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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 14:08

malaparte-le-compagnon-de-voyage.jpgRésumé de l'éditeur

Fable pudique, baroque et pleine d'humanité, Le Compagnon de voyage a a pour cadre l'Italie de 1943. Après le renversement de Mussolini et le chaos que provoque la signature de l'armistice, les hommes de troupe, désormais sans ordres et sans chefs, décident de rentrer chez eux.

En quelques mots

Il s'agit du texte inédit d'un scénario retrouvé dans les archives d'une société cinématographique italienne, publié en 2007 en Italie, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la mort de l'écrivain.
Curzio Malaparte, de son vrai nom Kurt Erich Suckert est né en Toscane en 1898, d'un père allemand. Journaliste, correspondant de guerre et diplomate italien, il avait adhéré au parti  fasciste en 1922, avant de renier cet engagement et de devenir un fervent adversaire de Mussolini. Condamné à l'exil puis mobilisé sur le front de l'est au début de la seconde guerre mondiale, il fut un communiste convaincu, converti au catholicisme.

Ce texte a été écrit à partir de 1946 et retravaillé à plusieurs reprises jusqu'en 1957, année de sa mort.
Au début du mois de septembre, en Calabre, quinze hommes défendent une position isolée au moment du débarquement des Anglais. Avant de mourir, le lieutenant Cagiero Eduardo, confie à Calusia, chasseur alpin bergamesque, la mission de ramener son corps chez sa mère que tout le monde croit être une aristocrate, à Naples. Calusia construit une caisse en bois et y dépose la dépouille du lieutenant qu'il charge sur la croupe d'un âne. Puis il prend les chemins de traverse et entreprend un long voyage vers le Nord. Il rencontre Concetta, une jeune fille de 17 ans, élevée dans un orphelinat à Reggio de Calabre d'où elle a fui pour éviter les bombardements et la prend sous sa protection. Obligé de rendre les armes, il poursuit son chemin à travers champs et rencontre des soldats anglais qu'il ridiculise. Il traverse des villages abandonnés et détruits, et il côtoie des flots de réfugiés, des gens affamés, certains se livrant à d'affreux trafics du marché noir, des mères maquerelles, prêtes à profiter de la détresse des femmes esseulées par la guerre. Il rencontre la belle Mariagiulia qui cherche du travail et part avec elle vers le Nord, traversant des villages en ruine, des champs dévastés. Arrivé chez la mère du lieutenant après s'être fait volé son âne Roméo, il découvre une famille extrêmement pauvre et il n'a pas le courage de lui annoncer la mort de son fils. Il lui ment, dépose la caisse en bois renfermant le corps du lieutenant et s'enfuit avec Marigiulia, abandonnant la famille à sa funeste découverte.


Ce que j'en pense

Ce texte écrit dans un style très simple, possède un véritable intérêt historique. L'Italie, alliée des Allemands, se sépare en effet de Mussolini et se rapproche des Alliés. On assiste alors à une véritable débâcle italienne. C'est un récit dramatique très visuel. Je remercie Partage Lecture et les éditions La Table Ronde qui me l'ont fait parvenir.

Editeur La Table Ronde, 2009, 107 p.

defi classique-300x116Je participe au défi j'aime les classiques organisé par Marie L.

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 11:49

les-derniers-jours-de-stephen-zweig.jpgRésumé de l'éditeur

Le 22 février 1942, exilé à Petropolis, Stephan Zweig met fin à ses jours avec sa femme Lotte. Le geste désespéré du grand humaniste n'a cessé, depuis, de fasciner et d'émouvoir. Mêlant le réel et la fiction, ce roman restitue les six derniers mois d'une vie, de la nostalgie des fastes de Vienne à l'appel des ténèbres. Après la fuite d'Autriche, après l'Angleterre et les Etats-Unis, le couple croit fouler au Brésil une terre  d'avenir. Mais l'épouvante de la guerre emportera les deux êtres dans la tourmente - Lotte, éprise jusqu'au sacrifice ultime, et Zweig, inconsolable témoin, vagabond de l'absolu.

En quelques mots

Ce livre est une biographie romancée de la vie de Stephan Zweig, l'un des auteurs les plus lus actuellement et dont j'ai beaucoup apprécié la lecture récemment. Je ne connaissais pas grand chose à sa vie et j'ai pensé que le livre de Laurent Seksik me permettrait de combler cette lacune car il s'est beaucoup documenté.


