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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 16:07

l-homme-invisible1.jpgRésumé de l'éditeur

Mme Hall, l'aubergiste, a un drôle de client. Quel secret cache -t-il derrière ses lunettes noires, sous ces bandes serrées tout autour de sa tête . Que fabrique-t-il enfermé avec tant de bouteilles ? Et pourquoi ces colères dès qu'on le contrarie ? Depuis qu'il est dans le pays, c'est chaque jour un nouveau mystère : l'argent disparait, les objets se déplacent tous seuls... Cet homme est dangereux !

 

Résumé de l'intrigue

Un étranger frigorifié arrive en février dans l'auberge de Mme Hall réclamant une chambre et du feu. Elle le sert mais il conserve son chapeau, son manteau, ses gants et ses grosses lunettes. Dans sa chambre, Mme Hall aperçoit son visage emmailloté d'un linge blanc qui cache sa figure. Personne à l'hôtel ne parvient à engager la conversation avec cet étranger qui n'inspire pas confiance. De ses bagages, il déballe toute sorte de bouteilles contenant des poudres et des liquides colorés ou incolores, des éprouvettes, des tubes et une balance. Il s'enferme à clef et demande à ne pas être dérangé. Il excite la curiosité des gens qui pensent que c'est un criminel s'efforçant d'échapper à la justice ou bien un anarchiste déguisé qui prépare des matières explosives. Mme Hall a compris que c'était un savant et elle pense que ses expériences l'ont défiguré. C'est alors qu'on découvre qu'il n'a pas de main et que sa manche est vide. De curieux évènements se produisent. Un mystérieux cambriolage a lieu au presbytère vers 4 heures du matin. M. Bobby Jaffer, l'agent de police du village tente de l'arrêter mais il porte des vêtements sans corps. C'est un être invisible qui disparait. Ses livres de notes  abandonnés dans sa chambre suscitent bien des convoitises et attisent la curiosité.  Chacun s'inquiète de l'avantage de l'homme invisible qui pourrait voler, forcer les clôtures,  et qui passe à travers les cordons de policiers. Le docteur Kemp remarque des traces de sang sur le bouton de la porte de sa chambre. Griffin, l'homme invisible, blessé au cours d'une de ses fuites s'est rendu chez lui  car ils se connaissent et se sont rencontrés à l'université. Après une nuit de sommeil, Griffin raconte à Kemp comment il a trouvé le secret de l'invisibilité et les expériences qu'il a menées. Après des années de recherches et des dépenses qui l'avaient ruiné,  il avait décidé d'expérimenter la formule sur lui-même, pour fuir ses créanciers et parce qu'il était accusé à tort de vivisection sur le chat de sa voisine. Il était devenu alors totalement invisible et avait mis le feu à son logement pour brouiller sa piste. Mais il n'était pas à l'abri de la faim, du froid ni du flair des chiens. Sans abri et sans ressources, il  avait trouvé refuge dans un magasin puis dans un autre et avait assommé le propriétaire, un bossu à l'ouïe fine, méfiant et organisé. Après tous ces larcins, Griffin devient fou et finit par tuer. Une chasse à l'homme s'ouvre alors, jusqu'à  la mort de l'homme invisible, tué par la foule à coups de bêche.

 

L'homme invisible a été publié en 1897. C'est l'histoire à la fois drôle et tragique d'un homme traqué qui ne cesse de se cacher et de fuir. Victime de la médisance et des commérages de tout un village, il apparait peu à peu sous le visage d'un homme que l'invention et le progrès ont rendu fou. L'aspect tragico-comique est assez déconcertant. Cette histoire sur "la différence, l'isolement et l'intolérance" est pleine de rebondissements et on ne s'attend pas à découvrir un profil de héros tel que celui-ci. L'homme invisible a été adapté pour le cinéma en 1933 par James Whale et de nombreuses fois par la suite. A lire, l'avis d'Antoni.

 

Editions Albin Michel, 1958, 283 p.

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 09:46

le-vieil-homme-et-la-mer.jpgRésumé de l'éditeur

Si Manolin pouvait choisir, c’est avec Santiago qu’il irait pêcher. Le vieil homme ne lui a-t-il pas appris l’amour de la mer en l’emmenant en haute mer alors qu’il avait à peine cinq ans ? Ne lui a t-il pas transmis tout son savoir sur les lignes, les appâts et les poissons ? Mais le vieux pêcheur est devenu sala : la chance l'a abandonné, et voici plusieurs semaines qu’il revient au port la barque vide. Aussi les parents de Manolin envoient ils leur fils sur un autre bateau. Cependant, tous les soirs, l’adolescent retrouve son vieil ami ; ensemble ils préparent la pêche du lendemain, cette pêche qui lui accordera peut-être une dorade, un thon, voire même un requin ou un espadon argenté. Vient un jour où, en effet, le vieil homme rencontre «son» poisson.L'homme et l'animal vont alors s’affronter en un duel long et âpre qui va durer plusieurs jours et plusieurs nuits.

