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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 19:24

Ingrédients pour 4 personnesfilet-de-lotte-003.JPG

4 filets de lotte

1 kg de pommes de terre

30 gr de beurre

1 bouquet de persil

sel

poivre

 

Temps de préparation : 15 mn

 

Dans une poêle, faire cuire les filets de lotte 15 mn dans 15 gr de beurre. Saler, poivrer. Dans une cocotte, faire cuire les pommes de terre à la vapeur puis, lorsqu'elles sont cuites, les éplucher et les faire revenir dans le beurre avec le bouquet de persil. Saler poivrer. Servir immédiatement.

 

La pomme de terre est riche en amidon. Elle apporte aussi des protéïnes végétales et des fibres. C'est une bonne source de vitamines C. On y trouve aussi une bonne quantité de vitamines B1, B3 et B6 et de potassium, du magnésium et un peu de zinc.

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 21:24

d-ou-je-suis-je-vois-la-lune.jpgRésumé de l'éditeur

Moon a choisi la rue parce qu'elle a décidé d'être "elle-même dans ce monde où les gens sont devenus des autres."

Je dis : Avec cinquante centime d'euros, qu'est-ce qu'on achète à notre époque ? J'insiste, il accélère, petite pirouette : Non sans dec', à ce prix, franchement, tu trouves des trucs intéressants à acheter ? Le type finit par s'arrêter, il se demande où je veux en venir, et c'est là que je sors le grand jeu, tutti et compagnie, je dis : Un sourire à ce prix là, c'est pas cher payé ! et j'attends pas qu'il accepte, je lui refourgue un petit sourire façon majorette à dentelle, épaules en arrière et tête haute. Le type soupire, il pense quil se fait avoir. Il n'a que dix centimes mais je lui fait quand même le sourire en entier. Je suis pas une radine."

Autour d'elle, il y a Michou et Suzie avec leur Caddie, Boule, son crâne rasé et sa boule de billard à dégainer en cas de baston, les kepons migrateurs avec leurs crêtes de toutes les couleurs, et surtout, il y a Fidji et ses projets sur Paname. Pour lui, elle a décidé d'écrire un roman, un vrai.

Et il y a Slam qui sort de prison, Slam qui aime les mots de Moon et a une certitude : un jour, elle décrochera la lune...

 

En quelques mots

Moon a 19 ans et elle est SDF, "préposée à la galère perpétuelle, bénévole du bitume, la misère en bandoulière". Elle dort sur des cartons et refuse l'aide des bénévoles du SAMU d'hiver et leurs couvertures de survie, ces "couvrantes de morgue". Elle vit dans la rue et elle a son coin, son bout de trottoir sur la place Saint Mich', à proximité d'un fleuriste. Elle  vend des sourires. Moon a un chien, Comète et des amis. des compagnons de rue. Fidji, son amoureux, a des cheveux crépus et un air sympa. Il fait des démarches pour avoir un droit de visite et un droit de garde de sa fille et s'en va à Paname (c'est à dire Paris). Boule est vendeur de shit . Il a le crane rasé et porte un perfecto. Il vit avec sa copine Valou, locataire d'un HLM avec jardin. Et puis il y a Michou et Suzie, Slam et Jeanine, les képons, les zozos.

Sous les lampadaires, elle pense à ce qu'elle va écrire sur le bloc note qu'elle a volé à la Maison de la presse. Elle voudrait écrire la vie de Fidji et lui faire un cadeau pour Noël. A l'angle de Saint-Fran, les doigts crispés, le calepin sur les genoux, elle entreprend d'écrire l'histoire imaginaire de Fred, de la petite et de Raymond le chien, avec persévérance, aidée par un manuel de grammaire pour se remettre les idées en place. Quand Fidji la quitte pour ne pas compromettre son avenir, elle confie son calepin à Slam, libéré sous conditionnelle. Elle se prépare alors à affronter le monde de l'édition, en ayant parfois le sentiment de perdre sa liberté.

 

Ce que j'en pense

D'où je suis je vois la lune est un roman de rue, avec un style et un vocabulaire bien particuliers, finalement assez poétique. Moon est un personnage attachant, que l'on suit dans sa vie quotidienne. Dans ce domaine, les détails parfois sordides ne manquent pas. Ce livre m'a plu. Même les invraissemblances ne m'ont pas gâché le plaisir. Elles font partie du charme de ce roman-conte car derrière la misère se cache l'espoir de voir un jour son nom sur la couverture d'un livre, de sortir de sa condition. Je remercie  Sylire qui l'a fait voyager. livre voyageur

 

Editeur : Stock, 2010, 299 p.