Ce roman retrace les six derniers mois de la vie de Stephan Zweig. Le 27 aôut 1941, Zweig et Lotte posent leurs bagages dans une maisonnette à Petropolis au Brésil et sont accueillis par Mme Banfield pour six mois tout au plus. Le 06 mars 1934, Zweig avait quitté Salzbourg devenue allemande. Les magasins avaient été saccagés, les synagogues incendiées, les livres avaient été brûlés, les juifs avaient été expulsés des maisons, extorqués et déportés. Il s'était réfugié à Londres et c'est là qu'il avait rencontré Lotte qui lui avait été présentée par sa première femme Frederike. Elle était devenue sa secrétaire puis il l'avait épousée. En 1940, ils s'exilent à New-York mais les tracasseries administratives et ses rencontres avec tout un peuple d'exilés qui le harcelaient pour obtenir un visa, une recommandation ou de l'argent, les avaient incités à partir. Et puis Lotte, asthmatique, ne supportait pas le climat New-yorkais. A Petropolis, il entreprend de terminer Balzac, commencé à Londres et pense à ses amis exilés, morts ou suiccidés. Sans grande illusion, il adresse son manuscrit Un monde d'hier en Suède et le porte à son éditeur au Brésil, lui qui n'avait plus d'éditeur en Allemagne , en Autriche et dont les livres étaient interdits dans toute l'Europe. Il écrit une biographie de Montaigne et Le joueur d'échecs, récit à travers lequel il exprime son propre desarroi. A l'entrée en guerre des Etats Unis, Lotte espère un mouvement de joie de Stephan Zweig mais il est très préoccupé par la déportation des juifs d'Allemagne et par leur extermination. Il reçoit plusieurs lettres de menace et craint la présence sur place d'espions allemands. Il se sent poursuivi et, envahi par un profond desespoir, il se sent inutile. Au mois de février, il apprend que Singapour s'est rendu aux japonnais et que les allemands foncent vers Suez. Il rédige plusieurs lettres d'adieu et met fin à ses jours accompagné de Lotte, très amoureuse de lui.


Ce roman est très bien écrit. L'auteur tente de refléter l'état d'esprit de Stephan Zweig et de son entourage avant sa mort. C'est une histoire d'amour tragique et bouleversante.

Editeur : Flammarion, 2010, 188 p.

ABC challenge 2010Cette lecture s'inscrit dans le cadre du challenge ABC 2010

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 14:48

fabienneverdier.jpgRésumé de l'éditeur

Tout quitter du jour au lendemain pour aller chercher, seule, au fin fond de la Chine communiste, les secrets oubliés de l'art antique chinois, etait-ce bien raisonnable ? Fabienne Verdier ne s'est pas posé la question : en ce début des années 80, la jeune et brillante étudiante des Beaux-Arts est comme  aimantée par le désir d'apprendre cet art pictural et calligraphique dévasté par la Révolution culturelle. Et lorsque, étrangère et perdue dans la province du Sichuan, elle se retrouve dans une école artisitique régie par le parti, elle est déterminée à affronter tous les obstacles : la langue et la méfiance des chinois, mais aussi l'insupportable promiscuité, la misère et la saleté ambiantes, la maladie et le système inquisitorial de l'administration... Dans un oubli total de l'Occident, elle devient l'élève de très grands artistes méprisés et marginalisés qui l'initient aux secrets et aux codes d'un enseignement millénaire.
De cette expérience unique sont nés un vrai récit d'aventure et une oeuvre personnelle fascinante, qui marie l'inspiration orientale à l'art contemporain, et dont témoigne son extraordinaire livre d'art L'unique trait de pinceau (Albin Michel).