 

En quelques mots

Le vieil homme et la mer écrit à Cuba en 1951, raconte une lutte tragique, le dernier combat d'un homme sur le déclin. Ce livre développe le thème du courage, de l'effort, de la solitude, de l'humilité et de la mort. C'est aussi une histoire d'amitié, un roman court et simple, un style épuré et poétique, un livre magnifique. Pour cet ouvrage, Ernest Hemingway a reçu le prix Pulitzer en 1953 et le prix Nobel de littérature en 1954 . Il a été adapté au cinéma en 1958 par John Sturges et en 1999 par Alexandre Petrov.

 

Extrait : "Il appelait l'océan la mar, qui est le nom que les gens lui donnent en espagnol quand ils l' aiment. On le couvre aussi d'injures parfois, mais cela est toujours mis au féminin, comme s'il s'agissait d'une femme. Quelques pêcheurs parmi les plus jeunes, ceux qui emploient des bouées en guise de flotteurs pour leurs lignes et qui ont des bateaux à moteur, achetés à l'époque où les foies de requin se vendaient très cher, parlent de l'océan en disant el mar, qui est masculin. lls en font un adversaire, un lieu, même un ennemi. Mais pour le vieux. l'océan c' était toujours la mar, quelque chose qui dispense ou refuse de grandes faveurs ; et si la mar se conduit comme une folle, c'est parce qu' elle ne peut faire autrement : la lune la tourneboule comme une femme."

 

Editions Gallimard, 1952, 156 p.

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Le peintre et sculpteur Yann Corbo qui s'est inspiré du Viel homme et le mer,  a réalisé ce tableau que je trouve très beau et m'a autorisée à l'héberger sur ce blog. Je le remercie.

 

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Matildacopie1-copie-1Je participe au challenge J'aime les classiques et au  Matilda's contest defi classique-300x116

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 15:37

lettres-a-un-ami-allemmand.jpgRésumé de l'éditeur


Je ne déteste que les bourreaux. Tout lecteur qui voudra bien lire les Lettres à un ami allemand dans cette perspective, c'est-à-dire comme un document de la lutte contre la violence, admettra que je puisse dire maintenant que ne n'en renie pas un seul mot. Albert Camus (1948).

Les quatre Lettres à un ami allemand, écrites sous l'Occupation et destinées à des publications clandestines, expriment déjà la doctrine de La peste et de L'homme révolté. Elles se placent sous l'invocation de Senancour qui, en une formule saisissante, avait résumé la philosophie de la révolte : " L'homme est périssable. Il se peut ; mais périssons en résistant, et si le néant nous est réservé, ne faisons pas que ce soit une justice ! "

 

En quelques mots


Ce recueil épistolaire a été écrit par Albert Camus sous le pseudonyme de Louis Neuville pendant l'occupation et publié en France après la libération. Il contient quatre lettres, destinées à son ami allemand, ami car c'est à lui qu'il livre sa pensée. Albert Camus précise dans la préface à l'édition italienne qu'il ne s'adresse pas au peuple allemand mais aux nazis et que le "nous" qu'il emploie dans ces lettres désigne les Européens libres. Il définit ce recueil comme le document de la lutte contre la violence. Il défend d'excuser certains moyens utilisés en temps de guerre et affirme son amour de la justice. Il fait l'apologie du courage, celui auquel son peuple est contraint, le courage d'avancer vers la torture et vers la mort, de prendre sur soi-même pour ne pas ressembler aux nazis, de garder un certain recul sur la notion d'héroïsme, plus facile à atteindre que le bonheur, d'accepter de se battre, de voir mourir et de risquer de mourir. Il exprime les formes de son amour pour son pays et sa lutte pour les nuances. L'homme est la "force de l'évidence qui balance les tyrans et les dieux". Son destin et celui de son pays sont liés l'un à l'autre. Il parle de l'Europe comme un espoir et non une propriété, une "terre de l'esprit," une aventure commune, une terre magnifique faite de peine et d'histoire. Il défend l'activité intellectuelle et lance un appel à l'intelligence, celle qui "donne son accord au courage" et rentre dans l'histoire.A l'heure de la défaite allemande, il parle du sens de ce monde, de l'espoir et des hommes, capables de créer du bonheur "pour protester contre l'univers du malheur", de retrouver leur solidarité pour"entrer en lutte contre leur destin révoltant.