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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 19:20

tel--est-pris-qui-croyait-prendre-1.jpgRésumé de l'éditeur

Gagner le gros lot dans un pari truqué, abuser le pauvre paysan en se disant curé ou se nourir de la volaille du voisin... Pour certains, maitres dans l'art de jouer des mauvais tours, toutes les ruses sont bonnes, même les plus sournoises. Mais gare ! Il est parfois dangereux de se croire plus malin que les autres. Et le dindon de la farce n'est pas toujours celui qu'on imaginait...

 

Mon avis

Tel est pris qui croyait prendre est un recueil de quatre excellentes nouvelles qui ne sont pas particulièrement reservées aux enfants. Je suis même surprise de leur édition en folio junior. Elles ne contiennent rien qui puissent les choquer mais racontent des situations qui n'ont rien d'enfantin ni de merveilleux et sont à mon sens plus adaptées à la lecture d'un adulte ou d'un adolescent.

 

En quelques mots

Dans Le connaisseur, Mike Schfeld, agent de change et collectionneur assoiffé de culture,  invite le narrateur à dîner en compagnie de Richard Pratt, fin gourmet et grand amateur de vin. Il organise, comme chaque fois qu'il les invite, un jeu pour découvrir le nom du vin servi à table. Cette fois, Richard fixe l'enjeu et lui demande la main de sa fille. Il propose une partie de sa fortune s'il perdait. Agé d'une cinquantaine d'années, peu séduisant, il gagne le pari jusqu'à ce que la bonne intervienne et lui remette les lunettes oubliées dans le cabinet de travail où Mike avait chambré le vin.

 

Madame Bixby et le manteau du colonel a été adaptée pour la télévision en 1960 par Alfred Hitchcok. A New York, Mme Bixby est l'épouse d'un dentiste aux revenus modestes. Elle se rend régulièrement à Baltimore par le train afin de rendre visite à sa vieille tante Maud. Mais ce n'est qu'un prétexte depuis huit ans pour rencontrer le colonel, un homme fabuleusement riche dont elle est très éprise. Alors qu'elle reprend le train pour New York, à la veille de Noël, elle reçoit de sa part un superbe manteau de vison en cadeau d'adieu qu'elle découvre dans le train. S'arrêtant à la gare de Pennsylvanie, elle se rend chez un prêteur sur gages qui lui remet un ticket. De retour chez elle, elle fait croire à son mari qu'elle l'a trouvé dans le taxi. Il se rend chez le prêteur pour récupérer l'objet et, tout en organisant une véritable mise en scène, lui remet un ridicule petit tour de cou en fourrure. En sortant de son cabinet, alors qu'elle s'apprête à retourner chez le prêteur sur gages, elle aperçoit la secrétaire de son mari dans le superbe manteau de vison noir.

 

Un beau dimanche raconte l'histoire de Cyril Boggis, antiquaire au goût sûr et vendeur de talent qui sillonne la campagne le dimanche en voiture, depuis son achat, à un prix dérisoire, de fauteuils du XVème siècle à une fermière. Ce dimanche, il entreprend de visiter la Queen Anne délabrée mais n'y trouve aucun meuble de valeur et poursuit sa visite des fermes environnantes, déguisé en curé. Il rencontre Rummins, un propriétaire et découvre chez lui une commode chippendale d'une très grande valeur. Il entreprend de l'arnaquer mais il est pris à sa propre ruse,  malheureusement  pour la commode.

 

Le champion du monde met en scène des braconneurs. Dans une station service, Claude et Gordon préparent des raisins secs juste avant l'ouverture de la chasse. Ce sont les ennemis jurés de Victor Hazel, leur voisin, le riche propriétaire de la chasse gardée et des faisans, fabricant de pâtés et de saucisses.  Claude tient de son père ses techniques de braconnage. Ce soir là, il farcit du raisin sec avec du somnifère et se rend à pied sur la propriété de son voisin en compagnie de Gordon. Ils droguent les faisans qu'ils ramènent en grand nombre, aidés par Charlie Kinch, chauffeur de taxi. Pour ne pas être pris la main dans le sac par le gardien, ils déposent leur butin chez Bessie Organ, la femme du vicaire, qui le leur rapporte le lendemain dans la poussette de son fils. Mais les faisans se réveillent, assiégeant la station service.