En quelques mots

Fabienne Verdier a souhaité découvrir en Chine la calligraphie et la peinture chinoises. A 16 ans, elle quitte sa mère et son école catholique et rejoint son père dans les Pyrénées puis fait ses études à l'école des Beaux Arts de Toulouse. Elle s'y ennuie vraiment et elle passe plus de temps dans le parc d'Histoire Naturelle, car elle est animée par la passion du vivant. Elle suit avec intérêt ses cours de calligraphie occidentale et complète sa formation par l'étude de l'art asiatique et du chinois. Puis, le maire de Toulouse lui propose d'accompagner le voyage officiel de jumelage de la ville avec celle de Chongqing dans la province de Sichuan et elle décide de tout quitter. Elle arrive à destination en plein chao, au milieu d'une population grouillante et entassée. Aidée par une interprète, elle est conduite à l'Institut des Beaux Arts et encadrée par la responsable du Parti. Elle y suit un cours de gravure sur bois et apprend les légendes populaires qui sont à la source de ces oeuvres. Petit à petit, elle parvient à s'intégrer, elle est invitée dans des maisons de thé et se fait des amis, notamment parmi les anciens, ceux qui avaient été poursuivis et torturés par le régime. Elle s'initie à différentes techniques de laque, de marouflage et trouve un vieux maître dans l'art de la calligraphie. Elle accepte d'être son élève pendant dix ans. Dans un premier temps, elle est envoyée chez un maître graveur, à qui l'on avait coupé une main pendant la Révolution et elle se familiarise avec la calligraphie de l'Antiquité. Puis, elle apprend, pendant des mois, à donner vie à la matière, au trait qu'elle représente. Après 3 ans d'initiation à la calligraphie, elle peut s'initier à la peinture de paysage à quatre mains et travaille sur l'imaginaire. Elle assiste à des opéras extraordinaires et participe à la réalisation d'un spectacle de bateliers pour le festival d'Avignon. Mais elle tombe malade et reste 5 mois à l'hôpital. Pendant toutes ces années, elle a beaucoup voyagé, s'est rendu au Tibet, qu'elle a découvert à dos de yak, dans la plus grande misère, dans le sud-ouest de la Chine chez les Yi, une région rigoureusement interdite aux étrangers. Elle y est arrêtée pour avoir pris des photos avant d'être libérée grâce à l'intervention du directeur de l'Institut. Pour ses deux dernières années, elle obtient une bourse d'une fondation américaine et visite d'anciens hauts lieux de la culture chinoise où vivaient encore de vieux peintres calligraphes.

Ce que j'en pense
Dans ce livre, Fabienne Verdier raconte son initiation à l'art pictural et calligraphique traditionnel, dévasté par la révolution culturelle. Elle décrit l'enseignement ascétique qu'elle a reçu auprès des plus grands maîtres pour s'imprégner de la pensée chinoise. Dans un style concis et très imagé, elle raconte de nombreuses anecdotes sur son voyage, sur les moeurs et les coutumes encore bien vivantes dans de nombreuses régions chinoises. C'est un livre témoignage passionnant, rythmé par les nombreuses rencontres de l'auteur et les échanges de maître à disciple.

Editeur : Albin Michel, 2003, 293 p.

Qing--Fabienne-Verdier.png
ABC challenge 2010
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 14:37

Effroyables-jardins-Michel-Quint.jpgRésumé de l'éditeur

Le jeune garçon aimerait bien pouvoir se cacher, disparaître, lorsque son père, instituteur respecté, se déguise en clown amateur. Entre honte et mépris, il assiste à ses numéros. Jusqu'au jour où son oncle Gaston lui révèle le sens de cette étrange vocation en lui dévoilant un épisode tragi-comique de la Seconde Guerre Mondiale...
Pudeur, humour et tendresse caractérisent ce récit simple et bouleversant que Michel Quint a dédié à son grand-père, ancien combattant à Verdun, et à son père, ancien résistant.

En quelques mots

André, le père de Lucien est instituteur et clown triste amateur. Il fait honte à son fils qui le méprise un peu, lui et ses cousins Gaston et Nicole, ces éternels fiancés sans enfant. Un dimanche après-midi, Gaston lui révèle le secret de ce nez rouge. Il découvre alors le passé héroïque de son père et de son oncle, anciens résistants anonymes. Ils  avaient fait sauter des transformateurs dans la gare de Douai et s'étaient fait arrêter tous les deux par les allemands, après avoir été dénoncés par les gendarmes français. Ils avaient été jetés dans un vrai tombeau ouvert, un trou d'argile dans une briqueterie, avec deux autres otages en attendant d'être fusillés. Avec beaucoup d'humour, Gaston raconte le déroulement de leur détention. Bernd, leur gardien jonglait au dessus de leur tête avec des tartines de pâté et, perturbé par leurs cris, il avait laissé tomber les tartines au fond du trou, ce qui avait réjoui les détenus. Puis les allemands avaient exigé d'eux qu'ils prennent une décision sur celui qui serait fusillé. Finalement, ils durent leur salut à la dénonciation sacrificielle d'un électricien mourant, blessé à la suite de l'explosion de Douai.