 

Ce recueil est un condensé de la pensée de Camus, très riche et complet bien que court. On ressent beaucoup d'émotions à la lecture de ces quatre lettres splendides.

 

Editions Gallimard, 1948, 78 p.

 

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 10:20

la-dame-pale-copie-1.jpgRésumé de l'éditeur

Au coeur des Carpathes dans le sombre château de Brankovan, les princes Grégoriska et Kostaki s'affrontent pour conquérir la belle Hedwige. Or, Kostaki est un vampire qui revient chaque nuit assouvir sa soif de sang auprès de la jeune femme devenue l'objet d'une lutte sans merci entre les deux frères.

 

En quelques mots

 La dame pâle est un conte fantastique écrit  par Alexandre Dumas en 1849 et extrait des Mille et un fantômes.

Hedwige est polonaise. Elle est née à Sandomir. Lorsqu'en 1825 la Russie et la Pologne entrent en guerre, son père lui ordonne de se réfugier dans le monastère de Sahastru, situé au milieu des monts Carpathes. Après dix jours de marche, son guide est frappé à mort par une balle. Une trentaine de bandits entourent  l'expédition, vétus de peau de mouton. Ils portent de longs fusils turcs et des sabres et poussent des cris sauvages. Leur chef, Kostaki est un homme de vingt deux ans au teint pâle et aux cheveux noirs. Au moment où Hedwige pense sa dernière heure arrivée, Grégoriska, le demi-frère aîné de Kostaki, ordonne de cesser le combat. Hedwige est conduite dans la plus belle chambre d'un château moldave du XVIIème siècle, le château de Brankovan. Smérande, la mère des deux garçons est la dernière princesse de ce nom. Après son divorce, son amant , le père de son second fils, avait été assassiné, et une étrange malediction pèse sur sa famille. Les deux frères sont amoureux d'Hedwige qui n'aime que Grégoriska. Mais un soir le corps de Kostaki est ramené mort. Au cours de la cérémonie, les yeux du cadavre s'ouvrent et s'attachent sur Hedwige. Après l'enterrement, comme chaque soir à la même heure,  elle est prise d'une terreur frissonante...

 

Je ne suis pas particulièrement passionnée par les histoires de vampires et pourtant je dois reconnaître que ce petit livre  romantique se lit très bien. La description des lieux et des paysages est captivante et la rivalité fraternelle est une trame efficace. C'est une lecture facile et agréable, un peu courte cependant.

 

Editions Gallimard, 2006, 102 p.

 

C'est un livre voyageur  

livre voyageur

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 09:14

La-mort-d-olivier-becaille.jpg

Résumé de l'éditeur

«C'est un samedi, à six heures du matin, que je suis mort après trois jours de maladie.»

Mais est-ce vraiment la mort, ce singulier état de torpeur, cette chair frappée d'immobilité tandis que l'intelligence fonctionne toujours ? Olivier Bécaille semble bien en faire l'expérience : son corps ne lui obéit plus mais sa conscience continue de percevoir, quoique de façon assourdie, les faits et gestes de son entourage. Puis soudain, c'est la panique... Et si on l'enterrait vivant ?

Quatre nouvelles, tour à tour graves ou satiriques, révèlent un Zola inattendu. Pour notre plus grand plaisir...

 

En quelques mots

Olivier Bécaille meurt un samedi à six heures du matin. Il entend sa femme Marguerite déclarer sa mort, à demi conscient, paralysé. Cette idée de la mort l'avait longtemps hanté. Il était chétif et souvent malade. Mariés à Guérande alors que Marguerite était encore enfant et avait été donnée sans attendre pour débarrasser ses parents, ils s'étaient rendus à Paris par la suite. Olivier craignait aujourd'hui qu'elle soit perdue, ignorante de tout. Il raisonne et espère se réveiller bientôt. La voisine, Mme Gabin, alertée par ses pleurs, tente de la consoler. Il assiste , impuissant, à ses moindres actions. Le fils de Mme Gabin le croit mort également. Mme Gabin rappelle les formalités d'usage à Marguerite, appelle un voisin, Monsieur Simoneau qui accepte de se charger de tout, de passer à la mairie et de commander le convoi. L'angoisse d'Olivier monte alors et il espère que le médecin se rendra compte qu'il est en simple léthargie. Mais ce dernier se limite aux formalités d'usage et laisse Olivier dans un profond désarroi. M. Simoneau et Mme Gabin éloignent Marguerite et bientôt, il est placé dans la bière et emmené jusqu'à l'église, puis dans un lieu désert, sous des arbres. Il est descendu , des cordes frottent comme des archers contre les angles du cercueil. Il s'évanouit puis sort brusquement de sa syncope. Il crie mais il est enfermé, écrasé sous la terre. Il parvient à se dégager et à rouler dans la fosse voisine, nouvellement ouverte. Pour ne pas effrayer le gardien, il décide de rentrer seul chez lui mais sur la route, il s'évanouit et demeure trois semaines sans connaissance, recueilli par un vieux docteur. Lorsqu'enfin il retourne chez lui, Marguerite n'y est plus et ses noces sont prévues. Olivier ne vaut même plus la peine qu'on se souvienne de son nom.