 

Ce que j'en pense

Suspense et humour se conjuguent pour donner à ces quatre nouvelles une vraie dimension. J'avais vu la remarquable adaptation d'Alfred Hitchcok il y a quelques années, avec Audrey Meadows. C'est un moment de lecture inoubliable que je vous recommande.

 

Editions Gallimard jeunesse 2003, 125 p.

 

alfred-hitchcock.png

Je participe au challenge Roald Dahl

Roald Dahls Matilda

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 21:35

le-gout-des-pepins-de-pomme.jpgRésumé de l'éditeur

A la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l'Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu'elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n'envisage pas dans un premier temps de  la conserver. Mais à mesure qu'elle découvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l'entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l'histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes.

Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l'oubli.

 

En quelques mots

Ce livre raconte l'histoire de trois générations de femmes d'une même lignée, dont le destin a souvent été dramatique. Bertha Lünschen, la grand-mère d'Iris, la narratrice, a perdu la mémoire depuis des années.  A sa mort, Bertha lègue la terre à sa fille Christa, la mère d'Iris, les valeurs mobilières à sa seconde fille Inga, de l'argent à sa troisième fille Harriet. Iris hérite de la maison et se rend sur place, à Boodshaven, dans le nord de l'Allemagne, depuis Fribourg où elle exerce le métier de bibliothécaire. Elle y retrouve ses parents et ses tantes, Harriet, malheureuse adhérante d'une secte depuis la mort de sa fille Rosemarie, âgée de 15 ans, dans un tragique accident, et Inga qui a la particularité d'envoyer des décharges électriques à quiconque la touche depuis sa naissance au cours d'un violent orage. Dans la maison, où flotte un parfum de pommes et de vieilles pierres, Iris retrouve peu à peu ses souvenirs d'enfance, au contact des vieux meubles, des livres, des arbres et des fleurs du jardin.

Extrait : "Je traversai le potager pour jeter un coup d'œil aux massifs de vivaces crées par Bertha, à toutes ces plantes déjà anciennes qui honoraient la mémoire de ma grand-mère ou constituaient un vivant défi à sa dégradation, ce qui revenait d'ailleurs au même. Le fourré ondoyant de phlox répandait son suave parfum. Les pieds d'alouette pointaient leurs lances bleues dans le ciel vespéral. Les lupins et les soucis resplendissaient tout alentour, les campanules se penchaient à ma rencontre. Les feuilles épaisses en forme de cœur des funkias recouvraient la quasi-totalité du sol, à l'arrière les hortensias formaient une véritable haie dont le feuillage s'ornait d'une multitude d'inflorescences moussues rose-bleu et bleu-rose. Les ombelles jaunes foncées et rose des achillées millefeuille s'inclinaient par dessus l'allée, à peine les eus-je touchées pour les écarter du chemin que mes mains furent imprégnées de leur parfum, cela sentait les herbes aromatiques et les vacances d'été."

Iris n'envisage pas de garder cette maison. Avec Inga, devenue photographe, elle classe les portraits de Bertha et reçoit la visite de Carsten Lexow, qui a entretenu la maison et le jardin depuis le départ de Bertha en maison de retraite. Elle recueille ses confidences sur les liens qui l'unissaient autrefois à Bertha  et à sa soeur Anna, morte d'une pneumonie à l'âge de 16 ans et lui révèle des secrets de famille bien gardés. Iris se remémore les histoires de famille racontées de mère en fille. Anna aimait Lexow et Lexow aimait Bertha qui aimait Henrich Lünschen, le fils de l'aubergiste du village devenu notaire et le grand-père d'Iris.

Christa, la mère d'Iris, était patineuse. Elle avait fait la connaissance de son père,  Dietrich Berger, à Marbourg pendant ses études et, après leur mariage, s'était installée au pays de Bade, dans le Sud, où Dietrich avait décroché un poste dans un centre de recherche en sciences physiques. Mais son coeur était toujours resté attaché à Boodshaven. Iris décide de prolonger son séjour afin de régler les problèmes de succession. Intercalant les rencontres romantiques avec Max, le frère de son amie d'enfance, Mira Ohmstedt , elle reconstitue les souvenirs de ses grands parents, de ses parents, de ses tantes, et de ses jeux avec sa cousine Rosemarie ; elle retrouve des sensations, l'odeur et le goût des fruits et revit la mort tragique de sa cousine.