 

Ce que j'en pense

Ce récit très court est profondément humain. Il est plein de tendresse, sensible et drôle. Il est à la fois sobre et juste. Il se finit par un pied de nez . C'est un grand moment de lecture que je vous recommande. Il a été adapté au cinéma en 2003 par Jean Becker, avec Jacques Villeret, André Dussolier et Thierry Lhermitte.

affiche-effroyables-jardins.jpg
Editeur : Gallimard, collection Folio, 2004, 75 p.

ABC challenge 2010Je participe au challenge ABC 2010

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 11:10

le-bon-gros-geant-Roald-dahl.gifRésumé de l'éditeur

Sophie ne rêve pas, cette nuit là, quand elle aperçoit de la fenêtre de l'orphelinat une silhouette immense vêtue d'une longue cape et munie d'une curieuse trompette. Une main énorme s'approche et saisit la petite fille terrifiée pour l'emmener au pays des géants. Mais heureusement, Sophie est tombée entre les mains d'un géant peu ordinaire : le Bon Gros Géant, qui se nourrit de légumes et souffle des rêves dans les chambres des enfants...

En quelques mots

Sophie ne parvient pas à s'endormir. A l'heure des ombres, elle aperçoit une grande silhouette noire s'arrêtant devant chaque maison et soufflant sans bruit dans une longue et fine trompette des rêves contenus dans un bocal. Elle est bientôt enlevée et transportée à grandes enjambées, à travers champs et forêts, dans la caverne du géant. C'est un Bon Gros géant mais, dans ce pays, les autres géants sont de féroces et cruels mangeurs d'homme de terre. Il y en a neuf et le Bon Gros géant rêve de les faire disparaître. Lui capture les rêves avec son filet attrapeur de rêves et les répertorie minutieusement. Il peut même les mélanger pour en obtenir de nouveaux. Avec Sophie, ils décident de faire intervenir la reine d'Angleterre pour empêcher que des centaines d'hommes de terre soient dévorés par les géants. Les voilà partis à Londres...

 

Ce que j'en pense

Ce roman est truffé de jeux de mots, tous plus drôles les uns que les autres et de constats cocasses qui dérangent Sophie dans ses idées reçues. C'est une histoire d'amitié extrêmement poétique, tendre, magique et merveilleuse.
Le roman, écrit en 1982 et illustré par Quentin Blake, a été adapté en film d'animation en 1989, par Brian Cosgrove.

Editions Gallimard Jeunesse, collection Folio junior, 1984, 255 p.

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 09:41

l-etranger-Camus.gifEn quelques mots

En 1935, Meursault  se rend en autobus à l'asile de Marengo, près d'Alger, pour assister, indifférent, à la mise en bière et aux funérailles de sa mère, sans adopter l'attitude que l'on attend d'un fils endeuillé. Il refuse de voir sa mère, il fume, il boit du café au lait. Il est étranger aux conventions.
Le lendemain, il rencontre Marie, une ancienne collègue de bureau qui lui plaisait et passe la nuit avec elle. Ils vont voir ensemble un film drôle avec Fernandel. Il veut bien épouser Marie mais il ne l'aime pas. Il retrouve aussi son travail qu'il exerce sans ambition particulière puis rencontre Raymond Sintès, son voisin de palier qui l'invite à la plage. Il a frappé sa maîtresse Mauresque et craint des représailles.
Sur la plage, alors qu'ils se promènent, une bagarre les oppose à deux Arabes, dont l'un est le frère de la maîtresse Mauresque. Raymond est blessé au couteau. Plus tard, par hasard, Meursault retourne sur la plage et tire sur l'un des Arabes qui le menace d'un couteau, avec le révolver que lui a confié Raymond. Il fait une chaleur étouffante. Il est aveuglé par le soleil. Il tire une première fois puis quatre coups supplémentaires alors que l'homme est à terre. Il est alors arrêté et interrogé. On nomme pour lui un avocat d'office, puis il est jugé et condamné à mort au nom du peuple français. A aucun moment, au cours de l'instruction et du procès il ne cherche à mentir. Seul compte pour lui la vérité qu'il livre platement, sans regret et sans émotion particulière. Il est indifférent à ce qui se passe, étranger à ce procès, son sort se règle sans qu'on prenne son avis et il laisse son avocat se substituer à lui. A l'issue du verdict, il s'interroge sur le fonctionnement de la guillotine, sur son pourvoi, sur l'éventualité d'une grâce. Mais le roman se termine comme un couperet.