 

Ce texte est magistral. La montée de l'angoisse d'Olivier en particulier est remarquablement décrite. On se met très aisément dans la peau d'Olivier ce qui est à la fois dérangeant et totalement palpitant. Le texte est admirablement écrit. Le style de Zola est incomparable. Naturaliste, il dépeint toute la mécanique psychologique à l'oeuvre. Le texte est raconté à la première personne ce qui ne laisse aucun doute au lecteur sur l'être du narrateur. L'histoire se passe à Paris rue Dauphine, dans un hôtel meublé.  Elle est racontée des années plus tard, laissant au narrateur le temps de l'encaisser. Par un déterminisme sans faille, le  héros est entrainé par "le fatalisme de sa chair". Il est de faible constitution  et de nature anxieuse, mélancolique et sombre. Il a conscience de son état, de ce qu'il est et il expérimente la mort qui lui a toujours fait peur.  Il est aussi jaloux de M. Simoneau que la nature a gâté davantage. Marguerite est encore une enfant, effarouchable et soumise, tendre et douce. On lui prête volontiers un avenir. La scène de la mise en bière est vue de l'intérieur. Tous les sens d'Olivier sont en éveil. Sans pouvoir agir il a une conscience aigüe de son environnement. Il fait un rêve prémonitoire et rassemble ses forces. Le texte contient de nombreux indicateurs de temps. Dans la dernière partie du texte, les ellipses permettent d'accélérer le rythme de la narration très ramassé jusqu'alors. J'ai beaucoup aimé ce récit que je vous recommande.

 

Nantas

Nantas est une nouvelle réaliste publiée en 1878 et composée de 5 chapitres.
Depuis son arrivée de Marseille, Nantas vit à Paris, rue de Lille. Fils de maçon, instruit jusqu'au bac puis négociant avant de s'occuper de son père impotent, il est sans situation malgré tous ses efforts, des mois de recherche et d'humiliation. A cours d'argent et sans ami pour le dépanner, il est gagné par l'amertume et envisage de se suicider. Il reçoit alors la visite d'une dame de quarante cinq ans, Mademoiselle Chuin qui lui propose  un marché, le mariage avec une jeune fille très belle et très riche. Cette alliance lui permettra d'arriver à la situation la plus haute et de réaliser ses ambitions. La jeune fille est enceinte d'un homme déjà marié. Il accepte d'épouser Mademoiselle Flavie, fille du baron Danvilliers. Mlle Chuin lui remet un billet de 500 francs comme avance des premiers frais. Peu de temps après, il est reçu par le baron qui ignore sa véritable identité et apprend que Mlle Flavie a hérité à la mort de sa mère d'une somme de 200.000 francs qu'elle ne devait toucher que le jour de son mariage. Cette dot, il l'a lui donne, sa fille ne pouvant épouser un homme moins riche qu'elle. Il rencontre alors Mlle Flavie, belle et orgueilleuse qui lui demande d'abandonner ses droits sur elle, de mener une vie totalement distincte, dans l'absolue liberté. Dix ans plus tard, Nantas a conquis une des plus hautes situations financières et industrielles. L'empereur lui offre même le portefeuille des finances.  Mais son amour pour Flavie le submerge. Elle est devenue au fil des années l'unique but de toutes ses pensées. Elle le rejette alors qu'il est au sommet de la gloire, ce qu'il ne supporte pas. Dans un accès de violence il prend son père à témoin de l'infidélité de sa femme. Elle avoue alors la vérité sur son mariage. Nantas recourt aux services de Mlle Chuin à qui il demande de le tenir informé des moindres actions de sa femme. Mlle Chuin choisit de servir à la fois le mari et l'amant qu'elle accepte de cacher dans la chambre de Flavie. Découvrant sa présence et privé de l'amour de sa femme, Nantas envisage de se tuer. Au moment où il va appuyer sur le canon, Flavie entre violemment dans la pièce et lui crie son amour.

