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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 13:05

romans et nouvelles IRachel contre Dieu, Le chandelier enterré et Les deux jumelles sont extraites du recueil Romans et nouvelles publié au livre de poche dans la collection la pochothèque qui comprend aussi Conte crépusculaire, Brûlant secret, La peur, Amok, La femme et le paysage, La nuit fantastique, Lettre d'une inconnue, La ruelle au clair de lune, Vingt quatre heures de la vie d'une femme, La confusion des sentiments, La collection invisible, Leporella, Le bouquiniste Mendel, Révélation inattendue d'un métier, Virata, La pitié dangereuse et Le joueur d'échecs.

Rachel contre Dieu. Légende.


En quelques mots
La première version de ce récit a paru en 1927. L'action se déroule entre la terre et les cieux, devant l'assemblée des anges, des archanges et des âmes des morts, au dessus de Jérusalem, avant la diaspora. La colère de Dieu s'abat sur le peuple de Jérusalem, faisant trembler la terre et les cieux et réveillant les morts, jusqu'à ce que Rachel, l'aïeule d'Israël, apparaisse suppliant Dieu de l'écouter. Par la force de sa parole, elle s'oppose aux desseins de Dieu. Elle raconte l'épreuve  que son père jadis lui avait imposée avant de la trahir et de l'obliger à renoncer à Jacob, son prétendant,  au nom de Dieu. Elle  témoigne de sa miséricorde et demande à Dieu de montrer sa pitié.


Ce que j'en ai pensé

L'histoire cruelle des relations familiales de Rachel et de son abnégation confèrent à ce personnage biblique une force phénoménale. L'auteur nous laisse ici imaginer l'intensité des sentiments de Rachel, de sa colère en particulier, à l'image de la force que Dieu manifeste en cet instant.

Le chandelier enterré. Légende.


En quelques mots

Le chandelier enterré est une légende  édifiante, composée en 1934, qui a paru pour la première fois en 1936. Elle est construite autour de deux personnages principaux exceptionnels, le Rabbi Eliezer et l'Eprouvé Benjamin Marnefesch, chargé de faire rendre à la communauté juive la Menorah, le chandelier à sept branches, qui lui a été ravie ce qui oblige le peuple juif à la suivre dans son exil pour mieux la protéger, réveillant la solidarité et l'unité des juifs dispersés dans le monde. Cette légende décrit le desespoir de tout un peuple contraint à l'exil, la permanence de l'oppression, de l'injustice faite aux juifs et la détermination de ce peuple.
En juin 455, les Vandales pillent Rome et emportent avec eux le chandelier de Moïse, qui avait appartenu au temple de Schelomo avant d'être ramené par Titus de Jeruscholajim. Le sage Rabbi Eliezer commande à tous les hommes de plus de 70 ans d'accompagner le chandelier et emmène avec lui Benjamin, un jeune enfant de sept ans afin qu'il témoigne plus tard de l'usage de l'objet saint. Pendant le trajet il raconte à l'enfant l'histoire et le périple de ce chandelier. Arrivé au port et, n'écoutant que son coeur, Benjamin tente de récupérer l'objet saint perché sur le dos d'un esclave et se blesse durablement au bras, avant que le gallion prenne le large. Des années plus tard, à 87 ans, lors de l'effondrement de l'empire des Goths, il se rend à Byzance pour tenter de délivrer la Menorah et se présente devant l'empereur Justinien qui ordonne de ramener l'objet à Jerusalem et de le placer sous l'autel de l'église construite par Théodora afin de témoigner de la supériorité de sa croyance. Profondément déçu, Benjamin aspire au repos éternel, lorsque l'orfèvre Zaccharie est autorisé à réaliser une copie parfaite du chandelier. Indifférent au caractère sacré de cet objet, le trésorier choisit par hasard la copie pour l'empereur. Benjamin décide de transporter le chandelier dans un cercueil jusquà Jerusalem et l'enterre dans un endroit connu de lui seul avant de mourir dans un champ.


Ce que j'en ai pensé

J'ai particulièrement aimé cette légende édifiante, qui est un vrai  récit d'aventures. L'auteur nous tient en haleine dans le récit de toutes ces pérégrinations donnant une description vivante et trés réaliste des rites protoclaires et religieux de l'époque romaine.

Les deux jumelles. Conte drolatique.


En quelques mots

Ce conte a paru en 1936. C'est un récit enchassé ayant pour cadre une ville du midi aquitain. Le narrateur découvre un édifice surmonté de deux tours, la maison des soeurs. Il lie conversation avec un homme attablé à la terrasse d'un café pour en savoir davantage sur cet édifice. Il apprend qu'à l'époque du roi Théodose, un lombard nommé Hérilunt s'était épris d'une belle marchande qu'il avait épousé sur le champ avant de mourir révolté et ruiné. Sa femme avait accouché de deux jumelles, Hélène et Sophie aussi semblables physiquement que différentes de caractère, l'une devenant courtisane et l'autre un exemple de vertu féminine jusqu'à ce que par orgueil, Sophie mette à l'épreuve sa dévotion. Elle s'était substituée à Hélène pour recevoir son bel amant et avait fini par prendre le chemin de sa soeur. Puis, se repentant l'une et l'autre, à l'aube de la vieillesse, elles avait fait  don de toutes les richesses accumulées. Un hospice avait été construit avec deux tours dentelées, en mémoire des deux soeurs.