Ce que j'en pense

Ce roman en deux parties est très simple, le style est sobre et neutre, il est écrit à la manière d'un journal intime et l'absurdité interpelle le lecteur à chaque paragraphe. L'absurdité de ce geste, de cette rencontre sur la plage, l'absurdité de l'ultime défense de Meursault qui dit avoir tué à cause du soleil, l'absurdité de ce qui lui est réellement reproché, son attitude lors de l'enterrement de sa mère. La vie, la mort n'ont pas de sens. Ce livre est exceptionnel.

2010 marque le cinquantenaire de la mort d'Albert Camus, prix Nobel de littérature en 1957. Ce roman a paru en 1942 et fait partie du cycle de l'absurde. Il a été adapté au cinéma par Lucchino Visconti en 1967, après la mort d'Albert Camus. Le roman a également inspiré Robert Smith des Cure dans la chanson intitulée "Killing an arab".

Extrait du livre lu par l'auteur.


L-etranger-film.jpg
Editions Gallimard, collection folio plus, 2005, 205 p.

defi classique-300x116Challenge-CAMUS.jpgJe participe au challenge j'aime les classiques organisé par Marie et au challenge Camus organisé par HambreElie sur  son blog

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 07:58

Carmen-Prosper-Merimee.jpgRésumé de l'éditeur

Sauvage, effrontée, une fleur de cassis à la bouche, telle apparaît Carmen, fille de l'amour et de la liberté, toujours prête à mettre la rage au coeur, à pousser au crime.
De ce jeu cruel elle est bientôt la victime, mais la mise à mort , ici, n'a pas lieu dans l'arène. Elle se tient à huit clos, pacte secret entre Don José et sa gitane maudite.

En quelques mots

Cette nouvelle a paru en 1845 à la suite de deux voyages de l'auteur en Espagne. En a été tiré l'opéra de Georges Bizet en 1875.
En Andalousie, en 1830, un archéologue découvre en route un lieu merveilleux et y rencontre un jeune homme endormi. Il lie conversation et découvre qu'il s'agit de Don José Navarro, un bandit de grands chemins. Antonio, le guide, envisage de le livrer aux autorités en échange d'une rançon, mais le narrateur protège la fuite de José Navarro qui parvient à s'échapper avant l'arrivée des cavaliers. La semaine suivante, à Cordoue, il rencontre une très jolie femme bohémienne, Carmen, d'une beauté étrange et sauvage. Cette fois, c'est Don José qui le sauve du guêt apens dans lequel Carmen voulait le faire tomber. Quelques mois plus tard, le narrateur rend visite à Don José la veille de son exécution et le bandit lui raconte son histoire. Alors qu'il était brigadier de cavalerie, il était tombé amoureux de Carmen et avait été contraint de l'emmener en prison après qu'elle eût blessé une femme au visage. Sur le chemin elle s'était échappée et la brigade, soupçonnant sa complicité, l'avait dégradé et enfermé. Par la suite il revoit Carmen et devient déserteur. Elle l'entraine dans de périlleuses situations, il devient contrebandier et voleur par amour pour elle. Puis, délaissé par la belle gitane ivre de liberté, il la tue non sans l'avoir suppliée de le suivre et de changer de vie.


Ce que j'en pense

Le texte est très court et très dense ce qui contraste avec les écrits des autres écrivains romantiques de l'époque. En quelques lignes, les éléments principaux de l'histoire sont réunis ce qui confère au récit de toutes ces atrocités une sorte de platitude. Très bien écrite, cette nouvelle est simple et cruelle à la fois. Cette simplicité est d'autant plus remarquable que Prosper Mérimée était un homme très cultivé, fils d'un peintre écrivain et d'une peintre, Anne Moreau.

defi classique-300x116

Je participe au challenge j'aime les classiques






ABC challenge 2010

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 15:23

Sacrees-sorcieres-Roald-Dahl.jpgRésumé de l'éditeur
 Ce livre n'est pas un conte de fées, mais une histoire de vraies sorcières. Vous n'y trouverez ni stupides chapeaux noirs, ni manche à balai : la vérité est beacoup plus épouvantable. Les vraies sorcières sont habillées de façon ordinaire, vivent dans des maisons ordinaires. En fait, elles ressemblent à n'importe qui. Si on ajoute à cela qu'une sorcière passe son temps à dresser les plans les plus démoniaques pour attirer les enfants dans ses filets, vous comprendrez pourquoi ce livre vous est indispensable.