 

Ce que j'en pense

L'auteur écrit avec beaucoup de tendresse, de sensibilité et de légèreté l'histoire de ces femmes meurtries. C'est un très beau roman sur la mémoire, un roman d'atmosphère et de sensations, à découvrir absolument. Les descriptions du jardin de Bertha sont absolument merveilleuses. Je remercie  Aifelle qui en a fait un livre voyageur et Mango me l'a fait parvenir. livre voyageur

 

Editions Anne Carrière, 2010, 268 p.

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 08:21

le-ciel-au-dessus-du-louvre.JPGRésumé de l'éditeur

C'est l'histoire d'un tableau, au temps de la Révolution française. Celle du portrait de l'Etre suprême, commandé par Robespierre à David. Un tableau qui ne sera jamais peint. C'est aussi l'histoire d'une autre oeuvre, que le peintre laissera inachevée : le portrait de Bara, un jeune éphèbe de 13 ans, martyr de la République.

De l'inauguration du musée du Louvre à la fête de l'Etre suprême, d'aôut 1793 à la mort de Robespierre, c'est aussi l'évocation écrite et dessinée en vingt "tableaux" urgents, eux aussi inachevés, d'un face à face entre deux acteurs majeurs d'une Révolution trop pressée.

Jean-Claude Carrière avait déjà abordé le sujet de la Terreur sous la Révolution dans le film Danton de Wadja. Pourtant, son regard, confronté à celui de Bernard Yslaire, renouvelle le sujet. Robespierre apparait à la fois éclairé et perdu, tandis que David accomplit son destin : celui d'un peintre tiraillé entre engagement politique et ambition artistique.

Le Ciel au dessus du Louvre est une plongée fascinante dans la Révolution française sous l'angle, inédit, de sa représentation, au sein même d'un atelier d'artistes.

 

Mon avis

Ce livre est divisé en 20 chapîtres, comme autant de tableaux. Pendant la Révolution, après la mort de Marat, le peintre David propose à la Constitution de faire son portrait posthume, dans un élan patriotique. Avec  son ami Robespierre, il commente les détails de ce tableau et remarque que le ciel est vide.

Au début du mois d'août 1793, un jeune slave, Jules Stern, arrive à Paris et cherche David qu'il croise pour la première fois le 8 août 1793, lors de l'inauguration au Louvre du musée de la Nation. L'art de la République, patrimoine de la liberté, prend alors la place des chefs d'oeuvres de l'Ancien Régime. David, peintre officiel, siège aussi au comité de sûreté qui envoie les inculpés devant le tribunal révolutionnaire. Jules, ce garçon au visage angélique, vient y dénoncer sa mère, allégorie de la Nation.

De vives discutions aboutissent à la reconnaissance de la Raison comme sorte de divinité. Au cours de cette période troublée, la convention qui est menacée décrète aussi la Terreur. Dans son atelier au Louvre, David enseigne, reçoit ses modèles dans ce climat particulier de délation et crée des supports artistiques de l'idéologie révolutionnaire.

Au club des cordeliers, Danton et Robespierre débattent de la liberté de culte. Robespierre, pour mieux lutter contre le christianisme,  passe commande à David d'un portrait de l'Etre suprême, incarnation de l’aspiration à la spiritualité. A la convention nationale, David reçoit une nouvelle commande, celle du portrait du jeune Bara, martyr de la République. Pour mieux se recueillir, l'atelier de David est fermé au public et il recherche le modèle qui lui permettra de peindre ces tableaux.

Il recrute Jules et, peu à peu, une complicité s'installe entre eux. Progressivement, il élabore son tableau. Danton est arrêté puis Jules est dénoncé. David se précipite pour libérer son modèle au pied de l'échafaud et c'est le corps et la tête retrouvés dans la fosse commune que, recousus, il continuera de peindre. Le 08 juin 1794, a lieu la fête de l'Etre suprême mais le tableau n'est pas prêt. La convention vote la mise en accusation de Robespierre. La fête en l'honneur du jeune Bara n'a finalement pas lieu et son portrait reste inachevé. David, dénoncé et finalement amnestié, propose à Bonaparte de faire son portrait.

