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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 09:46

pyramides-et-momies.jpgRésumé de l'éditeur

Entre dans le monde fascinant de l'Egypte antique et visite les tombeaux des pharaons où sont enfouis les momies et leurs trésors. Apprends les rituels de la momification et découvre la vie de Toutankhamon, l'enfant roi. Explore les merveilles d'une incroyable civilisation : la construction de ses pyramides, ses dieux imposants à têtes d'animaux et ses hiéroglyphes mystérieux. Des mythes des dieux égyptiens aux confessions des pilleurs de tombes, en passant par les énigmes du Sphinx, ce livre t'emmène dans un voyage passionnant au pays magique des momies et des pyramides.

 

En quelques mots

Ce livre animé présente une chronologie de l'Egypte antique de manière ludique. Divisé en treize chapitres, il aborde la géographie de l'Egypte ancienne, le Nil le long duquel petit à petit, plusieurs royaumes indépendants et prospères s'installèrent jusqu'à l'avenement de Namer, vers 3100 avant JC, le premier pharaon d'Egypte. Les différentes dynasties sont divisées en périodes ou Empires. L'Egypte fut prise par les romains en 30 avant JC. Le livre décrit succintement la vie quotidienne et s'attarde sur l'origine du culte des morts. La légende d'Osiris tué par son frère Seth et celle de son épouse Isis qui parvint à rescuciter son époux pour qu'il règne sur le royaume des morts. Son fils Horus lui a succédé avant de devenir roi d'Egypte. Dans un jeu de cartes intégré à la double page, les divinités sont représentées et décrites. Le chapitre suivant présente la momification. On y découvre notamment la photo de Ginger, ce corps préhistorique pelotonné, naturellement momifié, entérré à même le sable dans une nécropole du desert.  Les différentes étapes de la momification, dont la technique est longtemps restée secrète est ici explicitée. Les canopes étaient utilisés pour conserver les organes internes extraits du corps pendant l'embaumement.Le bandelettage était la dernière étape de l'embaumement. Il était fabriqué à partir de tissus de lin très couteux. De nombreuses momies étaient parées de bijoux. Un masque, généralement en cartonnage peint, exceptionnellement en or, était posé sur la momie. Les momies étaient déposées dans un cercueil pour effectuer leur dernier voyage vers la rive ouest du Nil,  le pays d'Osiris. Les tombres étaient scellées après l'enterrement ce qui n'empecha pas les voleurs de les piller. Pour faciliter l'ascension de l'âme du défunt vers le ciel, furent érigées des pyramides immenses qui servaient d'escaliers vers les cieux. Pyramides à degrés, pyramides à pentes régulières devancèrent la vraie pyramide aux côtés lisses, recouverts de pierres calcaires taillées. Les rituels d'enterrement sont explicités. La pyramide de Kheops, le Sphynx de Giseh sont également présentés.Le Grand Sphynx, que fit ériger Kephren, fils de Khéops est la plus grande statue d'Egypte. Elle a le corps d'un lion étendu et une tête à l'effigie du roi. Le symbole du Sphynx s'est transmis de l'Egypte à la Grèce. Les momies égyptiennes étaient des cibles idéales pour les voleurs, de grande quantité de bijoux furent volés. Bijoux, vetements, meubles, charriots et jeux étaient entassés dans les tombes. A l'époque du Nouvel Empire, (1550 à 1070 avant JC) les pharaons réussirent à protéger les sépulturesen creusant des tombes dans la roche de la Vallée des rois. Les ouvriers vivaient isolés avec leur famille. Certains furent tentés par la criminalité, les pilleurs de tombe étaient condamnés à une mort horrible, empalés sur un pieu en bois, leurs complices avaient le nez et les oreilles coupées, avant d'être condamnés aux travaux forcés dans les mines d'or. L'écriture apparut en Egypte vers 3100 av JC, les hiéroglyphes furent utilisés pendant plus de 3000 ans. Ils furent déchiffrés en 1882 par Jean-François Champollion sur la pierre de Rosette. Sur le mur des tombes était inscrits les récits de vie des riches égyptiens. Ils fabricaient du papier à partir du papyrus. Les tiges, superposées sur une planche étaient pressées, les feuilles étaient séchées puis collées ensemble pour former de grands rouleaux. Les tiges servaient à construire des barques. Les scribes écrivaient les incantations, issues du Livre des morts, pour accompagner le défunt dans son voyage vers l'au-delà. Les Egyptiens utilisaient deux types d'écriture différente, l'écriture hiéroglyphe, composée de dessins et de symboles et l'écriture hiératique, simplifiée, moins formelle.