En quelques mots
Sacrées sorcières est un roman pour enfants illustré par Quentin Blake. Ce livre est une histoire de vraies sorcières, celles qui détestent les enfants, les plus dangereuses des créatures avec leur air inoffensif. On y découvre l'histoire d'un petit garçon de 8 ans recueilli par sa grand-mère norvegienne à la mort de ses parents. Elle lui raconte de fantastiques histoires et, pour le mettre en garde, elle lui apprend tous les détails qui permettent de reconnaître une vraie sorcière, ses gants, sa perruque, ses larges narines roses et recourbées, importunées par l'odeur des enfants, ses pupilles colorées où dansent des flammes et des glaçons, ses pieds sans orteils et sa salive bleu myrtille !!! Pendant ses vacances, dans un hôtel de Bornmouth, il assiste à un rassemblement de sorcières, caché derrière un paravent et subit une curieuse métamorphose. Avec sa grand-mère il est bien décidé à lutter contre ces horribles créatures qui rêvent de transformer tous les enfants d'Angleterre en souris.


Il y a un vrai suspense dans ce roman. C'est une histoire très drôle, on s'y amuse beaucoup et finalement, elle est assez touchante.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 09:01

romans et nouvelles ILe joueur d'échecs est extrait du recueil Romans et nouvelles publié aux éditions Livre de Poche dans la collection la pochothèque qui contient aussi  Conte crépusculaire, Brûlant secret, La peur, Amok, La femme et le paysage, La nuit fantastique, Lettre d'une inconnue, La ruelle au clair de lune, Vingt quatre heure de la vie d'une femme, La confusion des sentiments, La collection invisible, Leporella, Le bouquiniste Mendel, Révélation inattendue d'un métier, Virata, Rachel contre Dieu, Le chandelier enterré, Les deux jumelles et La pitié dangereuse.

En quelques mots

Le joueur d'échecs est le dernier écrit de Stéphan Zweig, publié à titre posthume en 1943. Cette nouvelle fut portée à l'écran par Gerd Oswald en 1960.

Le narrateur, joueur d'échecs occasionnel, embarque sur le même grand paquebot reliant New-York et Buenos Aires que Mirko Czentovic, le champion mondial d'échecs. Czentovic avait été un fils de batelier, un jeune prodige inculte qui depuis qu'il était champion du monde, se croyait le personnage le plus important de l'humanité, ivre de vanité. Le narrateur joue avec Mac Connor, un autre voyageur, qui accepte de payer Czentovic pour jouer contre lui. Un parfait inconnu vient les aider et met Czentovic en difficulté avec une précision et une rapidité de calculs déconcertantes. Cet inconnu, M. B. est autrichien. Il se confie au narrateur qui, après la partie, était venu le convaincre de rejouer le lendemain contre Czentovic. M. B. n'a pas touché d'échiquier depuis 20 à 25 ans. Administrateur des biens de grands couvents, il avait été poursuivi par la Gestapo, isolé par elle pour lui arracher quelques informations de fortune. Cette nouvelle décrit les tentatives de déhumanisation entreprises par les nazis, M. B. ayant été enfermé pendant 4 mois en dehors de l'espace et du temps, jusqu'à ce qu'il parvienne à voler dans l'antichambre d'un juge d'instruction, un manuel d'échecs. Patiemment, à l'aide de mie de pain, il avait reproduit les pièces du jeu sur son drap quadrillé et refaisait systématiquement les 150 parties du manuel avant d'en inventer d'autres, pour échapper à la folie et à la décrépitude de son esprit. Mais la frontière avec la folie est toujours mince et cette partie est un défi, un instant de vérité sur son réel état mental.


Ce que j'en pense

Dans cette nouvelle, Zweig installe une atmosphère de suspense et décrit avec précision la lutte et l'activité mentale de cet homme, activité prisonnière de ce seul échiquier. La monomanie n'a rien à voir ici avec la passion. Jouer est une affaire de survie qui met pourtant en péril son équilibre mental. Ce livre est excellent. Nul doute qu'il fait référence à l'histoire des echecs en Europe, développé par plusieurs personnages juifs et chrétiens aux XVème, XVIème siècle et XVIIIème siècle.

 



Pedro Damiano (né Pedro Damião à Odemira, dans le Sud du Portugal, 1480-1544) était un apothicaire et un joueur d'échecs portugais. Connu pour avoir écrit un traité d'échecs, il est le premier problémiste portugais.

Juif également, il s'était réfugié à Rome en 1497 après que le roi Manuel Ier eut donné à choisir aux juifs du Portugal entre la mort et l'expulsion.