 

L'innondation

Louis Roubieu est né près de Toulouse, à Saint-Jory. Il est le plus riche fermier de la commune, entouré de son frère cadet Pierre, de sa soeur Agathe, de son fils jacques, de sa femme Rose et de leurs trois filles, Aimée, Véronique et Marie. La première est mariée à Cyprien Bouisson, la seconde doit épouser Gaspard Rabuteau. Il ont une vie professionnelle et de famille très heureuse jusqu'au jour où la Garonne sort de son lit. Des vagues roulantes cassent les peupliers, engloutissent les cabanes et détèlent les charrettes.  L'eau monte avec une rapidité effrayante et ils se réfugient chez eux. Le sauvetage du bétail est impossible et leurs servantes meurent en tentant de sauver leurs économies. Ils montent sur le toit et envisagent de rejoindre l'église. Cyprien, sa femme et leurs enfants traversent les toits des maisons voisines mais l'une d'entre elle s'écroule et Cyprien disparait, coincé entre les poutres. Rejoint par le reste de la famille, il meurt dans une lente agonie. Le fleuve charrie les poutres et les toitures. Une épave aborde le toit et ils embarquent utilisant des perches en guise de rames. En rejoignant Aimée qui est isolée et perchée sur un autre toit, Jacques a la tête fracassée par le heurt d'une poutre. La nuit tombe. A bout de force Pierre se laisse mourir en se précipitant dans la Garonne. Gaspard entreprend de porter Véronique jusqu'à l'église. Tous disparaissent sauf Louis qui se souvient des jours heureux et prospères.

 

En juin 1875, de terribles crues de la Garonne dévastaient tout sur leur passage. Les eaux atteindront 9m 47 à Toulouse. Cette catastrophe a probablement inspiré Émile Zola. Cette nouvelle relate le combat inégal des hommes contre les forces de la nature, le destin tragique d'une famille de paysans brisée en une nuit apocalyptique.

 

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Les coquillages de M. Chabre.

A son grand regret, M. Chabre n'a pas d'enfant. A quarante cinq ans, c'est un riche bourgeois, marié à Estelle, âgée de vingt deux ans.Son médecin lui recommande de manger des coquillages. Ils se rendent ensemble au Poulighen, près de saint Nazaire et couchent à Guérande. En se promenant, ils rencontrent Hector qui leur conseille de se rendre à Priac. Estelle s'y baigne et retrouve dans l'eau Hector de Plougastel. Sur place, M. Chabre se bourre de coquillage. Hector leur rend visite tous les jours et devient le grand ami de M. Chabre qui lui confie le motif de son voyage. Estelle retrouve Hector à la messe le dimanche puis va voir les bateaux de sardines. Ensemble ils vont pêcher les crevettes un jour de grande marée. Hector trouve Estelle charmante. M. Chabre, parisien et anxieux ne pense qu'à rentrer. Il gêne Hector qui se promet de faire une déclaration à Estelle. La prenant sur son dos lors d'un passage difficile, il attrape ses mains et les couvre de baisers. Puis, envoyant M. Chabre dans la mauvaise direction en pleine marée montante, il déclare son amour à Estelle. Il propose par la suite une nouvelle promenade. M. Chabre, peu assuré, préfère les abandonner aux premières difficultés de la marche et les suivre sur la crête de la falaise. Comme l'avait prévu Hector, ils ne peuvent échapper à la marée croissante et se trouvent tous les deux pris dans la Grotte à Madame, ayant pour deux heures à attendre. Hector prévient M. Chabre sur la crête puis prend la main d'Estelle...Neuf mois plus tard, à Paris, Estelle accouche d'un garçon, miracle que M. Chabre a tôt fait d'attribuer aux arapèdes.

 

Cette nouvelle courte et très facile à lire est extrêmement drôle. Les situations sont cocasses et les jeux de mots innombrables. La description de Guérande et de ses environs est tout à fait remarquable.

 

Editions Librio, 1994, 128 p.

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 09:08

la-carte-et-le-territoire.jpgRésumé de l'éditeur

Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l'histoire, il commencerait peut-être par vous parler d'une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël. Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d'une première exposition de son travail photographique à partir des cartes routières Michelin. C'était avant que le succès mondial n'arrive avec la série des "métiers", ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l'écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l'exercice de leur profession. Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle, dont la terrifiante mise en scène marqua durablement les équipes de police. Sur la fin de sa vie il accédera à une certaine sérénité, et n'émettra plus que des murmures.

L'art, l'argent, l'amour, le rapport au père, la mort et le travail, la France devenue un paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman résolument classique et ouvertement moderne.

 

En quelques mots

Jed Martin est un artiste peintre. Il vit à Paris dans un atelier dont le chauffe-eau tombe régulièrement en panne et passe comme chaque année le réveillon de Noël avec son père à la cité des cigales au Raincy. Un an plus tard, son père, malade, s'installe dans une maison de retraite à Boulogne. Jed Martin prépare un catalogue et envisage de solliciter les talents de Michel Houellebecq pour en écrire le texte. Il est en train de peindre "Damien Hirst et Jeff Koons se partagent le marché de l'art" mais il est insatisfait de son tableau qu'il finit par détruire.

