi ne servait qu'à recevoir le roi. Le parquet est d'origine. C'est un parquet à compartiments. Le cabinet aux miroirs est un ensemble de miroirs surmontés d'une coupole peinte par Michel Corneille. Sur les murs, des lambris et un parquet de mosaïque en marqueterie de bois, d'os et d'étain. C'était une pièce circulaire destinée au Roi. Les initiales R et M rappellent René de Longueil et Madeleine de Boulenc de Crèvecoeur.

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La chambre du Maréchal Lannes, à droite est de style Empire. Au centre de la pièce se trouve une table de jeu en marqueterie de loupe d'orme. Il s'agit de l'ancien appartement de la Reine que le Maréchal Lannes a fait réaménager lorsqu'il a acquis le château en 1804. Dans cet appartement se trouve également une petite chambre meublée dans le style du XIXème siècle réunissant différents objets et souvenirs de Jacques Laffitte.

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En haut, à gauche, la salle de jeu. La chambre d'apparat de René de Longueil dite aussi salon des captifs possède une cheminée monumentale. Elle a été conçue par le sculpteur Gilles Guérin en hommage à Louis XIII. Un médaillon à l'effigie de Louis XIII est plaçé au centre de la partie supérieure. Il est soutenu par deux prisonniers symbolisant les victoires remportées par Louis XIII pendant la guerre de trente ans. Au milieu se trouve un bas relief qui représente le triomphe de Louis XIII sur un char. La plaque de fonte de la cheminée présente les armes des Longueil. Le salon des captifs est orné de peintures, dont le paysage en cascade de Hubert Robert (1779) et la baie de Naples avec le Vésuve en éruption de Pierre-Jacques Antoine Volaire (1774).

 

Pour en savoir plus sur le château et son histoire, c'est ici

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 16:12

Avant de commencer le challenge biographie auquel je participe, je souhaitais présenter les muses, en particulier Clio, la Muse de l'Histoire et sa mère Mnémosyne, la déesse de la mémoire et du souvenir.

 

Les muses sont les filles de Zeus et de Mnémosyne. Mnémosyne est la fille de Gaïa (la Terre) et d’Ouranos (le Ciel) qui donna naissances aux neuf muses. Elle est la déesse de la mémoire qui représente la conquête par l'homme de son passé individuel . Elle fut aimée de Zeus qui coucha avec pendant neuf nuits. Après un an, au sommet de l’Olympe, Mnémosyne donna naissance à  neuf filles qu’on appela « Les Muses ».

 

Clio est l'une d'entre elle ; son nom du grec kléos, signifie le renom, la gloire. D'abord muse de l'épopée, elle est devenue celle de l'histoire, qui immortalise la gloire des grands hommes, chante les exploits des guerriers et la renommée d'un peuple, permet de comprendre le monde et son devenir. Elle représente la conquête par l'homme de son passé collectif. Unie à Piéros (de Thessalie) elle aurait donné naissance à Hyakinthos ou Hyacinthe, un jeune homme d'une grande beauté. L'aède Thamyris s'en éprend, donnant ainsi naissance à la pédérastie. Hyacinthe est aimé d'Apollon et tué accidentellement par lui, au cours d'un jeu de disque ; de son sang naît une fleur, dont les pétales portent l'initiale du jeune homme, la lettre Y ou selon la version, le mot AI cri de lamentation d'Appollon. Thaède qui a défié les muses dans un exercice musical sera aveuglé par elles.

 

Clio est représentée avec une tablette et un stylet ou avec un livre, un parchemin.  Couronnée de lauriers, elle tient dans sa main droite soit une trompette, pour proclamer les hauts faits, soit une cithare, pour chanter les exploits d’un héros, soit une clepsydre, emblème de l’ordre chronologique des événements. Le clepsydre était un appareil qui servait à mesurer le temps par un écoulement régulier d’eau d’un vase dans un autre, muni d’une échelle horaire.

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Les Muses (Clio, Euterpe et Thalia) Eustache Lesueur (1640)


 

 

Six Muses sont sculptées dans le grès sur le fronton de l’Opéra de Strasbourg, situé Place Broglie. Le sculpteur est Landolin Ohmacht (1760-1834).  Clio tient dans ses mains une table, emblème de l’ordre chronologique des événements. L'opéra national du Rhin, opéra d'europe, a réalisé un dossier pédagogique à l'attention du jeune public . Il est consultable ici

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 09:41

Beethoven , Ode à la joie et Bach, Jesus que ma joie demeure

 

 

Oh ces larges beaux jours dont les matins flamboient !
La terre ardente et fière est plus superbe encor
Et la vie éveillée est d'un parfum si fort
Que tout l'être s'en grise et bondit vers la joie.