 

Ce que j'en pense

A première vue, ce conte semble moins intéressant que les autres écrits de Zweig. Beaucoup plus court aussi, il aurait été écrit pour échapper à l'horreur de la guerre. En matière de moeurs, ce texte fait explicitement référence à l'empereur Théodose Ier, fils du général romain Théodose l'Ancien, élevé par l'empereur Gratien à la dignité d'Auguste en 379. Pour  stabiliser les frontières, d'abord au Nord avec les Goths puis celle de l'Est avec les Perses, Théodose Ier avait enrolé des barbares dans l’armée romaine, en leur laissant une organisation autonome. En Gaule, il avait du  affronter Maxime  qui usurpait le titre d'empereur après avoir défait Gratien. Maxime s’était emparé de toute la préfecture des Gaules. Il fut vaincu en 388. Voulant mettre fin aux mœurs qui avaient jusqu'alors prévalu dans le monde antique, et imposer la morale ascétique préconisée par les chrétiens les plus radicaux, Théodose Ier publia une loi qui punissait de mort les homosexuels.

Editeur Livre de poche, collection La Pochothèque, 1991, 1191 p.

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 11:57

romans et nouvelles ILa collection invisible, Leporella, Le bouquiniste Mendel, Révélation inattendue d'un métier et Virata sont issues du recueil Romans et nouvelles paru aux éditions Livre de poche dans la collection la pochothèque, qui comprend aussi Conte crépusculaire, Brûlant secret, la Peur, Amok, La femme et le paysage, La nuit  fantastique, Lettre d'une inconnue, La ruelle au clair de lune, Vingt quatre heures de la vie d'une femme, La confusion des sentiments, Rachel contre Dieu, Le chandelier enterré, Les deux jumelles, La pitié dangereuse et Le joueur d'échecs.

La collection Invisible. Un épisode de l'inflation en Allemagne.


En quelques mots

Cette nouvelle a paru en 1927. Dans le train, le narrateur rencontre un des antiquaires les plus connus de Berlin et s'entretient avec lui de l'engouement des nouveaux riches pour les oeuvres d'art, de sa recherche de collections particulières et de sa rencontre en Saxe avec un vieux conseiller forestier aveugle, collectionneur et fin connaisseur en estampes. Il avait était accueilli chez lui par sa femme. Fier de cette visite, le collectionneur avait proposé à l'antiquaire de lui montrer ses collections mais cet instant avait été discrètement repoussé par sa femme qui, avec sa complicité, avait fixé le rendez-vous l'après midi et proposé que sa fille Anne Marie le conduise chez eux. Celle-ci lui apprit qu'en raison de la crise, leur famille avait été confrontée à de graves difficultés matérielles et que sa mère et elle avaient vendu quelques pièces de la collection sans que son père le sache, substituant des reproductions dans les vieux passe-partout afin qu'il ne se doute de rien. L'antiquaire promit de garder le secret et d'entretenir au cours de cette présentation, les illusions du collectionneur aveugle.

 

Ce que j'en pense

Cette nouvelle décrit  avec beaucoup de tendresse les efforts de ces trois personnages pour préserver les illusions d'un vieil aveugle passioné, des effets de la crise économique d'après guerre.

Leporella

 

En quelques mots

  Cette nouvelle a paru pour la première fois en 1925. Crescientia Anna Aloisia Finkenhuber, alias Crescenz, enfant illégitime, a 39 ans. Elle est disgracieuse et lourde, obsessionnelle, triste et silencieuse. Repérée pour ses qualités de cuisinière, elle est placée à Vienne au service du baron F. et de sa femme, chez qui régne une atmosphère de discorde orageuse. Une simple causerie avec le baron bouleverse un jour Crescenz, après deux ans de service. Elle redouble de soin à son égard et se met à détester son épouse. La discorde s'intensifiant au sein du couple, le médecin recommande à la baronne un séjour de deux mois dans un sanatorium et Crescenz reste seule avec le baron, extériorisant sa joie et redoublant d'attention, se faisant la complice des aventures exta conjugales de son maitre vénéré, de sorte qu'il l'appelle Leporella. Elle, si taciturne, devient tout d'un coup sociable et conserve les billets de théâtre qu'il lui donne pour la remercier comme autant de reliques. Au retour de son épouse, Crescenz se mure dans un silence agressif et dangereux. L'atmosphère lourde et contenue de ce retour contraint le baron à partir à la chasse pour huit jours et Crescenz, compatissante, est résolue à mettre fin à cette situation. Trois jours plus tard, l'épouse du baron est retrouvée morte et le médecin légiste conclut à un suicide. Ne supportant plus la présence de Crescenz, le baron quitte Vienne plusieurs mois puis embauche un nouveau valet de chambre qui l'alerte sur l'attitude et la dangerosité de sa cuisinière. Il est autorisé à la mettre à pied huit jours si elle persiste dans cette attitude. La fin trouble et tragique de cette nouvelle témoigne de la dépendance de cette servante fidèle en quète d'un père.