Le personnage de Jed Martin est assez bien campé. C'est un artiste solitaire. Jed a commencé à peindre très jeune. Enfant, il dessinait des fleurs. Jean-Pierre Martin, son père, était veuf et l'avait élevé seul. PDG d'une entreprise de construction spécialisée dans la réalisation de stations balnéaires, il avait gagné beaucoup d'argent. Le père de son père avait été photographe. Anne, sa mère était issue d'une famille de la petite bourgeoisie juive et s'était suicidée alors que Jed avait sept ans. Jed était entré en pension au collège de Rumilly dans l'Oise, tenu par des jésuites, puis il avait présenté un dossier photo pour son entrée aux Beaux-Arts. Il s'était lancé dans la photographie d'objets puis dans celle de cartes routières.

C'est un personnage sans enthousiasme ni émotion comme le dit très bien Yspaddaden. Celles qu'il ressent méritent d'être soulignées. Il rencontre Olga Shermoyova travaillant au service communication chez Michelin dont il devient l'amant et qui organise sa première exposition. Il recueille les avis élogieux des critiques dans la presse mais Michelin qui souhaite augmenter sa présence en Russie, propose à Olga de s'y installer et Jed met fin à cette série d'oeuvres. Après plusieurs semaines, Franz Teller, galeriste, propose à Jed d'exposer ses tableaux quelles qu'ils soient. Jed se remet alors à la peinture et choisit de peindre des professions. Il commence par des métiers sinistrés (boucher chevalin, gérant de bar tabac). Il peint quarante-deux professions type pendant sept ans puis, en moins de dix-huit mois, une série de compositions d'entreprises visant à donner une image du fonctionnement de l'économie.

L'histoire qui est une succession d'allers retours dans le passé et le futur, nous ramène à ce fameux soir du 25 décembre. Jed sollicite les services de Houellebecq installé en Irlande et lui demande de participer au catalogue de sa future exposition. Il demande à Begbeider qu'il avait rencontré par l'intermédiaire d'Olga, d'intercéder en sa faveur auprès de l'écrivain. Jed se rend en Irlande chez Houellebecq et lui présente ses travaux. Il obtient son accord et décide de faire son portrait. Il retourne sur place quelques jours plus tard pour prendre des photos de l'écrivain. Le vernissage est un véritable succès auprès des plus grosses fortunes mondiales et ses tableaux se vendent à des prix exorbitants.

Le rapport au père est décrit tout au long du roman, ce qui permet de mettre son oeuvre en perspective. A l'occasion du réveillon, il l'invite chez lui, ils parlent de sa mère et de la vocation d'architecte de son père et des penseurs qui l'ont influencé dans son travail. Les rapports sont tendres et fidèles même si la communication n'est pas toujours facile. Jed revoit Olga lors d'une soirée réunissant toutes les stars de la télévision française et rapporte son portrait à Houellebecq dans sa maison du Loiret.

La troisième partie du livre est une enquête policière sur le meurtre de Houellebecq assassiné à son domicile dans d'atroces conditions. L'auteur imagine son propre enterrement, au cimetière Montparnasse et Jed aide le commissaire Jasselin à résoudre l'affaire.

Houellebecq se met lui-même en scène dans ce roman. C'est probablement l'aspect le plus original du livre. Il dresse un portrait particulier, à la fois flatteur et dégradé. Les évènements du roman s'inscrivent dans une réalité tout autant concrète que fictive. Il présente des personnages réels, choisis parmi les plus médiatiques (Frédéric Beigbeder, Jean-Pierre Pernault, Julien Lepers) et leur invente une histoire. Il opère des renvois dans le passé puis dans le futur et crée des repères différents. La carte et le territoire reflète l'image d'un cheminement d'artiste. C'est une réflexion sur les objets et la fonction de l'art, un témoignage  intéressant sur les relations entre artistes d'une part et entre disciplines artistiques d'autre part. C'est aussi une réflexion sur notre société et son évolution. J'ai apprécié le style de l'auteur que je ne connaissais pas. Je l'ai trouvé fluide et efficace, sobre et sincère, à la fois libre et moderne.

Ce roman, l'un des titres de la rentrée littéraire 2010, a reçu le Prix Goncourt. Je remercie Rémi de Price Minister qui me l'a fait parvenir.

 

Editions Flammarion, 2010, 450 p.

