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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 11:57

romans et nouvelles ILa collection invisible, Leporella, Le bouquiniste Mendel, Révélation inattendue d'un métier et Virata sont issues du recueil Romans et nouvelles paru aux éditions Livre de poche dans la collection la pochothèque, qui comprend aussi Conte crépusculaire, Brûlant secret, la Peur, Amok, La femme et le paysage, La nuit  fantastique, Lettre d'une inconnue, La ruelle au clair de lune, Vingt quatre heures de la vie d'une femme, La confusion des sentiments, Rachel contre Dieu, Le chandelier enterré, Les deux jumelles, La pitié dangereuse et Le joueur d'échecs.

La collection Invisible. Un épisode de l'inflation en Allemagne.


En quelques mots

Cette nouvelle a paru en 1927. Dans le train, le narrateur rencontre un des antiquaires les plus connus de Berlin et s'entretient avec lui de l'engouement des nouveaux riches pour les oeuvres d'art, de sa recherche de collections particulières et de sa rencontre en Saxe avec un vieux conseiller forestier aveugle, collectionneur et fin connaisseur en estampes. Il avait était accueilli chez lui par sa femme. Fier de cette visite, le collectionneur avait proposé à l'antiquaire de lui montrer ses collections mais cet instant avait été discrètement repoussé par sa femme qui, avec sa complicité, avait fixé le rendez-vous l'après midi et proposé que sa fille Anne Marie le conduise chez eux. Celle-ci lui apprit qu'en raison de la crise, leur famille avait été confrontée à de graves difficultés matérielles et que sa mère et elle avaient vendu quelques pièces de la collection sans que son père le sache, substituant des reproductions dans les vieux passe-partout afin qu'il ne se doute de rien. L'antiquaire promit de garder le secret et d'entretenir au cours de cette présentation, les illusions du collectionneur aveugle.

 

Ce que j'en pense

Cette nouvelle décrit  avec beaucoup de tendresse les efforts de ces trois personnages pour préserver les illusions d'un vieil aveugle passioné, des effets de la crise économique d'après guerre.

Leporella

 

En quelques mots

  Cette nouvelle a paru pour la première fois en 1925. Crescientia Anna Aloisia Finkenhuber, alias Crescenz, enfant illégitime, a 39 ans. Elle est disgracieuse et lourde, obsessionnelle, triste et silencieuse. Repérée pour ses qualités de cuisinière, elle est placée à Vienne au service du baron F. et de sa femme, chez qui régne une atmosphère de discorde orageuse. Une simple causerie avec le baron bouleverse un jour Crescenz, après deux ans de service. Elle redouble de soin à son égard et se met à détester son épouse. La discorde s'intensifiant au sein du couple, le médecin recommande à la baronne un séjour de deux mois dans un sanatorium et Crescenz reste seule avec le baron, extériorisant sa joie et redoublant d'attention, se faisant la complice des aventures exta conjugales de son maitre vénéré, de sorte qu'il l'appelle Leporella. Elle, si taciturne, devient tout d'un coup sociable et conserve les billets de théâtre qu'il lui donne pour la remercier comme autant de reliques. Au retour de son épouse, Crescenz se mure dans un silence agressif et dangereux. L'atmosphère lourde et contenue de ce retour contraint le baron à partir à la chasse pour huit jours et Crescenz, compatissante, est résolue à mettre fin à cette situation. Trois jours plus tard, l'épouse du baron est retrouvée morte et le médecin légiste conclut à un suicide. Ne supportant plus la présence de Crescenz, le baron quitte Vienne plusieurs mois puis embauche un nouveau valet de chambre qui l'alerte sur l'attitude et la dangerosité de sa cuisinière. Il est autorisé à la mettre à pied huit jours si elle persiste dans cette attitude. La fin trouble et tragique de cette nouvelle témoigne de la dépendance de cette servante fidèle en quète d'un père.

Le bouquiniste Mendel. Un épisode de la Vienne d'avant et d'après la 1ere guerre mondiale.


En quelques mots

  Ce récit a paru pour la première fois en 1929. Surpris par une averse, le narrateur se réfugie dans un café viennois et reconnait en ce lieu la place du bouquiniste Jakob Mendel, qu'il avait connu alors qu'il était jeune étudiant et qu'il cherchait des livres anciens sur le magnétisme. Cet homme passionné, perdant toute notion de la réalité qui l'entourait lorsqu'il était plongé dans la lecture, était doué d'une étonnante mémoire et capable de dénicher les livres les plus introuvables. Interrogeant le personnel il apprend d'une ancienne employée que le bouquiniste qui travaillait encore au café  au début de la guerre, avait été arrété par un gendarme et un agent de la Secrète, pour avoir adressé en territoire ennemi deux cartes postales par lesquelles il réclamait les numéros d'abonnement qu'il avait payé d'avance. Après enquête, le gouvernement avait découvert qu'il était russe et qu'il vivait en Autriche sans autorisation. Il avait été envoyé au camp de concentration pour les civils russes près de Komorn pendant deux ans sans livre et sans argent. Il avait pu revenir à Vienne en 1917 grâce à l'intervention de clients hauts placés et s'était réinstallé au café. Mais il avait changé et lorsque le nouveau propriétaire avait entrepris de transformer le café, il l'avait chassé. Il mourut peu de temps après, laissant à l'employée un livre en souvenir.