Le bouquiniste Mendel. Un épisode de la Vienne d'avant et d'après la 1ere guerre mondiale.


En quelques mots

  Ce récit a paru pour la première fois en 1929. Surpris par une averse, le narrateur se réfugie dans un café viennois et reconnait en ce lieu la place du bouquiniste Jakob Mendel, qu'il avait connu alors qu'il était jeune étudiant et qu'il cherchait des livres anciens sur le magnétisme. Cet homme passionné, perdant toute notion de la réalité qui l'entourait lorsqu'il était plongé dans la lecture, était doué d'une étonnante mémoire et capable de dénicher les livres les plus introuvables. Interrogeant le personnel il apprend d'une ancienne employée que le bouquiniste qui travaillait encore au café  au début de la guerre, avait été arrété par un gendarme et un agent de la Secrète, pour avoir adressé en territoire ennemi deux cartes postales par lesquelles il réclamait les numéros d'abonnement qu'il avait payé d'avance. Après enquête, le gouvernement avait découvert qu'il était russe et qu'il vivait en Autriche sans autorisation. Il avait été envoyé au camp de concentration pour les civils russes près de Komorn pendant deux ans sans livre et sans argent. Il avait pu revenir à Vienne en 1917 grâce à l'intervention de clients hauts placés et s'était réinstallé au café. Mais il avait changé et lorsque le nouveau propriétaire avait entrepris de transformer le café, il l'avait chassé. Il mourut peu de temps après, laissant à l'employée un livre en souvenir.

 


Ce que j'en pense

  Zweig dans cette nouvelle témoigne d' une grande tendresse à l'égard de ce personnage hors du temps et des réalités qui l'entourent, un homme totalement dévoré par sa passion des livres, qui n'a pas conscience de son talent, mais qui confronté à l'horreur de la guerre et frustré par l'absence de livre, arraché à son environnement de prédilection, perd tout intérêt pour les autres. Finalement sa passion exclusive le fragilise et l'issue de cette nouvelle est assez cruelle. Heureusement que le narrateur et la vieille employée sont là pour garder sa mémoire.

Révélation inattendue d'un métier.


En quelques mots
Cette nouvelle a paru pour la première fois en 1934. Assis à la terrasse d'un café sur le boulevard de Stasbourg à Paris, un jour d'avril 1931, le narrateur remarque un étrange personnage qu'il prend d'abord pour un détective avant de se rendre compte qu'il s'agit d'un pickpocket. Il observe le travail de cet homme, témoin inattendu de ses compétences techniques qu'il admire. Il ressent une sorte d'empathie pour ce pauvre homme en guenilles qui déploie une énergie étonnante et il devient partie prenante de ses actions. Une première fois exercé son larcin sur une ménagère, il décide de le suivre et de l'épier, constatant son dépit à l'examen de son maigre butin, attablé, ereinté, devant une bouteille de lait. Puis  il se rend à l'hôtel Drouot, au milieu d'une cohue effrayante. L'attention de la foule compacte et tendue est captée par l'action de l'huissier et du commissaire priseur et le narrateur éprouve une véritable fascination à l'observer avant de devenir lui-même victime du pickpocket.

Virata. Légende.

 


En quelques mots

Ce récit légendaire est un conte philosophique paru en 1922. Au pays de Birwagha, Virata est nommé "l'Eclair du glaive" en raison de ses performances à la chasse et au combat. C'est un homme juste et loyal envers le roi qu'il sert. Il accepte de réprimer une rébellion au sein du royaume. Au cours d'un combat, il tue son frère ainé et après la victoire, il est nommé conducteur suprême des armées par le roi mais il refuse cette charge en raison de l'avertissement que l'Invisible lui a envoyé afin qu'il sache que celui qui ôte la vie à un homme tue son frère. Il accepte de devenir le premier des juges du roi. Il est tellement respecté dans ses fonctions qu'on l'appele "Source de la justice" d'un bout à l'autre du territoire des Radjpoutes. A la suite d'un jugement rendu pour une faute capitale, il demande au roi de lui accorder une pause, le temps d'une lune afin de ressentir la souffrance de la captivité et de connaitre la portée de ses actes. Dans l'obscurité d'une cellule, il atteind un état de contemplation immobile et, une fois libéré de sa geôle, il demande à être relevé de ses fonctions. Il est alors nommé "le champ du conseil" par les autres, proches et étrangers, qui le sollicitent pour régler leurs litiges. Six ans après le début de sa retraite il est confronté à la souffrance d'un esclave battu pour mauvais services et il ordonne aux siens de libérer les esclaves chez lui. Pour vivre exempt de toute faute, il décide de vivre seul comme un ermite. Il est alors nommé "l'Etoile de la solitude", jusqu'au jour où rencontrant la femme du tisserand Paratika, père de trois enfants, qui avait suivi son exemple et abandonné sa maison, sa fortune et sa famille à la pauvreté, laissant mourir ses trois enfants, il est  accusé d'en être responsable par orgueil. Il décide de revenir vivre parmi les hommes ; il meurt humblement en qualité de maitre du chenil et tombe dans l'oubli total. La construction du récit se réalise autour de ces quatre vertus du héros.