 


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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 08:49

 

charlie et la chocolaterieRésumé de l'éditeur

Le métier de visseur de capuchons de tubes de dentifrice ne permettait pas à Mr Bucket de subvenir aux besoins de sa nombreuse famille : Mrs Bucket, son épouse, grand-maman Joséphine et grand-papa Joe, grand-papa Georges et geand-maman Georgina. Sans oublier son fils Charlie dont le rêve le plus fou était de mager du chocolat ! Aussi, quelle ne fut pas l'émotion du jeune garçon en apprenant que Willy Wonka invitait cinq enfants à visiter sa merveilleuse chocolaterie, la plus célèbre du monde entier. Les cinq enfants qui découvriraient un ticket d'or caché dans cinq bâtons de chocolat...

 

Résumé de l'intrigue

 

La famille Bucket vit dans une petite maison inconfortable car elle est très pauvre. Charlie a souvent faim mais ce dont il rêve le plus c'est de manger du chocolat. Dans sa ville se trouve une énorme chocolaterie, propriété de Willy Wonka, obligé de protéger ses secrets de fabrication des espions. La chocolaterie renferme bien des mystères. Un jour,  cinq gagnants de tickets d'or sont invités à visiter les lieux.  


Là, ils découvrent une vallée, des pâturages, une cascade, des falaises, une rivière au bord de laquelle poussent des arbres en chocolat, toute une mécanique, des tuyaux pompes, de minuscules bonshommes, des pygmées d'Afrique, et même un ascenseur de verre qui se transforme en fusée, propulsée par l'énergie du chocolat 
 

Ce que j'en ai pensé


C'est une histoire fabuleuse et très originale, à lire et à relire sans modération. Il se dévore littéralement. Les personnages sont attachants et le livre contient une vraie dimension morale. 

Ce texte, publié aux Etats Unis en 1964 et illustré par Quentin Blake,  a été adapté deux fois au cinéma par Mel Stuart en 1971 et par Tim Burton en 2005.

 

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Editions Gallimard, 1987, 195 p.

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Je participe au Challenge Roald DahlRoald Dahls Matilda

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 10:22

Oliver-Twist.jpgRésumé de l'éditeur

Oliver Twist naît orphelin dans l' Angleterre du XIXe siècle. Mal nourri, exploité dès ses plus jeunes années, le pauvre garçon endure tout avec patience. Mais il refuse un jour les traitements injustes qu'il subit et fuit vers Londres. Épuisé, affamé, il est recueilli par une bande de jeunes voleurs. Il découvre alors un autre monde, tout aussi cruel, où la ruse et la force sont les meilleures armes. Le destin cessera-t-il de s'acharner contre Oliver ?

 

En quelques mots

Oliver Twist est né au dépôt de mendicité en présence d'une vieille pauvresse et d'un docteur mal payé. Sa mère meurt en couche juste après sa naissance. Il est envoyé dans une succursale du dépôt en raison de son état précaire, sous la surveillance maternelle d'une vieille femme expérimentée. A neuf ans, M. Bumble, homme de confiance et responsable du dépôt,  lui donne le nom d'Oliver Twist et il est réintégré à la maison pour y être éduqué et apprendre un métier utile. Les membres du bureau d'administration décident de réduire les portions alimentaires des pensionnaires et Oliver qui a osé demander une part supplémentaire de gruau est destiné à l'apprentissage. On envisage dans un premier temps de le placer chez un ramoneur. Mais le juge de paix refuse de signer le contrat devant les manifestations de peur d'Oliver. Le croque mort, M. Sowberry propose alors de le prendre chez lui. A la boutique, il fait la connaissance de Noe Claypole, un gros garçon qui prétend être son supérieur hiérarchique. Il le maltraite et le tourmente tant et si bien qu'Oliver, rouge de fureur se défend et l'agresse. Enfermé puis battu par M. Sowerby, Oliver s'enfuit avec un baluchon et entreprend de marcher 110 km jusqu'à Londres, nourri au gré de ses rencontres et dormant dans les champs. Après une semaine de marche, il rencontre un garçon, Jack Dawkins, alias le Filou, qui lui offre un repas copieux et lui propose d'être logé chez un vieillard susceptible de lui procurer un emploi. Fagin, le vieillard possède de nombreux bijoux ;  il est entouré d'enfants qui fument et boivent. Oliver fait la connaissance de Charley Bates. Il apprend à tirer les mouchoirs et à les démarquer. Dans la rue, Charley et Filou volent à l'étalage et à la tire. Oliver qui observe la scène se fait attraper. Il est conduit devant le juge et accusé d'avoir volé M. Brownlow, il est condamné à trois mois de prison avec travail forcé, lorsque le libraire, témoin de l'agression vient le disculper. Il est alors acquité et recueilli par M. Brownlow. Mais il en sait trop. Bill Sikes et Fagin envoient Nancy s'enquérir de la situation d'Oliver auprès du commissariat, en toute discrétion.  Ils l'enlèvent, et le séquestrent alors qu'il avait été mis à l'épreuve par M. Brownlow et son ami Grimning et chargé de payer le libraire de livres impayés...