 

Grâce à son tombeau, rempli de trésors, Toutankhamon est le plus célèbre des pharaons. Il faisait partie de la XVIIIème dynastie, durant le Nouvel Empire. il était le fils d'Akhénaton et de Kiya, une de ses nombreuses épouses. Il devint roi d'Egypte à huit ou neuf ans et épousa sa demi-soeur.  Il mourrut à 19 ans sans successeur. Les trésors de sa tombe, située dans la vallée des rois sont conservés au musée du Caire. Ils furent découverts par l'archéologue britannique Howard Carter.  La rumeur d'une malédiction attachée à ces objets fit grandir l'inquiétude de propriétaires d'objets egyptiens, beaucoup se débarassèrent des objets en les brulant, en les enterrant ou en les donnant au musée.

 

Le livre se termine sur un chapitre consacré aux animaux momifiés, poissons, souris, crocodiles, taureaux, qui servaient d'offrandes aux dieux.

 

C'est un livre splendide, presque un livre d'art, aux couleurs or. Les dessins, les photos, les animations sont nombreuses et très variées. De multiples pochettes contenant des masques, des roues, des amulettes, des cartes sont collées sur les pages, des languettes, des pages ouvrantes apportent un intéret supplémentaire à ce livre dans lequel on fait de multiples découvertes.

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Published by Bénédicte - dans littérature jeunesse
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Un passant 06/02/2016 17:36