Editeur : Livre de Poche, Collection la Pochothèque, 1991, 1191 p.

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 08:36

romans et nouvelles ILa ruelle au clair de lune, Vingt quatre heures de la vie d'une femme et La confusion des sentiments font partie du recueil de romans et nouvelles publié au livre de poche dans la collection pochothèque qui comprend aussi Conte crépusculaire, Brûlant secret, La peur, Mamok, La femme et le paysage, La nuit fantastique, Lettre d'une inconnue, La collection invisible, Leporella, Le bouquiniste Mendel, Révélation inattendue d'un métier,Virata, Rachel contre Dieu, Le chandelier enterré, Les deux jumelles, La pitié dangereuse et Le joueur d'échecs.

La ruelle au clair de lune

 


En quelques mots

Cette nouvelle a paru en 1922. Alors qu'il est en transit pour une nuit dans un petit port français, le narrateur déambule dans les rues du quartier portuaire et entre dans une taverne où il assiste à l'avilissement d'un homme par une femme. C'est un homme humble à l'expression servile qui se confie à lui. Il avait sorti sa femme de la misère, l'obligeant à la remercier à chaque achat qu'il faisait pour elle et à quémander humblement et servilement jusqu'au jour où elle le quitta et inversa les rôles en le traitant plus bas que terre. Il s'agit du récit d'un renversement de perspective dans l'ambiance bien particulière, sombre et un peu trouble du quartier du port. Après qu'elle l'eût quitté, il ressent un amour fou pour elle et se met lui-même en position d'être insulté et humilié.
Cette nouvelle a été adaptée au cinéma par Edouard Molinaro en 1988.
Affiche-la-ruelle-au-clair-de-lune.jpg

Vingt quatre heures de la vie d'une femme

 


En quelques mots

Cette nouvelle parue en 1927, a été portée à l'écran en 1952, en 1967 par Dominique Lelouche avec Danièle Darrieux et en 2003. Il s'agit d'un récit enchâssé. Sept pensionnaires d'une petite pension installée sur la Riviera entament de vives discutions à l'occasion d'un scandale qui aboutit à la fuite d'une des pensionnaires, Mme Henriette, avec un jeune homme de passage. Seul le narrateur prend la défense de cette femme et trouve comme alliée une vieille dame anglaise. L'attirant dans sa chambre elle fait de lui son confident et lui raconte, au cours d'une longue conversation, une période de vingt quatre heures de sa vie qui l'a bouleversée. Mariée à 18 ans et mère de deux enfants, elle est veuve à 40 ans. Confrontée à la solitude, elle voyage et fréquente le casino de Monte Carlo. Là, elle prend plaisir à observer l'arène des mains des joueurs sur les tables de jeux lorsqu'elle aperçoit les attitudes particulièrement expressives et proches de la détresse d'un jeune homme de 24 ans dont elle ne peut détourner le regard. Le thème de la passion et de ses manifestations pathologiques sont au coeur de cette nouvelle. La description du visage et des mains des joueurs est en particulier saisissante. Alors qu'il a tout perdu, le jeune homme quitte le casino désespéré. Instinctivement, elle le suit, bien décidée à le mettre à l'abri de lui-même et à le secourir. Elle tente de créer  avec lui un rapport de confiance, puis, découvrant sa folie, elle l'abandonne tel un possédé.

 

Ce que j'en pense

A aucun moment l'auteur ne porte de jugement moral et pourtant la forme enchâssée du récit ajoute au contraste d'un regard débonnaire et compatissant sur les écarts d'une société bien pensante.

Extrait : "...Je ne puis vous décrire en détail les milliers d'attitudes qu'il y a dans les mains, pendant le jeu : les unes, bêtes sauvages aux doigts poilus et crochus qui agrippent l'argent à la façon d'une araignée, les autres nerveuses, tremblantes, aux ongles pâles, osant à peine le toucher, les autres nobles ou vilaines, brutales ou timides, astucieuses ou quasi balbutiantes ; mais chacune a sa manière d'être particulière, car chacune de ses paires de mains exprime une vie différente, à l'exception de celles de quatre ou cinq croupiers. Celles-ci sont de véritables machines ; avec leur précision objective, professionnelle, complètement neutre par opposition à la vie exaltée des précédentes, elles fonctionnent comme les branches au claquement d'acier d'un tourniquet de compteur. Mais elle-mêmes, ces mains indifférentes, produisent à leur tour un effet étonnant par contraste avec leurs soeurs passionnées, tout à leur chasse : elles portent si j'ose dire un uniforme à part, comme des agents de police dans la houle et l'exaltation d'un peuple en émeute..."
affiche-24-heures-de-la-vie-d-une-femme.jpg
La confusion des sentiments.