 


Ce que j'en pense

  Zweig dans cette nouvelle témoigne d' une grande tendresse à l'égard de ce personnage hors du temps et des réalités qui l'entourent, un homme totalement dévoré par sa passion des livres, qui n'a pas conscience de son talent, mais qui confronté à l'horreur de la guerre et frustré par l'absence de livre, arraché à son environnement de prédilection, perd tout intérêt pour les autres. Finalement sa passion exclusive le fragilise et l'issue de cette nouvelle est assez cruelle. Heureusement que le narrateur et la vieille employée sont là pour garder sa mémoire.

Révélation inattendue d'un métier.


En quelques mots
Cette nouvelle a paru pour la première fois en 1934. Assis à la terrasse d'un café sur le boulevard de Stasbourg à Paris, un jour d'avril 1931, le narrateur remarque un étrange personnage qu'il prend d'abord pour un détective avant de se rendre compte qu'il s'agit d'un pickpocket. Il observe le travail de cet homme, témoin inattendu de ses compétences techniques qu'il admire. Il ressent une sorte d'empathie pour ce pauvre homme en guenilles qui déploie une énergie étonnante et il devient partie prenante de ses actions. Une première fois exercé son larcin sur une ménagère, il décide de le suivre et de l'épier, constatant son dépit à l'examen de son maigre butin, attablé, ereinté, devant une bouteille de lait. Puis  il se rend à l'hôtel Drouot, au milieu d'une cohue effrayante. L'attention de la foule compacte et tendue est captée par l'action de l'huissier et du commissaire priseur et le narrateur éprouve une véritable fascination à l'observer avant de devenir lui-même victime du pickpocket.

Virata. Légende.

 


En quelques mots

Ce récit légendaire est un conte philosophique paru en 1922. Au pays de Birwagha, Virata est nommé "l'Eclair du glaive" en raison de ses performances à la chasse et au combat. C'est un homme juste et loyal envers le roi qu'il sert. Il accepte de réprimer une rébellion au sein du royaume. Au cours d'un combat, il tue son frère ainé et après la victoire, il est nommé conducteur suprême des armées par le roi mais il refuse cette charge en raison de l'avertissement que l'Invisible lui a envoyé afin qu'il sache que celui qui ôte la vie à un homme tue son frère. Il accepte de devenir le premier des juges du roi. Il est tellement respecté dans ses fonctions qu'on l'appele "Source de la justice" d'un bout à l'autre du territoire des Radjpoutes. A la suite d'un jugement rendu pour une faute capitale, il demande au roi de lui accorder une pause, le temps d'une lune afin de ressentir la souffrance de la captivité et de connaitre la portée de ses actes. Dans l'obscurité d'une cellule, il atteind un état de contemplation immobile et, une fois libéré de sa geôle, il demande à être relevé de ses fonctions. Il est alors nommé "le champ du conseil" par les autres, proches et étrangers, qui le sollicitent pour régler leurs litiges. Six ans après le début de sa retraite il est confronté à la souffrance d'un esclave battu pour mauvais services et il ordonne aux siens de libérer les esclaves chez lui. Pour vivre exempt de toute faute, il décide de vivre seul comme un ermite. Il est alors nommé "l'Etoile de la solitude", jusqu'au jour où rencontrant la femme du tisserand Paratika, père de trois enfants, qui avait suivi son exemple et abandonné sa maison, sa fortune et sa famille à la pauvreté, laissant mourir ses trois enfants, il est  accusé d'en être responsable par orgueil. Il décide de revenir vivre parmi les hommes ; il meurt humblement en qualité de maitre du chenil et tombe dans l'oubli total. La construction du récit se réalise autour de ces quatre vertus du héros.

Editeur : Livre de Poche, Collection la Pochothèque, 1991, 1191 p.

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commentaires

roux 16/03/2010 19:05


c'est bien de résumer les livres,cela rend service, à bientot!


Bénédicte 17/03/2010 07:53


merci Roux A bientôt


alexandra 09/03/2010 11:05


Merci pour ton passage sur mon blog.
Tu nous dirais que tu aimes Stephen Zweig, on ne te croirait pas.... ;-)


Bénédicte 10/03/2010 12:42


je suis devenue une inconditionnelle voilà la vérité j'aime beaucoup la précision avec laquelle il écrit et ses intrigues psychologiques


Kinzy 08/03/2010 23:34


Hello bénédicte , pour ne plus se perdre , je te mettrai en lien sur mon blog .
J'y reviendrai
à bientôt
bôs


Bénédicte 09/03/2010 08:40


Bonne idée à bientôt et bonne journée


Louly cot cot cot 08/03/2010 22:30


Doux rêves et gros bisou$


Bénédicte 09/03/2010 08:41


Bonne journée


AU-FOURNEAU 08/03/2010 21:41


un petit passage rapide en te souhaitant une douce nuit je reviendrai demain lire la nouvelle
bisou$$$$$


Bénédicte 09/03/2010 08:41


A bientôt


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