L'auteur Sandrine Desse, dans son roman, L'histoire proscrite, propose une théorie assez intéressante à ce sujet:
"...Ebloui, Cyril caressa respectueusement la pierre du
Sphinx. Tout à son bonheur, il en oublia les hommes
armés qui les escortaient. Alexis le couvait d’un regard
souriant. Dominique, en sueur, peinait à les suivre. Son âge
et son poids ne s’accommodaient pas à cette torride
chaleur.
« – Je suis en train de crever d’avoir fait trois pas et tu
voudrais me faire croire que ce sont des humains qui ont
construit ça ? Si c’était le cas, il y aurait plus de squelettes
que de grains de sable, ici ! Alexis lui tapota doucement le
ventre du bout de son index.
– Cher ami, je pense que le principal secret réside dans
une nourriture moins riche…
– Ils étaient sensés porter bien plus sur leur dos que
moi sur le ventre… Bon Dieu, je suis en train de cuire !
Cyril lui lança un regard incrédule, puis son visage
s’illumina.
– Si ça a l’air impossible, c’est qu’ils ne l’ont pas fait.
L’explication la plus logique est toujours la plus proche de
la vérité. Les théories les plus folles circulent pour
expliquer le mode de construction de ces monuments. Une
des théories qui fâchent le plus les égyptologues est celle de
la pierre réagglomérée à partir de calcaire désagrégé émise
par Joseph Davidovits en 1978. Et pourtant, les dernières
recherches scientifiques tendent à lui donner raison,
d’autant plus que le calcaire argileux est naturellement
présent sur les lieux de la construction. Sa théorie visait à
trouver une réponse pratique aux difficultés liées au
transport, au levage ou à l’ajustement très serré des blocs,
ainsi qu’à d’autres questions réputées insolubles comme la
fabrication des statues et des vases de pierre dure aux
formes fines et à l’aspect de surface soigné qui semblent
impossibles à réaliser par des méthodes de taille, surtout à
une époque où l’outillage était essentiellement de pierre et
de cuivre. Joël Bertho va dans ce sens en affirmant que
d’importants blocs de pierres concaves et convexes
s’assemblent parfaitement au millimètre près ce qui est
impossible à faire en taillant les pierres. Avec une
extraordinaire mauvaise foi, Jean-Claude Golvin a retoqué
ces théories en répondant que la provenance de toutes les
sortes de pierres constituant les pyramides est parfaitement
connue, les pierres des assises étant en calcaire silicieux
provenant de Gizeh même où les carrières sont encore
visibles, le parement venant de Tourah et le granite des
chambres funéraires étant issu des carrières d’Assouan. Il
ajoute en conclusion qu’il ne voit pas pourquoi les
Egyptiens se seraient compliqué la tâche en fabriquant de
la pierre alors qu’ils en avaient à revendre. On pourrait lui
répondre en lui disant qu’ils l’ont fait pour les mêmes
raisons que nous préférons utiliser aujourd’hui le béton
pour nos constructions. Ça facilite la manutention, et ça
améliore l’étanchéité et la solidité de la structure. Mais si je
crois que Davidovits a raison sur le principe, je crois qu’il
se trompe sur la méthode. Il est compliqué de trouver de
l’eau dans le désert, or c’est un élément essentiel pour
agglomérer la poudre de calcaire et un liant quelconque.
Par contre, le soleil est généreux… Avez-vous entendu
parler du four solaire d’Odeillo ? Grâce à lui, on peut
obtenir en quelques secondes des températures supérieures
à 3500°C. Pour en construire un, il suffit de savoir
fabriquer des miroirs. Or, on en a régulièrement retrouvé
dans les sépultures. Et le calcaire entre en fusion à 840°C
seulement. Ce sont bien des pierres moulées. Fondues et
moulées. Ces hommes ne se sont pas inutilement épuisés à
transporter ces pierres monumentales. Ils ont tout
simplement transporté des sacs de poudre calcaire jusqu’au
four solaire et les ont fondus puis moulés directement sur
place, un peu comme nous le faisons avec une
bétonnière…
– Enfin, Cyril, on ne peut pas faire fondre une roche…
Objecta doucement Dominique.
– Ah, c’est nouveau, ça ! Et le magma, c’est quoi, à
votre avis ? De la roche fondue ! Ils n’étaient pas plus bêtes
que nous, nos anciens… Il n’y a aucune raison qu’ils
n’aient pas compris ce phénomène naturel. J’en veux pour
preuve qu’une étude paléomagnétique des deux grandes
pyramides d’Egypte a été récemment menée. Elle est basée
sur l’hypothèse que si les blocs ont été fabriqués in situ par
agglomération leurs moments magnétiques auraient été
tous parallèles, orientés à peu près dans la direction nordsud.
Toutefois, si les pyramides ont été construites à partir
de blocs naturels, extraits et transportés depuis les carrières
voisines, ayant subi une rotation aléatoire au cours du
transport et de la construction, alors les directions de leurs
moments magnétiques seraient orientées au hasard.
L’étude conclut que les paléodirections des trois
échantillons présentent l’orientation commune nord-sud,
ce qui permet de penser qu’ils ont été effectivement
produits in situ.
– Je veux bien, Cyril, mais si le revêtement des
pyramides est effectivement en calcaire, si on le soumet à
une décharge électromagnétique, elles tombent en
poussière. Remarqua Alexis.
– Le docteur Philip Callahan a mesuré le calcaire qui
couvre la grande pyramide. Il est diamagnétique. Le granit
rose utilisé à l’intérieur du bâtiment est en revanche l’une
des substances les plus paramagnétiques qui existent. C’est
un sarcophage efficace contre le magnétisme et qui permet
de protéger les matériaux du monument. Il n’est d’ailleurs
pas exclu que des grains de silice aient été volontairement
ou accidentellement mélangés en quantité infinitésimale
au calcaire en fusion, l’émaillant de petits morceaux de
verre qui est un bon isolant si je ne m’abuse.
– Vous avez raison, mais je ne vois pas de traces de
verre autour de nous. Un four d’une puissance telle qu’il
permet la fusion du calcaire aurait transformé le sable qui
l’entourait en verre et nous en aurions des traces visibles !
– Et le verre lybique ! Il y en a 6500 km carrés… Que
vous faut-il de plus ?
– Le désert lybique… Ce n’est pas à côté ! Ça ne plaide
pas en faveur de la fusion et du moulage in situ…
– Je vous le répète : ne les prenez pas pour des idiots,
ces Egyptiens ! Ce verre lybique n’est pour moi que la
preuve qu’ils ont testé leur méthode et leur matériel avant
de passer aux choses sérieuses. On n’a pas construit la
première bétonnière sur le chantier de l’Empire State
Building, nous !
– Alors pourquoi n’y a-t-il pas de verre autour des
pyramides ?
– Parce que le four n’était pas au sol, tout simplement.
Puisqu’il est communément admis qu’ils maîtrisaient l’art
des échafaudages… Je ne vois pas ce qu’il y a d’impossible
à cela…
– CQFD ! Conclut Dominique en lui donnant une
grande bourrade dans l’épaule...."

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