En quelques mots

Cette nouvelle parue en 1927 fut adaptée à la télévision en 1980 par Etienne Perrier avec Michel Piccoli. Pour ses 30 ans de carrière, ses collègues de la faculté offrent à Roland un livre d'hommages dans lequel pourtant il manque un évenement qui a bouleversé sa vie. Il se souvient de ses jeunes années, losque son père l'avait envoyé étudier dans une petite université de province, au coeur de l'Allemagne. Il avait été frappé par la qualité des cours d'un de ses professeurs. Il le compare à un chef d'orchestre, captivant. Poussé par une sorte d'idolâtrie, il établit avec lui ainsi qu'avec sa femme des relations privilègiées et il éprouve pour lui une véritable fascination. Mais le caractère sombre et taciturne de son professeur lui font parfois tenir des propos que Roland trouve cruels et durs. Ces rapports ambigus le plongent dans une confusion mystérieuse de ses sentiments. Il se sent repoussé, voire persécuté, tourmenté et tiraillé entre l'amour et la haine. En véritable souffrance, il trahit le professeur avec sa femme et décide de tout quitter. Le maitre lui révèle alors son amour pour lui et son homosexualité...


Ce que j'en pense

L'intrigue psychologique est ici merveilleusement menée tant et si bien que l'auteur nous plonge réellement dans le malaise de cette relation, perméable au regard des autres et aux valeurs ambiantes. L'effet de ce malaise est d'autant plus marqué que le secret de la vie du professeur est gardé jusqu'au 3/4 de la nouvelle.
la-confusion-des-sentiments-etienne-perier-1979.jpgEdition : Livre de poche, collection La Pochothèque, 1991, 1191 p.

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 11:02

romans et nouvelles IAmok ou le fou de malaisie, La femme et le paysage, La nuit fantastique et Lettre d'une inconnue font partie du recueil Romans et nouvelles publié dans la collection la Pochothèque des livres de poche qui comprend aussi Conte crépusculaire, Brûlant secret, La peur, La ruelle au clair de lune, vingt quatre heures de la vie d'une femme, La confusion des sentiments, La collection invisible, Leporella, Le bouquiniste Mendel, Révélation inattendue d'un métier, Virata, Rachel contre Dieu, Le chandelier enterré, Les deux jumelles, La pitié dangereuse et le joueur d'échecs.

Amok ou le fou de Malaisie

 


En quelques mots

Cette nouvelle  qui a connu un grand succès en Allemagne comme en France, a donné lieu à deux adaptations cinématographiques, l'une soviétique en 1927 et l'autre française en 1934.

Le narrateur raconte l'accident qui s'est produit en 1912 à Naples, lors du déchargement de l'Océania, un grand transatlantique dans lequel il s'était embarqué depuis Calcutta. Lors de son voyage, alors qu'il déambule sur le pont supérieur du navire, il rencontre un homme, médecin, parti en Inde depuis sept ans qui se confie à lui.

Rêvant de devenir missionnaire de l'humanité il avait signé un engagement de dix ans avec le gouvernement hollandais. Isolé dans une station de district à deux journées de voyage de la ville la plus proche, il avait refusé de répondre à la demande d'une européenne venue le consulter en secret. Poursuivant cette femme sous l'emprise de la folie, l'amok, cet accès de rage meurtrière qui saisit certains maltais et les contraint à courir droit devant eux en tuant tous ceux qu'ils rencontrent sur leur chemin, il avait fini par demander sa mutation et s'était mis dans des situations aussi pénibles que périlleuses, en tentant d'établir un rapport avec elle...


La femme et le paysage

En quelques mots

Ce récit a paru pour la première fois en 1922. Au cours d'un été torride, dans un hôtel situé dans une vallée du massif des Dolomites, le narrateur ressent la fièvre de l'univers et rencontre une mystérieuse jeune fille qui se fond littéralement dans le paysage. Ils éprouvent ensemble un véritable contact physique avec la nature.
Ce récit est plein de sensualité, il y règne une singulière atmosphère et la nature est personnifiée...

Extrait : "J'éprouvais une horreur délicieuse d'être ainsi soudain sans résistance, de livrer mon corps entier à la seule nature ; cette puissance invisible était merveilleuse, elle me caressait la peau, la pénétrait peu à peu, me détendait les articulations, et je ne ma défendais pas contre cet alenguissement de mes sens. Je m'abandonnais à ces sensations nouvelles, et confusément, comme dans un rêve, je n'avais qu'une impression : la nuit et ce regard de tout à l'heure, la femme et le paysage n'était qu'une seule et même chose, dans laquelle il était si doux de se perdre. Il me semblait par instants que cette obscurité n'était qu'elle, que cette chaleur qui baignait mes membres était celle de son corps, dissous dans la nuit comme le mien et, la trouvant jusque dans mon rêve, je m'abolissais dans cette vague noire et chaude d'abandon voluptueux..."