Soyez remerciés, mes yeux,
D'être restés si clairs, sous mon front déjà vieux,
Pour voir au loin bouger et vibrer la lumière ;
Et vous, mes mains, de tressaillir dans le soleil ;
Et vous, mes doigts, de vous dorer aux fruits vermeils
Pendus au long du mur, près des roses trémières.

Soyez remercié, mon corps,
D'être ferme, rapide, et frémissant encor
Au toucher des vents prompts ou des brises profondes ;
Et vous, mon torse droit et mes larges poumons,
De respirer, au long des mers ou sur les monts,
L'air radieux et vif qui baigne et mord les mondes,

Oh ces matins de fête et de calme beauté !
Roses dont la rosée orne les purs, visages,
Oiseaux venus vers nous, comme de blancs présages,
Jardins d'ombre massive ou de frêle clarté !

A l'heure où l'ample été tiédit les avenues,
Je vous aime, chemins, par où s'en est venue
Celle qui recélait, entre ses mains, mon sort ;
Je vous aime, lointains marais et bois austères,
Et sous mes pieds, jusqu'au tréfonds, j'aime la terre
Où reposent mes morts.

J'existe en tout ce qui m'entoure et me pénètre.
Gazons épais, sentiers perdus, massifs de hêtres,
Eau lucide que nulle ombre ne vient ternir,
Vous devenez moi-même étant mon souvenir.

Ma vie, infiniment, en vous tous se prolonge,
Je forme et je deviens tout ce qui fut mon songe ;
Dans le vaste horizon dont s'éblouit mon oeil,
Arbres frissonnants d'or, vous êtes mon orgueil ;
Ma volonté, pareille aux noeuds dans votre écorce,
Aux jours de travail ferme et sain, durcit ma force.

Quand vous frôlez mon front, roses des jardins clairs,
De vrais baisers de flamme illuminent ma chair ;
Tout m'est caresse, ardeur, beauté, frisson, folie,
Je suis ivre du monde et je me multiplie
Si fort en tout ce qui rayonne et m'éblouit
Que mon coeur en défaille et se délivre en cris.

Oh ces bonds de ferveur, profonds, puissants et tendres
Comme si quelque aile immense te soulevait,
Si tu les as sentis vers l'infini te tendre,
Homme, ne te plains pas, même en des temps mauvais ;
Quel que soit le malheur qui te prenne pour proie,
Dis-toi, qu'un jour, en un suprême instant,
Tu as goûté quand même, à coeur battant,
La douce et formidable joie,
Et que ton âme, hallucinant tes yeux
Jusqu'à mêler ton être aux forces unanimes,
Pendant ce jour unique et cette heure sublime,
T'a fait semblable aux Dieux.

 

Emile Verhaeren (1855-1916), La joie

 

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La joie de vivre, Victor Prouvé, 1902. Huile sur toile. Nancy, Musée des Beaux-Arts, dépôt du Musée de l'Ecole de Nancy
(Photo : C. Phillipot, © ADAGP, Paris 2008/ Musée des Beaux-Arts de Nancy)

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 13:16

A l'occasion de l'exposition La Collection Clark à Giverny, de Manet à Renoir - Musée des impressionnismes à Giverny 12 juillet - 31 octobre 2011 , je suis allée visiter la maison et les jardins de Claude Monet. Le peintre y a vécu quarante-trois ans, de 1883 à 1926. Au rez de chaussée se trouvent notamment le premier atelier Monet,  devenu par la suite un salon avec des sièges en rotin de style anglais et des  toiles du peintre aux murs, la salle à manger avec ses murs jaunes recouverts d'estampes japonaises, la cuisine aux carreaux bleu de Rouen. Au premier étage se trouve la chambre de Monet et ses larges fenêtres d'où l'on peut admirer les jardins.

 

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En face de la maison, une grande allée mène au portail. Elle est dominée par des arceaux métalliques. Les jardins sont une véritable oeuvre d'art, un tableau vivant. De chaque côté, les massifs se succèdent tels une palette de couleur. Un pont japonais vert mène au jardin d'eau et aux nymphéas, les nénuphars du jardin.

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Je vous recommande de regarder l'excellent documentaire sur Clause Monet diffusé sur france 2, le mardi 3 septembre 2011 qui est très complet. Tourné au printemps, il offre des vues magnifiques sur les jardins et apporte de nombreux éclairages sur la vie et le parcours du peintre.  Il est présenté par Stephan Bern dans Secrets d'histoire.

Allez aussi visiter le blog d'Ariane spécialisé sur Giverny et le blog d'Isa-Marie,  qui présente un livre de Brigitte et Philippe Perdereau sur Giverny et les jardins de Claude Monet.

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 12:05

Puis un laboureur dit : "Parle-nous de Travail".

Et il répondit, en disant :

"Vous travaillez pour vous maintenir au diapason de la terre et de l'âme de la terre.