 

Plus tard, Ruy López de Segura (1530 à Zafra près de Badajoz, Espagne - 1580, Espagne) fut l'un des premiers grands joueurs d'échecs et un prêtre espagnol du XVIe siècle, confesseur du roi Philippe II d'Espagne. Il a écrit le Libro de la Invencion del Arte Liberal del Axedrez (Livre de l'invention de l'art libéral des échecs) un des premiers manuels ayant fondé la théorie des échecs en Europe. A la suite d'une visite à Rome où il disputa en 1560 contre le maître italien Leonardo da Cutri un tournoi qu'il gagna nettement, iI tomba sur un livre d'échecs datant de 1512 dû à Damiano ; qui lui déplut ;  il décida d'en écrire un lui-même, et le livre parut en 1561 à Alcalá de Henares. López racontait l'origine des échecs, indiquait les règles de jeu qui correspondaient déjà à celles que nous connaissons, et donnait pour la première fois une analyse exacte des ouvertures que l'on connaissait alors. C'est pour cette raison qu'on appelle aussi López « le père de la théorie des échecs ».


Il est par ailleurs que Sainte Therese d'Avila (1515-1582), sa contemporaine, est la patronne des joueurs d'échecs. Réformatrice monastique du XVIème siècle , sa famille paternelle était issue de Juifs convertis séfarades de Tolède .


Surtout, Domenico Lorenzo Ponziani, l'époux de Sainte Françoise,  était un compositeur d' études d'échecs italien du XVIIIème siècle. Lors de l'invasion de Rome par Ladislas d'Anjou-Durazzo, la famille Ponziani dut s'enfuir. Leur maison fut pillée, leurs biens confisqués, et Lorenzo fut contraint à l'exil. Françoise, restée à Rome, continua ses œuvres de charité, en disant, paraphrasant Job : « Le Seigneur me les a donnés, le Seigneur me les a ôtés ; que Son saint Nom soit béni ! » À la mort du roi de naples, la famille réintégra Rome et reprit possession de ses biens.

 

Le Turc mécanique quant à lui était un  automate doté de la faculté de jouer aux échecs. Construit et dévoilé pour la première fois en 1769 par Johann Wolfgang von Kempelen, il fut présenté à la cour de l'Impératrice autrichienne Marie-Thérèse en 1770. Kempelen l'emmena avec lui pour une tournée à travers l'Europe qui dura de nombreuses années. Pendant cette période, le Turc mécanique fut exposé à Paris où il joua une partie contre Benjamin Franklin, et gagna avant d'être délaissé au palais autrichien .


affiche-le-joueur-d-echecs.jpg
L'avis de Gaël

Editeur : Livre de poche, collection la Pochothèque, 1991, 1191 p.

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 22:27

romans et nouvelles ILa pitié dangereuse est extrait du recueil Romans est nouvelles publié aux éditions livre de Poche dans la collection la Pochothèque qui comprend aussi Conte crépusculaire, Brûlant secret, La peur, Amok, La femme et le paysage, La nuit fantastique, Lettre d'une inconnue, La ruelle au clair de lune, Vingt quatre heures de la vie d'une femme, La confusion des sentiments, La collection invisible, Leporella, Le bouquiniste Mendel, Révélation inattendue d'un métier, Virata, Rachel contre Dieu, Le chandelier enterré, Les deux jumelles et Le joueur d'échecs.

La pitié dangereuse.


Résumé de l'intrigue

La pitié dangereuse est un roman. Il a été entrepris en 1936 et a paru en 1939. Il s'agit du seul roman que Stephan Zweig ait achevé. A l'origine, il devait  s'appeler "Meurtre par pitié" ce qui laisse envisager son issue dramatique.

Toni Hofmiller, le narrateur, est un lieutenant de 25 ans, envoyé en 1913 sur la frontière hongroise près de Vienne. Il aperçoit Ilona,  la belle nièce de Kekesfalva, l'homme le plus riche de la contrée, chez qui il est bientôt invité à dîner. Valsant au bras d'Ilona, il entreprend malencontreusement d'inviter à danser Edith, la fille de la maison, alors qu'elle est paralysée. Honteux, il prend la fuite avec un sentiment exacerbé de culpabilité et lui adresse dès le lendemain une corbeille de roses. Invité à prendre le thé, il assiste à l'anéantissement de Kekesfalva devant le spectacle de sa fille se balançant d'une béquille sur l'autre alors qu'elle interrompt leur entretien pour une séance de kinésithérapie. Il éprouve peu à peu de la gêne dans ses activités sportives  et militaires, tant il est bouleversé par la souffrance d'Edith : il se sent à vrai dire, empoisonné par la pitié.