La nuit fantastique
 


En quelques mots

Cette nouvelle a paru en 1922. Le narrateur entreprend de faire le récit écrit d'une expérience survenue le 07 juin 1913, qui a bouleversé sa vie. Il s'agit d'une nuit qu'il a passé au Prater. Il décrit l'homme qu'il était avant : à 36 ans c'était un jeune héritier viennois, profitant d'une existence bourgeoise et de chaque évenement de sa vie d'une manière insensible. Un jour, sur le champ de course du Prater, il remarque une femme accompagnée de son mari qui laisse tomber un ticket de pari dont il s'empare, découvrant par la suite qu'il s'agit d'un ticket gagnant. Honteux et excité à la fois par ce gain, il décide de rejouer la somme gagnée comme pour mieux s'en débarrasser, et contre toute attente, il gagne à nouveau une somme importante. Etonné de lui-même et de la passion qu'il est capable de ressentir à cet instant, il se sent revivre, il est ennivré par ce qu'il dédaignait auparavant. Il entreprend toute la nuit de dépenser son argent, de faire plaisir, de le semer dans la rue, pris par une sorte de vertige. A son réveil, il se sent transformé, rajeuni, épanoui et il ressent le besoin d'écrire.
Ce récit est surprenant car on ne sait pas toujours où l'auteur nous emmène, dans quels méandres, dans quelles ambiguités. Cette nuit magique est celle d'un éveil à soi, palpitant et renversant à la fois

Lettre d'une inconnue
 


En quelques mots

Cette nouvelle a paru en 1922. Elle est vite devenue une oeuvre très populaire et a été adaptée pour le cinéma en 1943 puis en 1948. En rentrant chez lui, R, romancier à la mode reçoit une enveloppe contenant le manuscrit d'une femme inconnue. A la mort de son enfant cette femme entreprend de lui révéler toute sa vie, lui qui ne l'a jamais connue. Elle lui révèle son amour, un amour vibrant fort et passionné depuis qu'elle l'a remarqué lorsqu'elle avait 13 ans et qu'il emménageait près de chez elle. Elle retourne en arrière et raconte l'amour fou qu'elle éprouvait jadis pour lui et qu'elle a entretenu à l'âge adulte sans le dévoiler à quiconque. A 15 ans sa mère lui annonçe son prochain mariage et son déménagement pour Innsbruck. Loin de lui elle se sent abandonnée jusqu'à ce qu'à 18 ans, elle retourne à Vienne...C'est pour moi une des plus belles nouvelles de Zweig parmi celles que j'ai lues, peut-être en raison du mystère qui l'entoure. Ce témoignage d'amour est vibrant, démesuré, absolument unique. A la fin du récit, j'avais les larmes aux yeux. Le récit de cet amour inconditionnel, presque invraisemblable, est extrêmement romantique et troublant.

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Editeur : Livre de poche, collection la Pochothèque, 1991, 1191p.

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 07:52

romans-et-nouvelles-I.jpgConte crépusculaire, Brûlant secret et La peur sont les 3 premiers récits du recueil édité au Livre de Poche, collection La pochothèque, qui contient aussi Amok, La femme et le paysage, La nuit fantastique, Lettre d'une inconnue, La ruelle au clair de lune, Vingt quatre heures de la vie d'une femme, La confusion des sentiments, La collection invisible, Leporella, Le bouquiniste Mendel, Révélation inattendue d'un métier, Virata, Rachel contre Dieu, Le chandelier entérré, Les deux jumelles, La pitié dangereuse et Le joueur d'échecs.

Conte crépusculaire


En quelques mots

Subtil, troublant et raffiné, Conte crépusculaire raconte la première expérience d'un adolescent de 15 ans, Bob, qui passe de l'enfance à l'âge adulte. Le narrateur raconte à un interlocuteur inconnu une histoire au crépuscule, dont l'action se déroule dans un château écossais. Un soir, dans l'obscurité d'une nuit d'été, un jeune adolescent est étreint par une inconnue qui disparait soudain. Il ne parvient pas à la reconnaître , même le lendemain lorsqu'elle revient l'étreindre, lui laissant comme seul indice, la marque d'une médaille gravée sur sa peau. Il aperçoit la médaille au poignet de sa blonde cousine Margot, qu'il trouve d'habitude si froide et si distante, inaccessible. Dévoré par une passion naissante, il cherche à se rapprocher d'elle mais il est fermement repoussé. Puis il découvre sa méprise alors qu'accidenté, à la suite d'une romantique tentative de rapprochement, il prend conscience qu'il aime une femme et qu'il est aimé d'une autre...