Car être oisif c'est devenir étranger aux saisons, et s'écarter de la procession de la vie qui marche avec majesté et fière soumission vers l'infini.

Quand vous travaillez, vous êtes une flûte, où, à travers son coeur, les soupirs de vos heures se métamorphosent en mélodie.

Qui parmi vous souhaiterait rester tel un roseau vierge de son, alors qu'autour de vous tout chante à l'unisson ?

Il vous a toujours été dit que le travail est malédiction et le labeur un malheur.

Mais moi je vous dis que quand vous travaillez vous oeuvrer à réaliser une parcelle du rêve le plus ancien de la terre, qui vous fut attribué quand naquit ce rêve,

Et vivre en harmonie avec le travail c'est en vérité aimer la vie,

Et aimer la vie à travers le travail c'est être initié au secret le plus intime de la vie.

Mais si dans votre douleur vous appelez la naissance une affliction et le poids de la chair une malédiction inscrite sur votre front, alors sachez que seule la sueur de votre front pourra laver ce qui y est inscrit."

Il vous a été dit aussi que la vie n'est que ténèbre, et à chaque fois que vous soupirez de lassitude, vous le répétez tout bas, en vous faisant l'écho de ceux qui avant vous ont été las.

Or moi je vous dit que la vie est ténèbre si elle n'est pas animée par un élan,

Et tout élan est aveugle s'il n'est pas guidé par le savoir,

Et tout savoir est vain s'il n'est pas accompagné de labeur,

Et tout labeur est futile s'il n'est pas accompli avec amour ;

Et quand vous travaillez avec amour vous resserrez vos liens avec vous-même, avec autrui, et avec Dieu."

Et qu'est-ce que travailler avec amour ?

C'est tisser un vêtement avec des fils tirés de votre coeur, comme si votre bien-aimée devait le porter.

C'est construire une maison avec affection, comme si votre bien-aimée devait y habiter.

C'est semer des graines avec tendresse et récolter la moisson avec joie, comme si votre bien-aimée devait en manger le fruit.

C'est insuffler en toutes choses que vous façonnez un zéphyr de votre esprit,

Et savoir que tous les morts bienheureux se tiennent auprès de vous et vous regardent.

Je vous ai souvent entendu répéter, comme si vous balbutiiez dans votre sommeil : "Celui qui travaille le marbre, et découvre la forme de son âme dans la pierre, est plus noble que celui qui travaille la terre.

Et celui qui saisit l'arc-en-ciel et parvient à le coucher sur sa toile sous forme de portrait d'homme, est plus honorable que celui qui fabrique des sandales pour nos pieds."

Mais je vous réponds, non pas dans mon sommeil mais au zénith de mon éveil, que le vent ne murmure pas au chêne géant des mots plus caressants que ceux qu'il adresse au plus frêle des brins d'herbe;

La grandeur réside en celui qui transforme la voix du vent en une mélodie rendue plus suave par son propre amour."

Le travail est l'amour rendu visible.

Et si vous ne pouvez travailler avec amour mais seulement avec répugnance, mieux vaut abandonner votre travail et vous asseoir à la porte du temple, demandant l'aumône à ceux qui oeuvrent avec joie.

Car si vous pressez le pain avec indifférence, votre pain sera amer et n'assouvira qu'à moitié la faim de l'homme.

Et si vous pressez les grappes de raisin à contre-coeur, vous distillerez le poison de votre rancoeur dans le vin.

Et même si vous chantez comme des anges, sans être pour autant passionné de chant, vous rendrez l'homme sourd aux voix de jour et aux voix de la nuit."

 

Khalil Gibran A propos du travail

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 19:45

Stigma est une lettre grecque signifiant marque, piqûre. Stigma a une valeur particulière. Elle vaut 6 dans la numération milésienne.

 

Six est le deuxième plus petit nombre composé, ses diviseurs sont 1,2 et 3 . Puisque six est égal à la somme de ces diviseurs, six est un nombre parfait.

 

En latin, le mot stigma signifie stigmate, marque faite au fer rouge. Un deuxième sens lui est attribué. Il signifie également flétrissure, marque d'infamie.

 

Des stigmates sont des blessures, des cicatrices, des marques miraculeuses disposées sur le corps comme les cinq blessures du Christ. Les stigmates sont les traces des plaies infligées à Jésus Christ au cours de sa crucifixion, à chacune de ses deux mains, dans chacun de ses pieds, au côté.

 

Dans l'acception religieuse, stigmates est toujours un nom masculin pluriel, à la différence des significations médicale (plaie, cicatrice), judiciaire (marque d'infamie), militaire (marque faite sur les recrues dans l'Empire romain), botanique et autres.