Ce livre retrace remarquablement le climat de précipitation, de terreur et de passion qui régnait alors, les déchirements de David entre Art et devoir politique. Le graphisme est beau, précis et sobre. Les couleurs, parcimonieusement utilisées, sont chaudes et chatoyantes. Les auteurs proposent un point de vue  artistique très original sur la Révolution française. Je remercie Alex mot-à-mots qui me l'a fait parvenir.livre voyageur

 

le-Ciel-au-dessus-du-LouvreExtrait02.jpg

Editeur : Musée du Louvre Editions et Futuropolis, 2009, 66 p.

 

Je participe au challenge ABC 2010

ABC challenge 2010

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 11:58

CommissaireFlipo.jpgRésumé de l'éditeur

La commissaire Viviane Lancier n’est pas du genre poète, mais la voici condamnée à se passionner pour Baudelaire : un sonnet torride dont il serait l’auteur se transforme en serial killer, envoyant à la morgue ceux qui s’y intéressent. Flanquée de son ingénu lieutenant, Viviane Lancier plonge dans une enquête où semblent la narguer les morts, les survivants et même les revenants.

 

En quelques mots

Viviane Lancier a 37 ans. Elle est commissaire de la 3ème division de police et dirige, sans prétention mais avec poigne, une équipe exclusivement masculine. C'est une femme de caractère. Avec l'aide de son jeune et nouveau lieutenant, Augustin Monot, elle doit résoudre une affaire de meurtre sur le quai Conti, celui d'un clochard de 52 ans, Pascal Mesneux, ancien professeur de lettres. Dans sa besace, un livre de Victor Hugo et une lettre à l'intention du Prince des poètes, les conduit à l'Académie Française. Il s'agirait de la photocopie du manuscrit de très grande valeur, d'un sonnet inédit écrit par Charles Baudelaire. Rapidement, autour de ce sonnet sulfureux, les tentatives de meurtres, les menaces et les cadavres s'accumulent, celui d'Elisabeth Blum, la graphologue choisie pour authentifier le sonnet, celui d'Astrid Carthago, la médium prohétique, l'attentat contre Louis Saint Croy, le collectionneur, puis c'est au tour de Joa, la servante noire que l'on tente de pousser sous le metro. Monot et Viviane pataugent dans cette affaire abracadabrante, dans laquelle les suspects ne manquent pas et qui ne commence à se résoudre qu'au 3/4 de l'histoire, lorsque l'auteur finit par abattre ses cartes et donner à chaque évenement, à chaque personnage, sa place véritable.

Les personnages principaux de ce livre sont très attachants.  Viviane qui vit seule, à la suite d'une récente rupture avec un juge, enchaine les régimes, entre complexes et résolutions. Monot, ce jeune littéraire cultivé, un peu maladroit, enthousiaste, communicatif et charmant à la fois, plein de bonnes intentions, se laisse naïvement prendre au jeu de la presse. A travers lui, l'auteur dénonce le pouvoir des médias et leur façon de contrôler l'opinion. Ce livre est écrit avec beaucoup d'humour, les dialogues sont succulents et les répliques et situations loufoques sont nombreuses. Le style de l'auteur m'a beaucoup plu, les références littéraires y sont nombreuses et je l'ai trouvé très réaliste, tant dans la caractérologie de ces personnages que dans la description du fonctionnement du commissariat et des organes de presse.

 

Editeur : La Table Ronde, 2010, 300 p.

ABC challenge 2010Je participe au challenge ABC 2010

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 23:17

Les-justes.jpgRésumé de l'éditeur

Ne pleurez pas. Non, non, ne pleurez pas ! Vous voyez bien que c'est le jour de la justification. Quelque chose s'élève à cette heure qui est notre témoignage à nous autres révoltés : Yanek n'est plus un meurtrier. Un bruit terrible ! Il a suffit d'un bruit terrible et le voilà retourné à la joie de l'enfance.

 

Mon avis

Les justes est une pièce de théâtre en cinq actes, représentée pour la première fois en 1949.Elle s'inscrit dans le cycle de la révolte et de la solidarité.