Mais découvrez plutôt cette atmosphère : "...Les heures semblent être endormies ; la nuit a l'air d'un animal paresseusement couché devant le chateau : le temps passe avec une lenteur inouïe. Il croit entendre des voix moqueuses chuchoter autour de lui dans le léger bruissement de l'herbe ; ces branches et ces ramures qui s'agitent doucement et jouent avec leur ombre dans le faible scintillement de l'éclairage lui paraissent autant de mains moqueuses. Tous ces bruits sont confus et étranges, plus agaçants que le silence lui-même. Parfois un chien aboie au loin dans la campagne ; parfois une étoile filante raye le ciel et disparait quelque part derrière le château. Il semble que la nuit s'éclaircit, que l'ombre des arbres s'épaissit au-dessus du chemin et que ces bruissements légers deviennent de plus en plus indistincts. Puis des nuages vagabonds couvrent de nouveau le ciel d'une obscurité opaque et plein de tristesse. La solitude pèse douloureusement sur ce coeur tourmenté.
Le jeune garçon va et vient, de plus en plus vite, de plus en plus agité. Quelquefois son poing s'abat avec colère sur un arbre ou bien il en arrache un morceau d'écorce qu'il broie entre ses doigts, avec tant de fureur qu'ils en saignent. Non, elle ne viendra pas, il le savait bien..."


Brûlant secret

En quelques mots

Brûlant secret est une nouvelle dramatique, divisée en quinze chapitres, adaptée pour le cinéma en 1933 puis en 1988, par Andrew Birkin.  Un jeune baron de la noblesse autrichienne prend ses vacances en montagne. Séducteur impatient, ayant le goût de la chasse amoureuse, il remarque dans son hôtel une femme d'âge mûr accompagnée de son enfant, Edgar, âgé d'une douzaine d'années, le fils d'un avocat juif de Vienne. Le baron entreprend de gagner sa confiance et d'en faire son intermédiaire entre lui et sa mère. Fier et ravi de faire l'objet de tant d'attention de la part d'un adulte, Edgar devient jaloux lorsqu'il remarque l'amabilité du baron à l'égard de sa mère. Le baron, qui rêve d'une aventure amoureuse, parvient à  troubler la jeune femme et commence à trouver importune la présence de l'enfant. Blessé par ce changement d'attitude, Edgar se persuade qu'un secret unit sa mère et le baron et, se sentant trompé, il commence à éprouver de la haine. Un conflit va naître entre ces trois personnages et rapidemment s'envenimer. La confiance est rompue et l'auteur met en scène la confusion, l'angoisse et la détresse de ce jeune garçon à peine sorti de l'enfance.

BURNING-SECRET-BIRKIN.jpg
La peur

En quelques mots

La peur est une nouvelle tragique qui a connu un succès considérable et a été adaptée pour le cinéma en 1928, 1934 et 1954 par Roberto Rosselini avec Ingrid Bergman. Pour échapper à une vie conjugale ennuyeuse, Irène, 30 ans a pris un amant, Edouard, pianiste réputé. En sortant de chez  lui, elle a peur d'être reconnue et heurte une femme qui se prétend elle aussi sa maitresse, la menace et lui extorque de l'argent. De retour chez elle, elle retrouve Fritz, son mari et ses deux enfants, Hélène sa fille et un jeune garçon dont on ne connait pas le nom. Angoissée par cette rencontre, elle décide d'écrire à son amant pour mettre fin à leur relation et annuler leurs rendez-vous ultérieurs. Mais, de nouveau cette femme la suit et, à plusieurs reprises, elle cède  à l'escalade de son chantage, vivant alors un véritable cauchemar. La tension est à son comble et elle ne peut pas se libérer par la parole malgré les tentatives de rapprochement de son mari. Elle affronte ainsi son sentiment de honte et la peur de tout perdre. A bout de force et de résistance, elle vit sous l'emprise de la terreur et de l'angoisse et connait, à leurs paroxysmes, des états paranoïaques.

 

Ce que j'en pense

L'auteur analyse minutieusement la souffrance psychologique et la dégradation de cette femme en proie à l'angoisse. J'ai particulièrement apprécié cette nouvelle si fine, si précise et si réaliste dans la description des états intérieurs du personnage principal. Avec La peur, je deviens une inconditionnelle de Zweig.
affiche-La-Peur-La-Paura-1954-1.jpg
Editeur : Livre de poche, collection la Pochothèque, 1991, 1191p.