 

Charles Dickens décrit les injustices et les mauvais traitements infligés aux enfants, aux orphelins en particulier, à l'époque victorienne en Angleterre. L'ambiance est particulièrement lourde et noire au début de ce roman qui décrit à merveille la misère et le crime, seuls échappées possibles réservées au pauvre sensé naitre avec le vice en lui. La description physique des personnages amplifie les écarts entre les pauvres et les riches, chez qui la vie n'est que douceur, loyauté, noblesse de coeur et d'esprit, clairvoyance, bonté et beauté. Oliver apparait comme un être totalement à part, fiable et droit, pur et honnête, sachant ne pas succomber aux pièges qui lui sont tendus. La vérité sur ses origines se lit sur son visage et il sera récompensé de ses comportements par la reconnaissance qu'il obtiendra à la fin du roman. Oliver Twist est une critique sociologique partielle, un roman moralisateur dans lequel Oliver saura  aussi saisir les opportunités éducatives qui lui sont offertes (il apprend à lire et à écrire chez M. Brownlow).

J'ai bien aimé la description de Londres et les moments d'émotion que l'auteur nous propose dans ce livre palpitant.

 

Edition Hachette, 2005, 157 p.

 

C'est un livre voyageur  

livre voyageur

 

Je participe au Matilda's contest et au défi J'aime les classiques

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Oliver Twist a été adapté au cinéma par Davis Lean en 1947, Clive Donner en 1982 et Roman Polanski en 2004.

 

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 22:39

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Ca y est c'est terminé !! J'ai participé pour la première fois cette année au mini Read-A-Thon, aujourd'hui de 10 heures à 22 heures.

 

Au total, j'ai lu 633 pages, 4 livres 1/4. La mort d'Olivier Bécaille et autres nouvelles d'Emile Zola a été mon ouvrage préféré. Je n'ai pas pu terminer Jean Cocteau, Les enfants terribles, car j'ai manqué de temps et de concentration. Je le finirai plus tard tranquillement et à mon rythme.

 

Il est assez difficile de tenir 12 heures d'affilée et de garder une lecture dynamique mais je ne regrette rien et je suis bien contente d'avoir maintenant quelques heures de repos devant moi. C'était très agréable ce matin et en début d'après midi mais un peu plus difficile vers 19 heures. Heureusement, j'ai dîné tôt et fait une petite pause indispensable. Merci encore à Virginie pour cette initiative et j'espère bien que je remettrai cela l'année prochaine.

 

Ci-dessous, la liste des livres lus aujourd'hui :

 

Titre 

Auteur

Nombre de pages lues

Genre*

Défi

 Oliver Twist

Charles Dickens

157

Roman jeunesse

J’aime les classiques

Charlie et la chocolaterie

Roald Dahl

195

Roman jeunesse

 Challenge Roald Dahl

La mort d’Olivier Bécaille et autres nouvelles

Emile Zola

128

Nouvelles adulte

J’aime les classiques

La dame pâle

Alexandre Dumas

102

Roman adulte

J’aime les classiques

Les enfants terribles

Jean Cocteau

51

Roman adulte

J’aime les classiques


 

 

 

 

Bonne soirée à tous

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 15:17

Read-A-Thon-copie-1.jpgCette année je participe au Read-A-Thon organisé les 09 et 10 octobre 2010 par Virginie, alias Chrestomanci. Le RAT est un marathon lecture.

 

Il s'agit de lire pendant 12 à 24 heures d'affilée. Il est possible de s'inscrire à l'adresse suivante :

readathon@hotmail.fr

 

au Big RAT (24 heures) de 10h le samedi à 10 heures le dimanche

au mini RAT (12 heures) de 10h à 22h le samedi ou de 22h le samedi à 10h le dimanche.

 

Une fois le départ lancé, tout changement de catégorie ne sera pas pris en compte dans les résultats finaux. Le nombre de pages lues pendant les 12 ou 24 heures sera communiqué. Ma liste de livres en prévision de ce marathon est la suivante :

 

 

1- Charles Dickens : Oliver Twist, Hachette, 2005, 157 p.

2- Roald Dahl : Charlie et le chocolaterie, Gallimard, 2006, 195 p.

3- Emile Zola : La mort d'Olivier Bécaille et autres nouvelles, Librio, 1994, 128 p.

4- Jean Cocteau : Les enfants terribles, Bernard Grasset, 1925, 124 p.

5- Guy de Maupassant : Pierre et Jean, Albin Michel,1984, 211 p.

6- H.G. Wells : L'homme invisible, Albin Michel, 1980, 283 p.

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