Diverses personnes auraient présenté, à partir du XIIIème siècle, des marques semblables à celles du Christ sur diverses parties de leur corps :

  • sur les mains ou les poignets, rappelant les plaies causées par les clous ;
  • sur les pieds ou les chevilles, rappelant les plaies causées par les clous ;
  • sur la tête, rappelant les plaies causées par la couronne d'épines ;
  • sur le dos, rappelant les coups de fouet ;
  • sur le flanc, rappelant la plaie causée par une lance.

 

 

Ces personnes sont dites « stigmatisées ». À ce jour, l'Eglise catholique romaine n'a reconnu que deux stigmatisés par décision pontificale : François d'Assise et Catherine de Sienne. De nombreux tableaux et sculptures les représentent recevant les stigmates.

 

La stigmatisation est un sérieux désaccord social de caractéristiques ou croyances personnelles qui sont perçues comme allant à l'encontre des normes culturelles. Selon Erving Goffmann, la stigmatisation d'un individu intervient lorsqu'il présente une variante relative par rapport aux modèles offerts par son proche environnement

 

Une destigmatisation serait une réhabilitation, la révision d'une condamnation ou réputation infamante.

 

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 10:47

Paroles-de-poilus.jpgRésumé de l'éditeur

Ils avaient dix-sept ou vingt-cinq ans. Se prénommaient Gaston, Louis, René. Ils étaient palefreniers, boulangers, colporteurs, ouvriers ou bourgeois. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers... Sur huit millions de mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de quatre millions subirent de graves blessures... Des mots écrits dans la boue et qui n'ont pas vieilli d'un jour. Des dessins chargés d'émotion qui marqueront les esprits. Des témoignages déchirants qui devraient inciter les générations futures au devoir de mémoire, au devoir de vigilance comme au devoir d'humanité... Agrémenté d'une nouvelle préface de Jean-Pierre Guéno et de six pages de fictions inédites, ce docu-réalité en couleurs nous transporte au coeur des tranchées pour découvrir de l'intérieur l'horreur de la guerre, mais aussi et surtout la lucidité de ses principales victimes.

 

En quelques mots

 

Ce recueil de lettres illustrées, traite de l'incompétence de la haute hiérarchie militaire française pendant les premières années de la guerre, de son manque d'humanisme, révélé par la parole individuelle des Poilus disant le vrai poids de leurs souffrances. Une vingtaine de dessinateurs de bande dessinée contemporains ont adaptés l'une des vingt plus belles lettres  de Paroles de Poilus, décrivant les scènes de son martyre. Les lettres sont classées de façon thématique. Premier été, saison du départ et du baptème du feu, automnes, saisons ensanglantées, saisons de la mort et du pourissement. Hivers, saisons des tracas de la nature, des maladies, des problèmes d'intendance, de la vermine, des brimades hiérarchiques. Printemps, saisons du cafard et de la nostalgie. Etés, saisons des amours à distance, des aveux contrariés. Dernier automne, saison des ultimes boucheries et de la paix qui revient.


Henri aimé Gauthé fait de lui un autoportrait, Maurice Drans décrit l'éparpillement macabre du cimetière sans croix, sans couverture, les gisements épars de cadavres inombrables, sans sépulture et sa vie dans l'horreur et le froid. Désiré Edmond Renault, le 22 aout 1914 décrit les balles qui pleuvent et les blessures, les fusillades au beau milieu de la nuit, l'odeur du sang, l'intervention de la croix rouge et le soin des blessés sous les bombardements, Il est fait prisonnier, installé dans un wagon à bestiaux et doit quitter la France. Jacques Ambrosini, le 19 mai 1915 fait état des bléssés que l'on achève sur place, des desertions. René Jacob parle des cadavres qu'on recouvre de chaux, de leurs figures grimaçantes, de leurs attitudes contorsionnées, du pillage des maisons. Henri Aimé Gauthé décrit les permissions, le repos du guerrier, vautré dans la fange. Marcel Garrigue parle d'exécution et de peloton. Raymond Rollinat décrit un bal dans la buvette d'une gare avant l'ultime départ des poilus. Martin Vaillagou écrit à son fils et renonce à lui envoyer des trophées de guerre leur substituant de petites fleurs de primevère. Maurice Drans se montre nostalgique et pense à son bonheur familial passé. Louis Bloch conteste une facture de compteur à gaz.. 

 

A la lecture de la correspondance des Poilus, Pétain a changé de stratégie et a choisi un soldat inconnu pour l'immortaliser en hommage à tous les Poilus, inhumé sous l'Arc de Triomphe.

 

C'est un recueil remarquable à lire absolument. L'émotion passe, à la fois pudique et humaine, l'essentiel est dit. Ce collectif ne laisse pas indifférent. Les dessins illustrent remarquablement les horreurs décrites.

 

Editions Librio, 2006, 78 p.

 

challenge histoireJe participe au challenge Histoire organisé par Jelydragon

 

 

 

 


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Une année en Russie - édition 2011

 

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