Logo-Zweig-petit.jpgJe profite de ce billet pour vous annoncer ma participation au challenge Ich Liebe Zweig. Si vous êtes intéressés, vous trouverez toutes les informations en suivant ce lien  :
challenge Ich Liebe Zweig

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 08:13

timbale-de-petits-pois-au-jambon-003.JPGIngrédients pour 4 personnes
1kg de petits pois
50 gr de beurre
30 gr de farine
2 dl de lait
100 gr de parmesan râpé
150 gr de jambon blanc
1 pincée de noix de muscade
4 oeufs
poivre
sel

Temps de préparation : 1h15mn


Hacher finement le jambon. Ecosser les petits pois et les faire blanchir à l'eau bouillante salée, les égoutter et les passer à la moulinette. Faire fondre 30 gr de beurre à feu doux, ajouter la farine en pluie et, toujours en remuant, verser le lait chaud. Saler, poivrer. Hors du feu, ajouter le parmesan, la noix de muscade, les petits pois, les oeufs et le jambon haché. Verser la préparation dans un moule à kouglof. Faire cuire à 180° pendant 1 heure. Démouler sur un plat à servir. Le petit pois est riche en protéines et en vitamines du groupe B. Il est une bonne source de pectine et autres fibres qui contribuent à faire baisser le taux de cholestérol. Il recèle de la lutéine associé à la diminution du risque de dégénérescence maculaire.

 

Cette recette est inspirée de celle présentée p. 94 du livre de Lorenza de'Medici : l'héritage de la cuisine italienne, Hachette, 1991

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 08:03
Ingrédients pour 4 personnesfilets-de-sole-001.JPG
4 soles
1kg de pommes de terre
1 c. à soupe de persil haché
4 c. à soupe d'huile d'olive
poivre
sel

Temps de préparation 2h

Laver les soles et les essuyer. Verser l'huile dans un plat, ajouter le persil haché et l'ail, du sel, une bonne pincée de poivre et laisser mariner les soles 2h environ dans ce mélange en les retournant fréquemment. Eplucher les pommes de terre et les faire cuire 20 mn environ dans une grande casserole d'eau bouillante. Faire cuire les soles sur le gril environ 3 minutes de chaque côté, en les retournant à l'aide d'une palette. Dresser les soles grillées sur le plat à servir en les entourant de pommes de terre.
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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 06:45

Ingrédients pour 6 personnestarte-aux-poivrons-001.JPG
1 pâte brisée
500 gr d'oignons
4 c. à soupe d'huile d'olive
500 gr de tomates
4 poivrons (1 rouge, 1 vert, 2 jaunes par ex.)
sel
poivre

Temps de préparation : 1h20 mn

Emincer les oignons et les faire revenir à la pôele dans l'huile. Ebouillanter les tomates 1 mn et les peler. Ouvrir les poivrons et en retirer les pépins. Couper les poivrons et les tomates en petits morceaux et les ajouter aux oignons. Saler, poivrer et laisser mijoter à couver pendant 1/2 heure à feu doux. Si le jus est trop abondant, ôter le couvercle pour achever la cuisson. Garnir la pâte de la préparation aux poivrons. Faire cuire au four préchauffé à 180° pendant 40 mn environ. Puis laisser tiédir avant de démouler et servir.
Le poivron est une excellente source de bêta carotène et de vitamines C. Il apporte de petites quantité de vitamines B6 et B9, des fibres en abondance ainsi que du potassium, du magnésium et un peu de fer et de calcium. Il protégerait du cancer et de la dégénerescence maculaire (car il renferme de la lutéine et de la zéaxantine, deux antioxydants)

 

Cette recette est inspirée de celle présentée p. 86 du livre de Lorenza de'Medici : L'Héritage de la cuisine italienne", Hachette, 1991

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 08:34
Ingrédients pour 4 personnesdarne-de-cabillaud-003.JPG
4 darnes de cabillaud
500 gr de tomates
1c. à soupe de câpres au vinaigre
1 citron
1 c. à soupe de basilic haché
4 c. à soupe d'huile d'olive
poivre
sel

Temps de préparation : 20 mn

Faire revenir 1 minute dans l'huile chaude les darnes de cabillaud. Poser dessus une rondelle de citron. Saupoudrer de basilic haché, ajouter les câpres, les tomates pelées et coupées. Poivrer généreusement et saler. Prolonger la cuisson d'une quinzaine de minutes et servir.
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 13:07

Ingrédients pour 6 personnesquiche-au-bleu-et-aux-fonds-d-artichauts-001.JPG
200gr de pâte brisée
180 gr de bleu d'Auvergne
3 oeufs
20 cl de crème fraiche
1 c. à soupe de farine
20 cl de lait
8 fonds d'artichauds en boîte

Temps de préparation : 40 mn

Préchauffer le four (180°, th 6). Etaler la pâte et la disposer dans un moule à tarte. Mixer le bleu d'Auvergne avec les oeufs, la crème fraiche, la farine et le lait jusqu'à obtenir un mélange onctueux. Couper les fonds d'artichauts en dès et les disposer sur le fond de tarte. Verser le mélange au bleu d'Auvergne par dessus. Faire cuire pendant 30 mn à 200°. Servir tiède ou froid.

Les artichauts sont une bonne source d'acide folique, de vitamine C et de potassium.

Cette recette est inspirée de celle présentée sur la fiche de cuisine n° 65, extraite de la collection Gourmandises familiales

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