A Moscou, en 1905, Stephan Fedorov s'évade du bagne et rejoint la Suisse. Il est envoyé par le parti socialiste révolutionnaire auprès de Boris Annenkov pour tuer le Grand Duc Serge, abattre la tyrannie et hâter la libération du peuple russe. Il retrouve ses camarades, Dora Doulebov, Alexis  Voinov et Yanek Kaliayev et ensemble, totalement exaltés, ils préparent l'attentat. Yanek est désigné pour lancer la  première bombe au passage de la calèche qui transporte le Grand Duc au théâtre.

Mais le lendemain soir, il ne peut pas agir à cause de la présence des enfants et de la duchesse dans la calèche. Une vive discution oppose alors Stephan à ses camarades et l'organisation décide finalement de remettre l'attentat à une autre occasion.

Deux jours plus tard, le groupe attend la calèche et Alexis, envahi par la peur décide de poursuivre son action révolutionnaire dans les comités. Il est remplacé par Boris. A l'heure prévue, Yanek cette fois lance la bombe au passage de la calèche.

Il est arrété, emprisonné et risque la pendaison. Il rencontre Foka qui, pour obtenir une réduction de peine, est devenu bourreau. Skouratov, le directeur du département de police lui annonce la visite de la grande duchesse qui l'exhorte au repentir et lui propose en vain la grâce contre le pardon de Dieu.

Ensemble, les membres de l'organisation justifient la mort de Yanek et Dora pense au prochain attentat qui lui permettra de rejoindre son amant dans la mort.

Comme cela est précisé par Camus lui-même dans l'introduction, ce texte est inspiré d'évenements réels ayant eu lieu en 1905 à Moscou. Les justes sont des terroristes, animés par un idéal politique et prêts à sacrifier leur vie en son nom. La question de la légitimité du meurtre à des fins politiques est centrale. Mais les personnages ont des motivations personnelles très différentes. Yanek croit à la beauté, et à la joie et n'accepte de tuer que pour donner une chance à la vie. Stephan au contraire ne croit plus qu'à la haine et Dora n'a pas renoncé à son coeur dans son amour de la justice. Ce livre se dévore et ne peut laisser indifférent. On ressent aussi cette sorte de fraternité qui unit les différents personnages, l'humanité et l'engagement pour la vie de Camus.

 

Editeur : Gallimard, 1950 renouvellée en 1977, 150 p.

 

C'est un livre voyageur  

livre voyageur

 

Je participe au challenge Camus et au  challenge j'aime les classiques

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Challenge CAMUS

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 18:31

Le domaine Lou Capitelle, entre rivière et soleil est un lieu de vacances, de séjours et de séminaires situé en face du village de Vogüe, en bordure de l'Ardèche : domaine lou capitelle Vogue-avril-2010-034.JPG

Il propose toute l'année un hébergement en pension complète, demi-pension ou gîte et des animations variées adaptées aux enfants, aux adolescents et aux adultes, familles, séniors ou sportifs. Nous y avons pratiqué du tir à l'arc, du ping pong, du minigolf, de la natation, du canoë et de la randonnée pédestre.

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Le village de Vogüe est classé parmi les plus beaux villages de France.

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Niché dans la falaise calcaire, il est dominé par le château bâti sur le site d'un fort primitif du XI ème siècle. Il a été reconstruit au XV ème siècle et rénové au XVII ème siècle. Il abrite aujourd'hui un musée. L'allée du château est le point de départ de plusieurs randonnées pédestres.

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C'est un très joli petit village. L'église, construite en 1692 est très simple et le presbytère est imposant. C'était le point de départ de nombreux religieux vers la campagne environnante. Les petites rues du village, la rue des balcons et la rue des puces notamment sont particulièrement pittoresques. Les glycines y fleurissent abondament au mois d'avril. La rue des puces, très étroite, ne laissait passer qu'un homme et faisait partie du système défensif du château.

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Au sud de Vogüe, à partir de Vallon Pont d'Arc, il est possible d'admirer l'Ardèche des nombreux belvédères qui jonchent la route. C'est aussi le point de départ des descentes en canoë.

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Au fond des gorges, la grotte de la Madeleine a été façonnée par les eaux souterraines. Le visiteur y découvre des draperies, des colonnes, d'immenses orgues et des cristalisations miroitantes. Vieille de plus de 2 millions d'années, elle fut découverte par un berger à la fin du XIXème siècle.