Mais ses sentiments sont souvent contradictoires et ambivalents. Invité à dîner en compagnie d'un haut responsable militaire, il fait rire Edith toute la soirée et cette attitude lui attire la sympathie et la reconnaissance de Kekesfalva chez qui il passe bientôt toutes les fins d'après-midi et les soirées. La pitié exacerbe alors sa sensibilité dans tous les domaines de son activité.
Ses relations paraissent néanmoins opportunistes à ses camarades et il a lui même le sentiment de se faire acheter. Il espace alors ses visites. Comme marque de confiance, Kekesfalva lui demande d'interroger Condor, le médecin d'Edith, sur les possibilités de guérison de sa fille. Il apprend du médecin que Kekesfalva a été anobli et que commissionnaire à l'origine, il a triplé sa fortune en abusant de la naïveté de la riche héritière du château de Kekesfalva avant de le regretter et de l'épouser. S'entretenant avec lui de la paraplégie d'Edith, il reste réaliste et mesuré et l'informe de certaines recherches exercées par un autre médecin. Obsédé par sa fille et par sa guérison, Kekesfalva l'attend et le prie de lui faire part de sa conversation avec Condor. Une fois de plus, par pitié,Toni Hofmiller commet l'erreur d'éveiller en lui un espoir immense. Averti par Condor, il se rend compte que cette pitié risque de causer plus de dégâts que ne l'aurait fait son indifférence, Edith et son père nourrissant désormais des espoirs absurdes.
C'est le moment que choisit Edith pour lui manifester passionnément son amour et lui, si naïf, presque enfantin, découvre alors à la fois l'amour immense qu'elle lui porte et la cruauté de cette situation.
Cet amour est bien trop pesant pour lui et il étouffe. Il envisage alors de quitter l'armée mais Condor l'en dissuade, le rappelant à la réalité et insistant sur le risque d'une issue dramatique d'une telle décision. A travers  les provocations et les mouvements d'humeur d'Edith confrontée au mensonge comme à cette pitié insupportable, on sent également combien sont étouffantes toutes ces précautions, toutes les stratégies de son entourage pour prendre soin d'elle et de ses sentiments et préserver ses illusions de guérison.
Une pression énorme s'exerce alors sur Toni Hofmiler. Il est quotidiennement confronté à l'attitude pleureuse et suppliante de Kekesfalva poussé par le désespoir, qui parvient à lui arracher malgré lui des promesses de fiançailles et des engagements qu'il ne veut profondément pas donner. Kekesfalva tente d'ébranler ce sentiment de pitié envers Edith dont à aucun moment Toni Hofliller ne parvient à se débarasser, ce sentiment ambivalent qui a certains moments lui donne même l'illusion d'une toute puissance. Mais il est à vrai dire lui-même paralysé, prisonnier de ce sentiment. Il envisage le suicide et se confie à son supérieur qui le mute sur le champ. A la nouvelle de son départ Edith se donne la mort et de nombreuses années plus tard, alors que les horreurs de la guerre de 1914-1918  ont pense-til soulagé sa culpabilité, les souvenirs refont surface.


Ce que j'en pense

Stephan Zweig impose à ce roman un rythme endiablé, pleins de rebondissements, malgré le petit nombre de personnages principaux. Ce tempo est en rapport avec la personnalité très énergique du héros et contraste avec la paraplégie d'Edith. Sweig est d'une surprenante sincérité dans le récit des disputes et de l'explosion de la souffrance d'Edith. C'est un roman très riche. Outre le récit principal, Sweig donne des descriptions très touchantes de la vie quotidienne dans la campagne hongroise et fait une description très fine de ce que pouvait être la vie et  la carrière d'un officier, de ses rapports avec ses camarades et supérieurs. Malgré le titre, on espère jusqu'au bout une issue différente et le héros qui parfois nous paraît sympathique dans son autocritique permanente, apparait dans toute sa faiblesse.
La pitié dangereuse a été adaptée en 1970 par Eduard Molinaro pour la télévision, avec Matthieu Carrière et Marie-Hélène Breillat.

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Editeur : Livre de poche, collection La Pochothèque, 1991, 1191 p.

Logo-Zweig-petitCe billet a été écrit dans le cadre du challenge ich liebe Zweig

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