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A 9 km au Nord de Vogüe, Aubenas est une petite ville médiévale et commerciale. Le château fort du Moyen Age s'est transformé en résidence d'agréement à partir de la Renaissance et jusqu'à la Révolution. Il présente d'épaisses murailles et des mâchicoulis, des tuiles vernissées du XVII ème siècle, et des ouvertures cintrées du XVIIIème siècle.

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L'Aven d'Orgnac est classé grand site de France. Seule une petite partie de l'aven est aménagé et accessible aux visiteurs par un escalier de 780 marches, amenant à 120 mètres de profondeur. Les salles visitées sont gigantesques. Haute de 30 m, longue de 25 m et large de 90 m, la salle Robert de Joly est occupée par un énorme cône d'éboulis à l'applomb de l'ouverture naturelle de l'aven, formé de carcasses d'animaux. Elle abrite de très grands stalagmites aux formes remarquables : piles d'assiettes, pomme de pin, palmiers, buffet d'orgues, tour de Pise. La salle chaos est une vaste salle galerie descendante où se sont accumulés les blocs effondrés. Des draperies de calcites translucides ornent les parois. La salle rouge que l'on contemple depuis un belvédère est le terme de la visite. Très profonde, elle se découvre au cours d'un spectacle son et lumière saisissant. Il est possible d'explorer davantage ce lieu, l'une des plus grande cavité au monde, vieille de 110 millions d'années, par une aventure spéléologique proposée en petit groupe restreint.

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Le village de Labastide de Virac abrite le château des Roure, du XVème siècle

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La cour intérieure et la terasse, de style florentin, furent réalsés par des maçons italiens.

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Nous avons particulièrement apprécié les décors floraux des portes et façades des maisons du village.

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Rochecolombe est un village médiéval abandonné à la fin du XIXème siècle et réhabilité depuis 1970.

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Balazuc est l'un des plus pittoresques villages d'Ardèche, construit en nid de guêpe dans les flancs d'une falaise calcaire qui domine un méandre et un pont construit en 1884.

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 09:54

Ingrédients pour 6 personnesgougere-004.JPG

 

25 cl d'eau

75 gr de beurre

250 gr de farine

4 oeufs + 1 jaune

100 gr de comté râpé

sel, poivre

 

Temps de préparation : 45 mn

 

Mettre à bouillir dans une casserole l'eau, le sel et le beurre. Lorsque le beurre est fondu, verser la farine en une fois dans la casserole. Ôter ausstôt du feu et bien mélanger. Remettre la casserole sur le feu et ajouter les 4 oeufs  entiers, l'un après l'autre en mélangeant soigneusement avant d'incorporer le suivant. Oter du feu  et incorporer les deux tiers du comté et un peu de poivre. Beurrer une plaque de patisserie et disposer, à l'aide d'une cuillère à soupe, des boules de pâte les unes à côté des autres, afin de former une couronne. Dorer le dessus avec le jaune d'oeuf dilué dans un peu d'eau. Saupoudrer avec le fromage restant. Placer dans le four et laisser cuire 20 mn à 180 °C. Augmenter la température à 200°C et faire cuire encore 20mn. Eteindre le four et entrouvrir sa porte, laisser les gougères tiédir et se déssecher quelques minutes.

 

gougere-002.JPG

 

Cette recette est inspirée de celle présentée p. 136 du livre de Camille Le Foll : Les classiques de Camille, Hachette, 2004.

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 08:21

Moi, je suis la tulipe, une fleur de Hollandetulipes-009.JPG

Et  telle est ma beauté, que l'avare Flamand

Paye un de mes oignons plus cher qu'un diamant

Si mes fonds sont bien purs, si je suis droite et grande.

 

Mon air est féodal, et comme une Yolande

Dans sa jupe à longs plis étoffée amplement,

Je porte des blasons peints sur mon vêtement,

Gueules fascé d'argent, or avec pourpre en bande.

 

Le jardinier divin a filé de ses doigts

Les rayons du soleil et la poupre des rois

Pour me faire une robe à trame douce et fine.

 

Nulle fleur du jardin n'égale ma splendeur,

Mais la nature, hélas, n'a pas versé d'odeur

  Dans mon calice fait comme un vase de chine.

 

Théophile Gautier (1811-1872)

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Published by Bénédicte - dans Sur mon balcon
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